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Édition du 1er au 15 avril 2026

Algérie coloniale (1830 – 1962)

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1945-1962

une combattante, une sœur, Fanny Colonna

fanny_colonna.jpg Fanny Colonna était une forte et belle personnalité. Une intelligence aussi. Elle n’a pas voulu s’arrêter ni même ralentir ces dernières années après une opération du cœur.

Jusqu’au bout active, productive, tout à la fois séductrice et critique
(parfois sans aucune indulgence mais nous savons ce qu’il faut d’ego et de vigueur pour arriver à exister et lutter sur certains terrains – plus encore quand on est une femme.)

Bref

vous pourrez penser à elle le mardi 25 novembre après midi, où l’on dira une messe pour elle (c’était une catholique fervente et indépendante).

Elle sera inhumée à Constantine en fin de semaine.

En Algérie, la réaction à cette disparition aura été vive et digne de cette fraternité qu’elle incarne.

Françoise Savarin Nordmann

de l’Association les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons

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Les résistances à la guerre d'Algérie

L’action civique non-violente contre la guerre d’Algérie

La section de Marseille-centre de la Ligue des droits de l’Homme a consacré son « Jeudi des Droits de l’Homme » du 6 novembre 2014 au thème “Fusillés pour l’exemple et Réfractaires” (voir le programme). Parmi les différentes interventions, celle de Tony Orengo, ancien objecteur de conscience de la guerre d’Algérie a particulièrement frappé les esprits.

Ci-dessous, un résumé de l’histoire de l’Action civique non-violente que Tony nous a fait parvenir 1.

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Les Européens d'Algérie et leur exode

Les résistances pieds-noires à l’OAS, de Bernard Zimmermann

L’histoire des Européens d’Algérie — les Pieds-Noirs — est encore l’objet de tabous ; la question des résistances pieds-noires à l’OAS en est un. S’appuyant sur des travaux dispersés de diverses disciplines et des témoignages de Pieds-Noirs, Bernard Zimmermann fait le constat des résistances pieds-noires à l’OAS, qui se sont manifestées dans tous les milieux de la société européenne de la colonie. Un constat qui va à l’encontre des idées reçues ayant cours encore dans la société française qui, trop souvent, ne fait pas le partage entre Pieds-Noirs et OAS et abandonne le terrain aux ultras de l’Algérie française. Il donne surtout la parole à ceux qui sont restés des invisibles de l’histoire jusqu’à nos jours.

Bernard Zimmermann est né à Oran dans une famille installée en Algérie depuis quatre générations. Il y a été instituteur dans un village jusqu’en 1966. En France, après des études de géographie, il a enseigné avant d’animer une association interculturelle en banlieue parisienne.

[Première mise en ligne le 18 août 2014]

Mise à jour (le 27 octobre 2014)

Le 12 novembre 2014, à 19 h, rencontre-débat avec Bernard Zimmermann autour de son ouvrage Les résistances pieds-noires à l’OAS :

au 11ème Art, 9 rue Camille Desmoulins, Paris, 75011. Métro Voltaire à 2 minutes. Consommation obligatoire. Possibilité de dîner sur place avec formule spéciale pour les participants.
S’inscrire à cet événement : http://forumfrancealgerie.org/index.php?option=com_content&view=article&id=74&Itemid=232&acm=4266_248.

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Lucette et Bachir Hadj Ali (photo El Watan)
1945-1962

Lucette Hadj Ali est morte

Lucie Safia Hadj Ali, née Larribère, militante de l’indépendance de l’Algérie, engagée contre toutes les injustices et toutes les oppressions, n’est plus. Celle que tout le monde appelait Lucette, est décédée à l’âge de 94 ans, lundi matin 26 mai à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, entourée de ses enfants.
Ses obsèques auront lieu à La Seyne, vendredi 30 mai 2014. Une cérémonie de recueillement avant son incinération se déroulera au crématorium de la Seyne (Camp Laurent) de 15 h 30 à 16 heures.

Ci-dessous, l’hommage d’un ancien élève, suivie d’une biographie de Lucette.

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Hadj Mokrani
La conquête (1830-1871)

L’insurrection de 1871 en Algérie

Insuffisamment connue et étudiée par les historiens et les chercheurs, l’insurrection de 1871, menée par Cheikh Aheddad et Mohamed El Mokrani, a été un moment important par les bouleversements qu’elle a induits sur les plans social, politique et économique. Un important colloque international consacré à ces événements s’est déroulé à Bejaïa les 6 et 7 mai 2014. Nous reprenons le compte rendu publié dans le journal Le Matin de Rachid Oulebsir qui précise que «cet article n’est qu’une sommaire couverture journalistique, il ne saurait remplacer une revue des actes de ce colloque d’une richesse insoupçonnée.»

