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Édition du 15 février au 1er mars 2026

1945-1962

Le Congrès de la Soummam s'est tenu ici, le 20 août 1956
Les mouvements nationalistes

2016, le colloque d’Akfadou sur le congrès de la Soummam

Il y a 60 ans, s’est tenu dans les montagnes de Kabylie le congrès de la Soummam, réunissant les principaux responsables de la guerre d’indépendance algérienne de l’intérieur du pays (la délégation du FLN au Caire n’étant pas venue). Ce fut un moment unique de réflexion sur la nation algérienne et la participation de ses différentes composantes à la lutte pour l’indépendance. Sur les modalités de cette lutte, il a affirmé en particulier la primauté du politique sur le militaire.

Les 25 et 26 août 2016, sur les lieux où s’est tenu ce congrès, un public nombreux et attentif a pris part à des échanges sereins mais passionnés sur une réunion importante dont les travaux ont eu tendance à être oubliés ensuite 1.
De nombreux médias algériens ont rendu compte du colloque 2.
Nous reproduisons ci-dessous l’article que lui a consacré le quotidien Liberté. 3

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Il y a 60 ans, le congrès de la Soummam

Les 25 et 26 août prochains : un colloque international consacré au Congrès de la Soummam est organisé par la commune d’Akfadou, sur le lieu où le congrès s’était tenu en 1956.

Ci-dessous, à la suite d’un article du Matin d’Algérie, présentant ce colloque, les résumés de leurs interventions que deux des historiens intervenants, Dalila Aït-El-Djoudi et Gilles Manceron, nous ont permis de reprendre.

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Abdelmadjid Merdaci : les Européens d’Algérie et la guerre de libération

A partir du mois de mai 1962 un nombre de plus en plus important d’Européens faisait le choix de quitter l’Algérie. L’historien Abdelmadjid Merdaci rappelle que, le 17 juin 1962, le représentant du FLN au sein de l’Exécutif provisoire invitait les Européens d’Algérie à accepter les Accords d’Evian et à prendre place dans l’Algérie indépendante, mais c’est le refus de cette option qui a prévalu en leur sein, avec la violence des “Unités territoriales” puis le terrorisme de l’OAS.

[Mis à jour le 22 juin 2016]

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il y a 60 ans, René Romanet était condamné pour anticolonialisme

Le 7 mai 1956, il y a 60 ans, des rappelés en partance pour l’Algérie, ont manifesté leur refus d’une guerre coloniale, à La Villedieu en Creuse. La population locale a soutenu cette manifestation pacifique et pacifiste et trois hommes ont été lourdement condamnés, dont le maire de La Villedieu.

Ce dernier, René Romanet, a été révoqué en 1956 pour avoir soutenu des rappelés du contingent qui refusaient de partir en Algérie. Son fils, Henri Romanet, se souvient, à l’occasion de l’hommage organisé, soixante après les « évenements de La Villedieu » par l’association Mémoire à vif.

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Max Marchand
Chateau-Royal, mars 1962

Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons

Le 15 mars 1962, quatre jours avant le cessez-le-feu issu des accords d’Evian (18 mars 1962), six responsables des Centres sociaux éducatifs étaient assassinés par l’OAS. Ils remplissaient leur mission éducative : organiser l’enseignement de base, ainsi que la formation professionnelle des jeunes Algériens. Les six dirigeants réunis à la direction administrative du service, à Château-Royal, dans la commune d’El Biar près d’Alger avaient pour noms : Max Marchand, Mouloud Feraoun, Marcel Basset, Robert Eymard, Ali Hammoutène et Salah Ould Aoudia.

Resté impuni, le crime d’El Biar est l’une des pages les plus tragiques de la guerre d’Algérie.

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

La guerre d’Algérie de Jean-Charles Jauffret

Après les Algériens, les « appelés et rappelés » constituent la catégorie la plus importante de personnes qui ont été personnellement impliquées dans les “événements d’Algérie” : de 1952 à 1962, 1 343 000 appelés ou rappelés ont participé “au maintien de l’ordre en Afrique du Nord” ; on peut leur ajouter 407 000 militaires d’active. Les pieds-noirs étaient environ 1 million 4.

Beaucoup d’appelés/rappelés sont revenus de cette guerre avec des séquelles et des blessures qui ne cessent aujourd’hui encore de les hanter. Le malheur des appelés, combattants plus ou moins volontaires d’une sale guerre a été évoqué dans de nombreux témoignages, études ou romans publiés depuis l’époque de la guerre jusqu’à aujourd’hui. Parmi ces publications, on peut citer le témoignage magnifique de Noël Favrelière, Le désert à l’aube (Minuit, 1960) et le travail précurseur de Jean-Pierre Vittori, Nous les appelés d’Algérie publié dès 1977 chez Stock.

