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Édition du 1er au 15 février 2026

Algérie coloniale (1830 – 1962)

La vérité sur les massacres d’Oran, par Boris Thiolay

Combien de pieds-noirs ont-ils été enlevés et tués au moment de l’indépendance de l’Algérie, notamment lors des journées sanglantes que connut la grande ville de l’ouest du pays? Un rapport d’historiens – dont L’Express révèle la teneur – va être remis à Dominique de Villepin. Il livre enfin un bilan précis, bien loin des surenchères et de la guerre des chiffres, qui n’en finissent pas d’attiser les rancœurs.

par Boris Thiolay, L’Express, le 13 septembre 2006

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Oran 1962

L’honneur d’un général, par Charles-Robert Ageron

Vous trouverez ci-dessous la préface que l’historien Charles-Robert Ageron rédigea pour l’ouvrage « L’honneur d’un général, Oran 1962 »1. Dans ce livre, le général Katz expose ce que furent les mois de février à juillet 1962 dans le secteur d’Oran dont il était alors le commandant militaire.

Le journal du général Joseph Katz a été publié par la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps (N°26, 1992) avec l’intitulé «Les dernières semaines à Oran»2.

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L’OAS et la torture, par Pierre Vidal-Naquet (mai 1962)

Dénonciateur de la torture et de la responsabilité de l’Etat durant la guerre d’Algérie, Pierre Vidal-Naquet protesta de la même façon en 1962 contre les tortures infligées à des membres de l’OAS3. Vous trouverez ci-dessous l’article qu’il publia à ce sujet dans le numéro de mai 1962 de la revue Esprit4.

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Les résistances à la guerre d'Algérie

André Mandouze (1916-2006), homme d’honneur et universitaire exemplaire

A une époque comme la nôtre, où il est de bon ton dans les milieux universitaires d’invoquer la fameuse « neutralité axiologique » pour justifier son mutisme face à l’intolérable, André Mandouze restera dans nos mémoires le symbole vivant de la possible conciliation entre la rigueur scientifique et l’engament humaniste.

Par Vincent Geisser

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Roger Gavoury
Les violences de l'OAS

31 mai 1961 : assassinat à Alger du commissaire Gavoury

Le 31 mai 1961, le commissaire central Roger Gavoury était poignardé à son domicile par un commando de l’OAS.

Roger Degueldre, chef des commandos « Delta », avec l’accord de l’état-major de l’OAS en la personne de Jean-Jacques Susini, avait décidé d’éliminer le responsable de la lutte contre les menées subversives en Algérie.

Degueldre avait confié la réalisation de cet assassinat à Albert Dovecar et Claude Piegts. Tous trois ont été par la suite condamnés à mort par la justice française et fusillés (Dovecar et Piegts le 7 juin 1962, Degueldre le 6 juillet 1962).6.

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La conquête (1830-1871)

l’expédition d’Alger

L’expédition d’Alger avait un enjeu économique, la maîtrise du commerce en Méditerranée, et une justification de politique intérieure : redorer le blason d’un gouvernement impopulaire.

Mais il se trouve encore des « nostalgériques » pour commémorer, le 25 mai 2006, le départ de la flotte de Toulon. L’occasion de développer le thème de l’Occident chrétien menaçé par la barbarie islamique, et de ranimer l’esprit de croisade.

Ci-dessous un large extrait de « La prise d’Alger », un article de Pierre Michelbach
7.

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Le colonialisme n’est pas une histoire anecdotique de coup d’éventail

Un entretien avec Ahmed Akkache, ancien secrétaire du parti communiste algérien, publié dans El Watan le 30 avril 20069.

Ce petit fils de paysan, fils d’Alger, est entré en politique, presque naturellement, parce qu’il considérait dans les années 1940 qu’il était de son devoir de le faire, parce que l’Algérie avait besoin de tous ses enfants. «J’ai eu la chance, au collège, vers l’âge de 15 ans de trouver des livres qui parlaient de révolution et de socialisme.»

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Le code de l’indigénat dans l’Algérie coloniale

Les musulmans d’Algérie étaient français – formellement. Pratiquement, ils étaient soumis au code de l’Indigénat et avaient une nationalité dégradée, dénaturée. Pour devenir pleinement français, ils devaient d’ailleurs en passer par une naturalisation : entre 1865 et 1962, seuls 7 000 d’entre eux sont devenus ainsi français ! Et pourtant on leur tenait le discours sur la République, l’égalité et la fraternité.

Jamais ailleurs qu’en Algérie la distance n’a été aussi grande entre les mots du discours républicain et sa pratique 10.

[Première mise en ligne, le 6 mars 2005,

dernière mise à jour le 13 février 2006 11.]

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