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Édition du 1er au 15 février 2026

Algérie

Mémoire et histoire en Algérie

Hocine Aït Ahmed,
l’une des figures les plus marquantes du combat d’émancipation nationale
des Algériens,
par Tahar Khalfoune

Hocine Aït Ahmed est l’un des neuf chefs « historiques » qui organisèrent le déclenchement de l’insurrection nationale algérienne du 1er novembre 1954. Tahar Khalfoune, juriste originaire de Kabylie qui était un ami, à Lyon, de l’historien Gilbert Meynier, reprend ce jugement que ce dernier avait énoncé à son sujet : « Hocine Aït Ahmed — Si l’Hocine —, [était] l’une des figures historiques les plus marquantes du combat entrepris par les Algériens pour se délivrer de la domination coloniale française ». Tahar Khalfoune l’avait rencontré en 1989 quand il avait mis fin à son exil en Europe et il a eu de nombreux échanges avec lui jusqu’à sa mort en 2015.

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1945-1962


Algérie 1954-1962,
Hadjira et Doukha,

par Claire Mauss-Copeaux

Dans un contexte fortement machiste, les maquisardes, les moudjahidate, ont joué un rôle important dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Claire Mauss-Copeaux le rappelle ici et présente deux d’entre elles, Doukha et Hadjira, rencontrées lors de son enquête d’historienne sur le terrain. L’exposé que nous publions ici a été présenté au cours de la journée d’études « Analyse croisée des formes de terrorisme au XXe siècle : structure, pouvoir », au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (IEP, Paris), le 22 novembre 2018.

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Mémoire et histoire en Algérie

En Algérie, des révoltées de 1848
aux porteuses de valises,
par Michèle Riot-Sarcey

Lors d’un voyage universitaire en Algérie, l’historienne Michèle Riot-Sarcey a rencontré par hasard l’une des porteuses de valises du FLN, évadée de la prison de la Roquette en 1961. L’occasion de réfléchir aux difficultés des colonisés ou des femmes à laisser une trace dans l’histoire. En Algérie, les effets indélébiles de la colonisation sont toujours à vif et les années de silence ne peuvent être compensées par la reconnaissance tardive et sélective des morts sous la torture. Combien sont-ils encore à attendre ce dévoilement si parcimonieux ?

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Mémoire et histoire en Algérie

En Algérie, le besoin de mémoire,
en dépit du trop-plein de célébrations officielles,
par Brahim Senouci

Pour Brahim Senouci, beaucoup de jeunes algériens disent leur ras-le-bol devant le trop-plein de commémorations officielles de la guerre d’indépendance. Mais le problème est que ces célébrations n’ont aucun caractère populaire et que la confiscation de la mémoire par le pouvoir provoque chez les jeunes algériens une ignorance abyssale de l’histoire de la colonisation et de la décolonisation. Face à ceux qui préconisent l’oubli, il défend une véritable transmission vers eux de la connaissance du passé.

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Depuis 1962

« Le trauma colonial »
par Karima Lazali

Publié à la fois à Paris par La Découverte et à Alger par les éditions Koukou, « Le trauma colonial » de la psychanalyste algérienne Karima Lazali suscite un intérêt important. Il s’attaque en effet à une question trop peu travaillée depuis les travaux pionniers de Frantz Fanon et pourtant manifestement centrale : « qu’a fait la colonisation française à la société algérienne ? ». Elle y répond en mobilisant la psychanalyse, l’histoire, la littérature algérienne et en incluant à sa réflexion la « guerre intérieure » des années 1990. Nous publions ci-dessous les entretiens qu’elle a accordés aux « Inrockuptibles » ainsi que (en vidéo) au magazine « Maghreb Express » de « Mediapart ».

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Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Rediffusion par France culture
de l’émission de Tewfik Hakem
sur le 8 mai 1945 en Algérie

Le 27 août 2018, France culture a rediffusé l’émission « Radio libre » de Tewfik Hakem consacrée à la répression à partir du 8 mai 1945 dans l’Est algérien, qui avait été diffusée pour la première fois le 7 mai 2005 pour les soixante ans de cet événement. Elle contient les interviews exceptionnels de témoins qui ont disparu depuis et est suivie d’un débat auquel ont participé Mehdi Lallaoui, Mohammed Harbi, Edwy Plenel et Jean Daniel. Ce débat porte également sur la loi du 23 février 2005 qui incitait à enseigner les « aspects positifs de la colonisation ».