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La torture dans « Muriel » d’Alain Resnais, par Raphaëlle Branche

Deux ans après avoir signé en 1960 le manifeste des 121 qui réclamait le droit à l’insoumission pour la guerre d’Algérie, Alain Resnais réalisait avec Jean Cayrol le film Muriel, ou le temps d’un retour où il dénonçait la torture en Algérie. Nous reproduisons ci-dessous le texte que l’historienne Raphaëlle Branche, maîtresse de conférences à l’université Paris-1, lui a consacré, initialement publié dans la revue L’Autre, 2002, vol.3, n°1, et qu’elle nous a autorisés à reprendre2.

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Source : http://amisdefreinet.org/lechani/
1945-1962

Mohand Said Lechani

Né en Kabylie en mai 1893 et mort à Alger en mai 1985, Mohand Said Lechani est une figure singulière de l’Algérie de la première moitié du XXe siècle. À la fois instituteur, berbérisant (diplômé à Rabat en 1919, puis à Alger en 1948) et militant socialiste de tendance jaurèsienne – il adhère à la LDH et à la SFIO en 1912 à sa sortie de l’École Normale d’instituteurs de Bouzaréah.

En 1922, avec quelques camarades, il fonde la revue La Voix des humbles, périodique des instituteurs d’origine algérienne. Il s’investit dans la pédagogie nouvelle (courants Decroly, Freinet et Piaget) dès les années 1933-19343.

Lechani participe activement au Congrès musulman de juin 1936, ainsi qu’à la naissance du journal de la gauche algéroise Alger républicain en 1938. À partir de 1945, il représente la Kabylie dans différentes assemblées. En septembre 1955, il fait partie des signataires de la “motion des 61” qui rejette la politique d’intégration prônée par Jacques Soustelle. En décembre 1955, il répond à l’appel du FLN en démissionnant de ses mandats politiques, et il rejoint la mission du GPRA de Rabat en 1958, où il s’occupe des questions d’éducation et d’information. À l’indépendance de l’Algérie, il met définitivement fin à sa carrière politique et se consacre à des activités intellectuelles et littéraires ainsi qu’à l’alphabétisation.

Nous reprenons ci-dessous l’article que Rosa Moussaoui a publié à l’occasion du centenaire de l’engagement anticolonialiste de Mohand Said Lechani.

[Mis en ligne le 11 novembre 2013, mis à jour le 3 mars 2014]

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Fernand Iveton (© D.R.)
1945-1962

Camus, Roblès et Fernand Iveton, par Christiane Chaulet Achour

Il y a 57 ans, le 11 février 1957, Fernand Iveton était guillotiné. Un article d’El Watan pour cet anniversaire a donné envie à Christiane Chaulet Achour de rassembler quelques faits concernant Albert Camus et Emmanuel Roblès.

Lectures en ces jours où peu de personnes pensent à Fernand Iveton : les réflexions de Christiane Chaulet Achour, suivies de l’article d’El Watan.

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Prisonniers du FLN, par Raphaëlle Branche

Au cours de sa guerre de libération, le FLN fit des prisonniers, autour de 400 militaires, et plus de 500 civils français. Plus de la moitié ne revinrent pas de leur détention. Historienne, spécialiste de la guerre d’Algérie, Raphaëlle Branche publie le premier ouvrage consacré à ces hommes et ces femmes, dont on connaît mal les conditions de vie au sein du maquis algérien.

Raphaëlle Branche, historienne, spécialiste de la guerre d’Algérie, est maîtresse de conférences à l’université Paris-1. Elle est notamment l’auteure de La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962 (Gallimard), L’Embuscade de Palestro : Algérie, 1956 (Armand Colin), et Viols en temps de guerre (avec Fabrice Virgili, Payot).

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Emmanuel Roblès, Mouloud Feraoun et ses fils en Kabylie, en 1952
Les Européens d'Algérie et leur exode

Emmanuel Roblès : itinéraire d’un engagement, par Jacqueline Roblès Macek

L’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons a organisé le 6 décembre 2013 un colloque qui s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale, sur le thème Mouloud Feraoun, Emmanuel Roblès : centenaire d’une amitié. Nous reprenons ci-dessous, avec l’autorisation de l’association, l’intervention prononcée à cette occasion par Jacqueline Roblès Macek, fille d’Emmanuel Roblès5.

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