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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Racisme et islamophobie

Toulon, novembre 2014 : non au racisme !

Réagissant aux incidents à caractère raciste qui se sont déroulés en gare de Toulon, le 4 novembre 2014 – voir ces articles –, la section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme a adopté la déclaration suivante, à l’issue de son assemblée générale annuelle, le 18 novembre dernier.

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Patrick Weil : « qu’on laisse en paix les femmes voilées »

Patrick Weil, historien et politologue, est directeur de recherche au CNRS et au centre d’histoire sociale du XX e siècle à Paris I. Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes des questions de laïcité et d’immigration en France, il a participé aux travaux de la commission Stasi qui rendit en 2003 un rapport sur l’application du principe de laïcité. Il est notamment l’auteur de Qu’est-ce qu’un Français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution, Gallimard.

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Le voile fait des vagues à Sciences Po Aix

L’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence est au centre d’une polémique concernant le port du “voile”. En effet, un professeur d’Histoire s’en est pris, mardi matin 30 septembre 2014, à une étudiante musulmane qui le portait la qualifiant de « cheval de Troie du salafisme ». De nombreux étudiants présents ont aussitôt quitté l’amphithéâtre en signe de désapprobation. Une démarche qui semble soutenue par la direction de l’établissement.

« La loi n’a jamais interdit le port de la coiffure dans l’enseignement supérieur, assure le directeur de l’établissement, Christian Duval. A partir du moment où on peut l’identifier, elle peut être vêtue comme elle veut », souligne-t-il.
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L’étudiante avait, en effet, le droit de porter son voile en classe. La loi de mars 2004 sur la laïcité interdit le port de signes religieux dans les écoles, collèges et lycées publics, mais ce texte ne concerne pas les universités.

Quant à la loi de 2010 qui interdit le port du voile intégral dans les espaces publics, elle ne concerne que le niqab et la burqa.

Au-delà d’un rappel des faits, vous pourrez écouter ci-dessous un enregistrement audio où Jean-Charles Jauffret expose son point de vue sur la laïcité.

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Wissous : chronique de l’islamophobie

La commune de Wissous-Plage a fait l’objet de deux condamnations successives par la justice pour pratique islamophobe. Saisi par le Collectif contre l’islamophobie en France, le Tribunal administratif de Versailles avait annulé début juillet le règlement qui permettait d’interdire l’accès d’une base de loisirs à des femmes voilées.

A nouveau saisi en référé par deux femmes qui s’étaient vu refuser l’accès de l’opération estivale Wissous Plage, parce qu’elles étaient voilées, le tribunal administratif de Versailles a suspendu mardi 12 août le nouveau règlement établi par la mairie UMP de Wissous (Essonne) interdisant le port ostentatoire de « signes religieux susceptibles d’occasionner un trouble à l’ordre public (niqab ou burqa, croix ou étoile de dimensions manifestement excessives)».

Plainte a été déposée au Tribunal de grande instance d’Evry pour discrimination et incitation à la haine raciale.

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Condamnation du maire de Six-Fours pour un tweet raciste

Le tribunal a prononcé sa décision dans l’affaire du tweet raciste de Jean-Sébastien Vialatte : le député-maire UMP de Saint-Cyr-les-Plages a été condamné à 2 000 euros d’amende et 4 000 euros de dommages et intérêts. Jean-Sébastien Vialatte était poursuivi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « provocation à la discrimination et à la haine raciale » : il avait publié en mai 2013 un tweet dans lequel il désignait des casseurs par l’expression «descendants d’esclave» — voir cette page.

Dans sa décision, le tribunal a tenu compte des excuses publiques que J.-S. Vialatte avait présentées dès le lendemain de l’envoi du tweet, ainsi que des engagements qu’il avait pris vis-à-vis de la Fondation du mémorial de la traite des Noirs (FMTN). 2

[Mis en ligne le 21 juin 2014, mis à jour le 19 septembre]

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Christiane Taubira comparée à un singe : sévère condamnation en justice

Après les propos d’Anne-Sophie Leclere, candidate du Front national aux élections municipales de Rethel, dans les Ardennes (nord-est de la France), le défenseur des droits a écrit au procureur de la République de Paris pour dénoncer une « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence ».

