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Édition du 1er au 15 mars 2026

Mémoire et histoire en Algérie

El Watan, 23 janvier 2011
Algérie post 1962

Alger : manifestation pour la démocratie sévèrement réprimée par la police

La manifestation pour la démocratie à l’appel du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), interdite par les autorités algériennes, a été brutalement empêchée par la police hier dans le centre d’Alger. Saïd Sadi, président du RCD, a fait état de 42 blessés parmi ses partisans ainsi que de nombreuses interpellations.

Ci-dessous l’éditorial d’El Watan de ce jour, suivi du point de la situation publié le 22 janvier à 17h07 sur le site LeMonde.fr, puis d’un commentaire de TSA1.

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Algérie : l’exaspération de la population muselée par les restrictions des libertés

Pour la FIDH, la LADDH et le CFDA, la révolte qui s’est développée exprime avant tout l’exaspération de la population muselée par les restrictions des libertés fondamentales.

Depuis 1988, observe Benjamin Stora, historien et spécialiste du Maghreb, les violences urbaines sont devenues l’un des rares moyens d’expression d’une population poussée à bout2. « Les jeunes sont rongés par un sentiment d’inutilité ».

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Manifestation à Alger de familles qui veulent savoir ce qu'il est advenu de leurs disparus pendant la guerre civile. (AFP/GETTY IMAGES)
Algérie : les affrontements des années 1990

“la tragédie des «disparus» en Algérie”, par Robert Fisk

Alors que les émeutes s’étendent en Algérie – voir le site Algeria-Watch – un article de Robert Fisk, «The tragedy of Algeria’s ‘disappeared’», publié le 20 décembre dernier dans The Independant et repris ci-dessous en traduction française, rappelait un autre aspect du malaise algérien : la volonté du pouvoir d’occulter les crimes de la décennie noire des années 1990 – pudiquement désignée par l’expression “La tragédie nationale”.

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Extraits de l’avant-propos du livre testament de Ferhat Abbas

Parution de Demain se lèvera le jour.

«Je suis au soir de ma vie. Ce livre est le dernier acte de ma vie politique. C’est un adieu à l’Algérie, à mes amis
du Maghreb et à tous ceux que j’ai aimés et servis durant ma longue carrière. Et aussi un adieu à mes amis français de France et d’Algérie, particulièrement à ceux qui ont vécu à nos côtés durant notre terrible guerre de Libération, souvent au péril de leur vie.» (Ferhat Abbas)3

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rassemblement à Alger de familles de disparus pour le 5e anniversaire de la charte

Les familles des disparus ont célébré, à leur manière, le cinquième anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée le 29 septembre 2005. Bravant l’interdiction les familles sont parvenues à se rassembler à Alger-Centre, et, contrairement aux réunions précédentes, elles n’ont pas subi de violences de la part des policiers.

Un reportage de Ghania Oukazi, publié dans Le Quotidien d’Oran le 30 septembre 2010.

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Algérie : les victimes des violences des années 1990 élaborent une contre-charte

Une coalition de cinq ONG algériennes a commémoré à sa manière le cinquième anniversaire de l’adoption par voie référendaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale le 29 septembre 2005. Une contre-charte élaborée et rédigée par les victimes des violences a en effet été adoptée lors d’un vote symbolique, le 25 septembre 2010 à 15h, devant l’ambassade d’Algérie à Paris.

Le document, daté du 22 septembre, et intitulé «Projet de charte pour la vérité, la paix et la justice», a été cosigné par le Comité des familles de disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparus, Djazaïrouna et Somoud, ONG fédérées en «Coalition d’associations de victimes de terrorisme et de disparitions forcées». Il est repris ci-dessous dans son intégralité.

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Algérie : les affrontements des années 1990

brutalités policières à Alger contre des mères de “disparus”

Plusieurs milliers de “disparus” ont été enlevés, pour la plupart entre 1992 et 1997, le plus souvent par des services de sécurité, mais certains par des groupes armés islamistes. Leur sort reste toujours inconnu – lire l’entretien avec Yassin Temlali publié en septembre 2007. A l’occasion d’un voyage de sensibilisation de la population française, une délégation de ces mères de disparus avait été reçue en mairie de Toulon, il y a quelques années.

Aujourd’hui, les autorités algériennes semblent décidées à en finir avec les rassemblements hebdomadaires qui se tiennent chaque mercredi depuis 12 ans, devant le siège de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH). Le 4 août d’abord, puis le 11, les forces de l’ordre été particulièrement violentes à Alger.

Les autorités voudraient « tourner la page », mais les familles des disparus demandent la vérité sur le sort de leurs proches qui ont disparu. Pour pouvoir tourner la page, il faudrait d’abord qu’elle ait été écrite !

Dans un communiqué publié à Alger le 11 août 2010, Fatima Yous, présidente de SOS Disparus, appelle à un nouveau rassemblement mercredi prochain 18 août devant la CNCPPDH.

[Mise en ligne le 13 août 2010, mise à jour le 16]

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Qui écrira l’histoire de l’Algérie ?

Les deux chambres réunies du Parlement algérien ont adopté, mercredi 12 novembre, une révision de la constitution dont l’objet principal était de permettre au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, de briguer un nouveau mandat, mais qui a touché d’autres points.
Concernant l’écriture de l’histoire la constitution algérienne déclare maintenant 4 :

« L’histoire étant la mémoire et le patrimoine commun de tous les Algériens, nul n’a le droit de se l’approprier et de l’instrumentaliser à des fins politiques. Il appartient donc à l’Etat d’assurer la promotion de son écriture, de son enseignement et de sa diffusion. »

Avec Mohammed Harbi qui s’est prononcé pour une histoire dénationalisée et apaisée, une partie de la presse algérienne réagit en revendiquant pour les Algériens le droit de connaître leur histoire sans restriction et sans intervention de l’Etat.

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Algérie : appel pour la tolérance et le respect des libertés

Cet appel du 17 mars 2008 a été publié le 26 mars dans le quotidien El Watan, accompagné de la liste des premiers signataires : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=90432.

Pour le signer, contacter l’un des premiers signataires ou envoyer un mail à ">.

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