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Édition du 15 février au 1er mars 2026

Séquelles politiques postcoloniales

Mireille Delmas-Marty : “résister d’abord à la barbarie”

L’armée française au Mali. De quel droit ?

Le Monde des Livres a posé la question à Mireille Delmas-Marty, auteur de Résister, responsabiliser, anticiper, ou comment humaniser la mondialisation, qui vient de paraître au Seuil.

L’intervention de la France au Mali nourrit la réflexion de la juriste sur les processus d’humanisation que peut porter le droit.

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la FIDH dénonce des exactions commises par l’armée malienne

Dans un communiqué daté du 23 janvier 2013, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) accuse des soldats de l’armée malienne d’avoir perpétré « une série d’exécutions sommaires » dans l’ouest et le centre du Mali, et réclame la création immédiate d’une commission d’enquête indépendante.

Comment en est-on arrivé là ? Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS, expose la responsabilité de la France dans l’effondrement de l’État malien2.

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Comme à Valmy (Le Petit Journal, 19 mai 1915)
La guerre du Mali (depuis 2013)

guerre au Mali : consensus et oubli des leçons du passé

Au-delà du consensus qui règne actuellement, deux réflexions sur la décision française d’intervenir au Mali éclairent une situation lourde de risques. L’analyse de Bérangère Rouppert rejoint celle d’Alain Gresh pour qui on n’a pas suffisamment tiré les leçons du passé, notamment en Afghanistan.

[Page mise en ligne le 19 janvier 2013, complétée le 20 avec l’édito de D. Sieffert ]

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intervention armée de la France au Mali : honni soit qui oublie les populations civiles

Répondant à un appel d’autorités maliennes, la France a envoyé des militaires affronter des “terroristes islamistes”.

Afghanistan, Irak, Libye … ces guerres sont-elles venues à bout du terrorisme, ou, au contraire, ne l’ont-elles pas entretenu ?
On peut certes apporter une aide à un État souverain qui la demande. Mais «le Mali est actuellement un État en situation de dissolution» rappelait récemment Rony Brauman. Il poursuivait : «Reprendre Tombouctou, Gao ou Kidal ne devrait pas être compliqué, mais c’est le fameux jour d’après qui pose un problème ; s’il n’y a pas un État, un ensemble intégrateur, ce jour-là sera celui d’une catastrophe.»4

Ci-dessous, deux communiqués – l’un, récent, de MSF qui appelle au respect des populations civiles, l’autre d’Amnesty International, publié en décembre dernier à la suite de l’adoption par le conseil de sécurité d’une résolution autorisant une intervention armée au Nord-Mali – et un article de décembre dernier où Rony Brauman évoquait le risque de déstabilisation de toute la région.

[Mise en ligne le 14 janvier 2013, mis à jour le 15]

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Rony Brauman : “c’est parce que la guerre est mauvaise en soi qu’il ne faut pas la faire”

Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières (MSF) France, humanitaire convaincu mais critique, a alerté à de nombreuses reprises sur le danger que représente le «devoir d’ingérence» qui a été invoqué pour justifier la guerre en Libye. Les opérations militaires et humanitaires qu’il a suscitées ont souvent été plus destructrices que favorables à la diffusion de la démocratie.

Nous reprenons des extraits de ses déclarations publiées dans l’édition du 25 novembre du Monde. Elles ont été prononcées à l’occasion d’un débat organisé par Nicolas Truong (NT) entre Bernard-Henri Lévy (BHL) et Rony Brauman (RB). Bien que la situation en Syrie soit profondément différente de celle qui prévalait en Libye, les bruits de bottes qui se font entendre de façon croissante au Moyen-Orient incitent à lire avec attention les réflexions de Rony Brauman sur la guerre de Libye.5

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Les proches des victimes de disparition forcée continuent de réclamer justice. (© Martin de la Serna/Demotix)
L'exportation du modèle français de guerre anticoloniale

la justice argentine condamne d’anciens militaires pour des crimes contre l’humanité commis pendant la dictature

L’organisation Amnesty International se félicite de ces condamnations de 16 anciens responsables, dont l’ex-capitaine de la marine argentine Alfredo Astiz.

Ainsi que Marie-Monique Robin l’a montré, certaines des « méthodes » mises en pratique par les tortionnaires argentins leur avaient été enseignées par des militaires français qui avaient pu les expérimenter “sur le terrain” en Indochine et en Algérie – voir cette page.

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Rony Brauman : «la Libye est une dangereuse “revanche sur l’Irak”»

Rony Brauman, ancien président de l’association Médecins sans frontières (de 1982 à 1994), est professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris. Il a été l’un des premiers intellectuels à critiquer la guerre en Libye décidée par Sarkozy. Au lendemain de la mort de Kadhafi, il s’inquiète de ce nouveau «modèle» de guerre qui s’est déroulé en Libye.

Les propos de Rony Brauman, recueillis par Joseph Confavreux, ont été initialement publiés le 21 octobre sur le site de Médiapart6, et repris sur différents sites internet.

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Côte d’Ivoire : des associations appellent à la fin des exactions

Cinq organisations (ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, Defap (service protestant de mission), LDH, CGT) ont appelé mercredi « à l’arrêt des exactions » en Côte d’Ivoire. « Bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée en Côte d’Ivoire, des civils continuent d’être victimes d’exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays », dénoncent ces organisations dans un communiqué commun.

« Nombre de ces exactions sont perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI) » d`Alassane Ouattara, affirment-elles. « Ces exactions doivent cesser, la sécurité doit à nouveau être assurée pour tous (…) sans distinction », insistent-elles, demandant à ce que la lumière soit « faite sur ces exactions ».

Elles demandent que les autorités ivoiriennes permettent « à la Cour pénale internationale (CPI) d`enquêter sur les exactions commises depuis septembre 2002 », et mènent « des enquêtes judiciaires indépendantes, exhaustives et impartiales sur toutes les allégations d`atteintes aux droits de l`homme recensées depuis le début de la crise ivoirienne ».

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