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Édition du 1er au 15 avril 2026

Algérie coloniale (1830 – 1962)

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Les résistances à la guerre d'Algérie

André Mandouze (1916-2006), homme d’honneur et universitaire exemplaire

A une époque comme la nôtre, où il est de bon ton dans les milieux universitaires d’invoquer la fameuse « neutralité axiologique » pour justifier son mutisme face à l’intolérable, André Mandouze restera dans nos mémoires le symbole vivant de la possible conciliation entre la rigueur scientifique et l’engament humaniste.

Par Vincent Geisser

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Roger Gavoury
Les violences de l'OAS

31 mai 1961 : assassinat à Alger du commissaire Gavoury

Le 31 mai 1961, le commissaire central Roger Gavoury était poignardé à son domicile par un commando de l’OAS.

Roger Degueldre, chef des commandos « Delta », avec l’accord de l’état-major de l’OAS en la personne de Jean-Jacques Susini, avait décidé d’éliminer le responsable de la lutte contre les menées subversives en Algérie.

Degueldre avait confié la réalisation de cet assassinat à Albert Dovecar et Claude Piegts. Tous trois ont été par la suite condamnés à mort par la justice française et fusillés (Dovecar et Piegts le 7 juin 1962, Degueldre le 6 juillet 1962).2.

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La conquête (1830-1871)

l’expédition d’Alger

L’expédition d’Alger avait un enjeu économique, la maîtrise du commerce en Méditerranée, et une justification de politique intérieure : redorer le blason d’un gouvernement impopulaire.

Mais il se trouve encore des « nostalgériques » pour commémorer, le 25 mai 2006, le départ de la flotte de Toulon. L’occasion de développer le thème de l’Occident chrétien menaçé par la barbarie islamique, et de ranimer l’esprit de croisade.

Ci-dessous un large extrait de « La prise d’Alger », un article de Pierre Michelbach
3.

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Le colonialisme n’est pas une histoire anecdotique de coup d’éventail

Un entretien avec Ahmed Akkache, ancien secrétaire du parti communiste algérien, publié dans El Watan le 30 avril 20065.

Ce petit fils de paysan, fils d’Alger, est entré en politique, presque naturellement, parce qu’il considérait dans les années 1940 qu’il était de son devoir de le faire, parce que l’Algérie avait besoin de tous ses enfants. «J’ai eu la chance, au collège, vers l’âge de 15 ans de trouver des livres qui parlaient de révolution et de socialisme.»

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Le code de l’indigénat dans l’Algérie coloniale

Les musulmans d’Algérie étaient français – formellement. Pratiquement, ils étaient soumis au code de l’Indigénat et avaient une nationalité dégradée, dénaturée. Pour devenir pleinement français, ils devaient d’ailleurs en passer par une naturalisation : entre 1865 et 1962, seuls 7 000 d’entre eux sont devenus ainsi français ! Et pourtant on leur tenait le discours sur la République, l’égalité et la fraternité.

Jamais ailleurs qu’en Algérie la distance n’a été aussi grande entre les mots du discours républicain et sa pratique 6.

[Première mise en ligne, le 6 mars 2005,

dernière mise à jour le 13 février 2006 7.]

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Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

En appel, Louisette Ighilahriz renouvelle ses accusations

Dans un ouvrage intitulé « Algérienne » et publié en mars 2001, Louisette Ighilahriz explique avoir été torturée en 1957 pendant trois mois en Algérie « par le capitaine Graziani, qui agissait sous les ordres du général Massu et du colonel Bigeard« .

Lors d’une émission télévisée consacrée à la guerre d’Algérie, en mars 2002, le général Schmitt avait déclaré que ce livre était « un tissu d’affabulations et de contrevérités« .

Condamné pour ces propos, le 10 octobre 2003, à un euro symbolique de dommages-intérêts, le général avait fait appel. Le débat a repris le 8 septembre 2005 devant la cour d’appel de Paris.

Le général Schmitt a été relaxé en appel.

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Pélissier
La conquête (1830-1871)

Le maréchal Achille Leroy de Saint-Arnaud

Armand Jacques Arnaud (dit Achille Leroy de Saint-Arnaud)
« avait les états de service d’un chacal » (Victor Hugo).

Partant des lettres qu’il a adressées à sa famille, François Maspero a relaté sa carrière dans un livre qui n’a rien perdu de son actualité, L’honneur de Saint-Arnaud8.

Les extraits qui sont repris ci-dessous révèlent le prix du sang qu’il a fallu faire payer pour coloniser l’Algérie.

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