Le 19 mars, anniversaire du cessez le feu, commémore un événement essentiel : la décision commune des belligérant de faire taire les armes. Cette date ne marque pas la fin des violences de guerre mais la volonté de les faire cesser.

Professeur à Sciences Po Aix, où il dirige le département d’histoire et les recherches en histoire militaire comparée, Jean-Charles Jauffret est un spécialiste de la guerre coloniale, des troupes de professionnels et d’appelés et, surtout, des conflits afghan et algérien. L’historien ne peut que constater le traumatisme et sa pérennité. L’auteur nourrit le vœu de guérir les plaies côté français et d’œuvrer à la réconciliation des deux rives de la Méditerranée.
Nous reprenons ci-dessous le témoignage d’un ancien appelé qui a assisté le 11 mars dernier à un exposé de Jean-Charles Jauffret sur la guerre d’Algérie au lycée Jean Moulin de Béziers.

[Mis en ligne le 13 mars 2016, corrigé le 14]

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Les commandos Delta et l’OAS, un suicide collectif

L’auteur, Michel Mathiot est un exilé : né en 1950 à Philippeville/Skikda, où il a vécu jusqu’en juillet 1964. A cette date, toute sa famille vient en France pour raisons personnelles, dans le calme et la tristesse. Il entre au lycée pour des études scientifiques… Parallèlement à sa carrière d’ingénieur, il a entamé à 50 ans un cursus d’études d’histoire de 8 ans. Maintenant chercheur libre en histoire, il continue à être hanté par la violence des hommes et il cherche avant tout à établir la vérité historique qui seule permettra de rendre hommage aux victimes oubliées.

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Le Nord-Constantinois, il y a 60 ans : les mensonges des tenants du colonialisme

La presse algérienne a marqué le soixantième anniversaire du soulèvement du Nord-Constantinois et de la répression qui l’a suivi, en publiant de nombreux articles consacrés à ces événements. Nous reprenons celui publié par Algérie Presse Service, qui offre une bonne présentation du livre de Claire Mauss-Copeaux, Algérie, 20 août 1955. Insurrection, répression, massacres 5.

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Août 1955, après l’insurrection du Constantinois, la répression coloniale

Soixante ans après les événements, de nouveaux témoignages et des archives inédites permettent à la recherche historique d’éclairer cette page de l’histoire de la France et de l’Algérie. Nous avions évoqué il y a quelques années le massacre de la mechta Mouats comme exemple des représailles exercées par l’armée française sur les populations civiles. Michel Mathiot, chercheur, nous livre ci-dessous de nouvelles informations sur ce drame.

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Les mouvements nationalistes

Les Juifs algériens dans la lutte anticoloniale, par Pierrre-Jean Le Foll-Luciani,

Le nouvel ouvrage de Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale. Trajectoires dissidentes (1934-1965), est issu de sa thèse de doctorat. Il est basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d’archives souvent inexplorés. Il met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s’agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d’Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. 6

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Mouloud Feraoun, Ferdinando Camon et Primo Levi de retour à Avignon

La Compagnie Passeurs de mémoires sera présente au Festival d’Avignon 2015, avec la reprise, en alternance, de deux spectacles qui avaient profondément marqué les spectateurs, lors de leurs créations, chacun à sa manière :

  • Conversations, ou Le voyage d’Ulysse, de Primo Levi et Ferdinando Camon, les jours pairs .
  • Le Contraire de l’amour , d’après le Journal de Mouloud Feraoun, 1955-1962 , les jours impairs.

Les représentations se déroulent au Théâtre du Roi René, 4 bis rue Grivolas, à Avignon à 11 heures (du matin), du 4 au 26 juillet 2015

Réservation: http://www.theatreduroirene.com/ ou 04 90 82 24 35
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Albert Camus et l'Algérie

Camus et la trêve civile, par Charles Poncet

Le 22 janvier 1956, Albert Camus, qui vient d’entrer à la rédaction de l’Express, prononce à Alger, au Cercle du Progrès, un “Appel pour une Trêve civile” en Algérie qui restera lettre morte. L’Histoire n’a pas assez pris en compte cet épisode dans l’étude de la guerre d’Algérie et de Camus. Ce livre répare l’oubli, en livrant le témoignage inédit de Charles Poncet et en l’éclairant par un solide corpus de notes, de compléments et d’annexes.

L’historien Jean-Louis Marçot, né à Alger en 1950, auteur de Comment est née l’Algérie française, présente cet ouvrage important.

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