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Français, musulmans, juifs d'Algérie

Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale (1954-1965)

« De l’entre-deux-guerres à l’indépendance de l’Algérie, une petite minorité de Juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires (…) vers le projet politique inouï de s’affirmer Algériens. (…) Ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement — mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant — au mouvement national. » Ainsi Pierre-Jean Le Foll-Luciani introduit-il son livre sur les juifs algériens dans la lutte anticoloniale et jusqu’en 1965. Nous publions l’article que lui a consacré l’historienne Malika Rahal. De nombreux compléments à cet ouvrage figurent dans le blog de Pierre-Jean Le Foll-Luciani.

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1945-1962

Une exposition sur l’histoire des camps de regroupement

Une exposition intitulée « Discreet Violence : l’architecture et la guerre française en Algérie », exposition d’archives autour de l’histoire des camps de regroupement en Algérie de 1954 à 1962, se tient du 19 juin au 14 juillet 2018 à La Colonie, 128 rue La Fayette, 75010 Paris. Présentée à Zurich, Rotterdam, Berlin, et Johannesburg, cette exposition conçue par la chercheuse Samia Henni est montrée pour la première fois en France. Elle est entourée d’un ensemble de rencontres et de conférences autour de la militarisation des espaces et des corps.

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Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Nouvelles rencontres et publications sur les massacres de mai-juin 1945 dans le Constantinois

En mai 2018, différentes rencontres et publications ont contribué, en France comme en Algérie, à une meilleure connaissance des massacres de mai-juin 1945 dans le Constantinois. Un colloque s’est tenu, les 5 et 6 mai 2018, à l’Université Ferhat Abbas de Sétif. Et l’auteur du livre « La fosse commune » (Alger, El Ibriz, 2016), Kamel Beniaiche, a fait plusieurs interventions en France, notamment lors de l’assemblée générale de l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG) qui s’est tenue le 12 mai à Nant, dans l’Aveyron. Nous publions ici deux articles sur ce sujet parus dans le quotidien algérien « El Watan ».

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1945-1962

Mémoires d’appelés, mémoires blessées. Soixante ans de silence

Le magazine de vulgarisation historique « Historia » a publié un copieux dossier sur la mémoire des appelés de la guerre d’Algérie. Voici le texte introductif de l’historien Tramor Quemeneur, auteur notamment de « Une guerre sans « non » ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie » (2007), recherche pionnière sur les quelque 15 000 jeunes Français qui ont été insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience pendant la guerre d’Algérie. Sur le même sujet, il a aussi publié en 2011 avec Slimane Zeghidour « L’Algérie en couleurs : 1954-1962, photographies d’appelés pendant la guerre ».

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Les Européens d'Algérie et leur exode

Le témoignage de François Cerutti, pied-noir devenu pied-rouge

Les Éditions Spartacus publient une réédition augmentée du livre de François Cerutti, « fils de pieds-noirs de vieille souche, insoumis pendant la guerre d’Algérie, partisan de l’autogestion, engagé dans toutes les batailles où s’affirme le désir de liberté », comme le rappelle Mohammed Harbi. C’est le récit du parcours et de l’expérience, y compris en Mai 68 à Paris, d’un insoumis qui n’a jamais abandonné le combat pour « changer ce monde ». On en lira ci-dessous la présentation de l’éditeur, l’avant-propos de Mohammed Harbi et la table des matières.

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Depuis 1962

1962 : l’accession de l’Algérie à l’indépendance, par Mohammed Harbi

Au lendemain des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962, une crise a éclaté parmi les dirigeants de la guerre d’indépendance algérienne, entre l’état-major de l’armée des frontières et le GPRA. Mohammed Harbi est revenu sur cette crise dans un interview à Algeria Watch, qu’il conclut sur l’idée que cet épisode, et son issue, ont été la consécration d’une tendance autoritaire qui, avant même 1954, a toujours existé au sein du mouvement national algérien, mais a été renforcée par la militarisation du conflit et cet affrontement de l’été 1962.

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