“Torture : ce que j’ai vu en Algérie”, par Jacques Julliard
Si nous voulons empêcher le retour de cette honte, il faut la regarder en face. Il ne faut pas que les fils retrouvent un jour l’horreur sur leur chemin parce que leurs pères auront menti.
Si nous voulons empêcher le retour de cette honte, il faut la regarder en face. Il ne faut pas que les fils retrouvent un jour l’horreur sur leur chemin parce que leurs pères auront menti.

Dans un ouvrage intitulé « Algérienne » et publié en mars 2001, Louisette Ighilahriz explique avoir été torturée en 1957 pendant trois mois en Algérie « par le capitaine Graziani, qui agissait sous les ordres du général Massu et du colonel Bigeard« .
Lors d’une émission télévisée consacrée à la guerre d’Algérie, en mars 2002, le général Schmitt avait déclaré que ce livre était « un tissu d’affabulations et de contrevérités« .
Condamné pour ces propos, le 10 octobre 2003, à un euro symbolique de dommages-intérêts, le général avait fait appel. Le débat a repris le 8 septembre 2005 devant la cour d’appel de Paris.
Le général Schmitt a été relaxé en appel.

Armand Jacques Arnaud (dit Achille Leroy de Saint-Arnaud)
« avait les états de service d’un chacal » (Victor Hugo).
Partant des lettres qu’il a adressées à sa famille, François Maspero a relaté sa carrière dans un livre qui n’a rien perdu de son actualité, L’honneur de Saint-Arnaud1.
Les extraits qui sont repris ci-dessous révèlent le prix du sang qu’il a fallu faire payer pour coloniser l’Algérie.

Dans les flammes, les exactions et les sangs mêlés s’achève l’aventure impériale de la France outre-mer.
Par Benjamin Stora [Le Monde, 27 août 1992]
Texte de Henri Irénée Marrou 2, publié comme Libre opinion dans Le Monde du 5 avril 1956.
Dans « Algérie, une guerre sans gloire« 3, où elle nous fait revivre de l’intérieur ses enquêtes pour le Monde, Florence Beaugé publie un nouveau témoignage accablant pour le général Schmitt, ancien chef d’état-major des armées.
Ci-dessous les extraits du livre de Florence Beaugé qui ont été publiés dans le Nouvel Observateur du 8 septembre 2005. Ils éclairent l’audience du 8 septembre 2005 consacrée à l’appel du général Schmitt contre Louisette Ighilahriz.
Un texte de Raoul Girardet4 publié en 1962 dans la revue l’Esprit public, et repris trente ans plus tard dans Valeurs actuelles
5.
Un texte de l’historienne Sylvie Thénault, suivi d’un article de Georges Penchenier paru en août 1955, puis d’extraits du livre « Services spéciaux, Algérie 1955-1957 » écrit en 2001 par le général Aussaresses.
[Première publication le 8 juillet 2005,
mise à jour le 20 août 2005.]

Voici la présentation faite en 1930 dans les Cahiers du centenaire de l’Algérie 6 de la part qu’y a prise le général Lyautey.
Vous trouverez ensuite un article du Petit Journal datant du 14 février 1904.
Dans son dernier livre7, Sylvie Thénault montre l’enracinement national du jeune État en gestation et son antagonisme irréductible avec le système colonial.
Présentation par Mohammed Harbi [L’Humanité du 20 juin 2005]
La déposition de René Jannin, ancien préfet de police d’Alger, au procès de Raoul Salan 8.
Audience du 17 mai 1962.

La septième chambre correctionnelle de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé lundi 20 juin 2005 la peine infligée en première instance, le 2 juillet 2004, à un ancien caporal de l’armée française qui avait accusé le général Maurice Schmitt de faire l’apologie de la torture.
Au cours de l’audience du 18 mars 2005, l’ancien chef d’état-major des armées, de 1987 à 1991, avait été mis en cause par des militants FLN arrêtés pendant la bataille d’Alger au cours de l’été 1957. Le général s’est toujours défendu d’avoir participé à des séances de torture.
[Première mise en ligne, le 22 mars 2005,
mise à jour, le 20 juin 2005.]