
Un code pour les indigènes
Le redécouvrir fait scandale : la justice n’était pas la même pour les « indigènes ».
Un article de Isabelle Merle, chargée de recherche au CNRS, publié dans L’Histoire, N° 302 – otobre 2005.

Le redécouvrir fait scandale : la justice n’était pas la même pour les « indigènes ».
Un article de Isabelle Merle, chargée de recherche au CNRS, publié dans L’Histoire, N° 302 – otobre 2005.

« Ce livre-là, nous étions nombreux à rêver qu’on l’écrive, depuis bientôt un demi-siècle, sitôt qu’a pris fin le sanglant corps à corps franco-algérien,
le 19 mars 1962. Et la voilà enfin, l’autobiographie d’une famille depuis l’époque antérieure à la conquête, à travers trois périodes : la turque, la française, l’algérienne proprement dite, manifestant la continuité profonde d’un peuple, assurée par l’islam au travers des immenses bouleversements provoqués par les guerres et cent trente ans de colonisation impérieuse. L’extraordinaire intérêt du livre de Bachir Hadjadj réside dans la sincérité du ton, dans l’intrépidité du témoignage. » [ Jean Lacouture]
Les voleurs de rêves — 150 ans d’histoire d’une famille algérienne de Bachir Hadjadj, éd. Albin Michel (Avril 2007) – 460 pages, 22 euros.

Comment se souvenir de la guerre d’Algérie? Comment dire la violence?
Acteurs ou témoins, ceux qui ont été appelés sont déchirés. Impossible de
choisir entre une mémoire impossible et un impossible oubli. La violence
est toujours là. Quand ils veulent l’oublier, les événements des guerres
actuelles la font resurgir. Les notes prises au jour le jour, les lettres,
les photographies envoyées alors aux parents exhumées dans les greniers
confirment les cauchemars.
Le 16 mars 2007, s’est tenue à l’Université Inter-Age de Versailles une table-ronde animée par Pierre Servent sur le thème « Guerre d’Algérie, leçon d’histoire pour aujourd’hui »1. Nous avons choisi de reprendre le témoignage du docteur Xavier Jacquey alors infirmier appelé à la fin des années 1950.
Si Hadj Abdenour est né en 1950 à Iferhounène (Kabylie). Il nous a déjà parlé de son enfance au cours de la guerre d’Algérie.
Aujourd’hui, il nous adresse ce second témoignage où il raconte un «événement marquant de [sa] vie de petit enfant insouciant » qui s’est déroulé près de Michelet / Aïn el Hammam, entre 1960 et 1962.
Ce texte est la contribution de Claire Mauss-Copeaux2
au colloque «Pour une histoire critique et citoyenne – Le cas de l’histoire franco-algérienne», organisé par l’Ecole normale supérieure Lettres et Sciences, à Lyon du 20 au 22 juin 2006. Nous remercions les organisateurs de nous avoir permis cette publication3.
Le 23 mars dernier, un Algérien se présentant comme «fils de fellagha» nous a adressé un texte en nous priant « d’insérer [son] point de vue sous forme d’une petite histoire rapide de la guerre» telle qu’il l’a vécue. «Cordialement et sans rancune», concluait-il.
Après nous être mis d’accord sur de petites modifications, nous publions ce texte que nous adressons en particulier aux «nouvelles générations, qui ne sont nullement responsables du passé.»

Un exposé de Gérard Crespo, docteur en histoire, au colloque organisé le 16 novembre 2002 par l’association pour l’Histoire et le Patrimoine Seynois.
Nous remercions l’association Histoire et Patrimoine Seynois4 de nous avoir permis de reprendre l’exposé de Gérard Crespo ainsi que le débat qui l’a prolongé publiés sur http://www.histpat-laseyne.net/ dans les actes du colloque5.

« Il importe (…) de ne jamais lâcher la bride à des actes de vengeance individuelle ou collective, ni laisser la conduite des opérations à des éléments (…) irresponsables ».

Cette communication a été présentée par Fouad Soufi6 au colloque La guerre d’Algérie dans la mémoire et l’imaginaire, organisé à Paris par Anny Dayan-Rosenman et Lucette Valensi les 14, 15 et 16 novembre 2002, et publié en 2004 par les Editions Bouchène, Saint-Denis (pp. 133-147).

Le 28 janvier 1957 marqua le coup d’envoi de la «sale guerre» de l’armée française contre les indépendantistes algériens. Les moudjahidine ne regrettent rien mais remâchent leur amertume.
Première partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :
lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000]7.