Dans un reportage de l’émission Envoyé spécial, Anne-Sophie Leclere a assumé un photomontage publié sur sa page Facebook montrant, côte à côté, un petit singe et Christiane Taubira. En légende : « à 18 mois et maintenant ». « A la limite, je préfère la voir dans un arbre après les branches, que la voir au gouvernement », a récidivé la candidate aux caméras de France 2.
La candidate a été suspendu par son parti qui s’est défendu, en parlant d’« erreur de casting » ( ? ). Reste la question : le Front national a-t-il vraiment changé ?

Christiane Taubira était à Angers ce vendredi 25 octobre 2013. Pendant les discours officiels, une centaine d’opposants au mariage pour tous avaient entrepris de chahuter dans la rue sous les fenêtres du tribunal. Parmi eux, une jeune fille d’une dizaine d’années agitait une peau de banane et criait : « C’est pour qui la banane ? C’est pour la guenon ! ».

Après Cécile Kyenge, Christiane Taubira … les femmes résistent.

[Mis en ligne le 19 octobre 2013, mis à jour le 28, puis le 15 juillet 2014]

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Femmes voilées interdites de plage à Wissous

Samedi 5 juillet 2014, le maire UMP de Wissous (Essonne) a refusé à deux femmes voilées l’entrée à Wissous Plage. Richard Trinquier a invoqué le règlement intérieur du lieu qui interdit le port de signes religieux.

Des associations ont saisi la justice pour faire suspendre ce règlement : la Ligue des droits de l’homme (LDH) et Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ont annoncé leur intention de déposer un référé-liberté contre ce règlement devant le tribunal administratif de Versailles. L’audience est prévue ce samedi à 10h.

Dernière minute — La justice a suspendu samedi 12 juillet 2014 le règlement de la mairie de Wissous interdisant le port de signes religieux pendant l’opération estivale « Wissous Plage ». Le tribunal administratif de Versailles avait été saisi par un groupe d’habitantes, soutenues par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Le juge des référés n’a pas statué sur le fond de l’affaire, qui devra faire l’objet d’une nouvelle audience.

La décision du TA : http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/files/2014/07/TA-Versailles-12-juillet-2014-n%C2%B01404939-RL-et-d%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9-Wissous-Pl.pdf.

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Jean Baubérot : la CEDH valide, avec réticence, la loi interdisant le voile intégral

Dans une décision nuancée 3, la Cour européenne des droits de l’Homme a validé la loi française qui interdit le port du voile intégral dans l’espace public.

Mais, comme le souligne Jean Baubérot, la Cour a multiplié les considérants qui montrent que, pour elle, la France se trouve à la limite des règles d’une société démocratique. La CNDH écrit en effet qu’ «un État qui s’engage dans un tel processus législatif prend le risque de contribuer à consolider des stéréotypes affectant certaines catégories de personnes et d’encourager l’expression de l’intolérance alors qu’il se doit au contraire de promouvoir la tolérance.»

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Islamophobie

A Cordoue, l’évêché réécrit l’histoire de la Mezquita

En 1984, l’Unesco inscrivait la Mezquita de Cordoue au Patrimoine mondial de l’humanité. Trente ans plus tard, où est-elle passée ? Celle qui dans les guides touristiques apparaît comme l’un des joyaux architecturaux de l’Andalousie, symbole de l’âge d’or de la civilisation omeyyade et de « concorde » entre les religions, a disparu des dépliants. L’exceptionnel monument demeure, mais le diocèse, qui le gère, ne mentionne plus que la cathédrale.

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La commémoration de l’abolition de l’esclavage maintenue à Villers-Cotterêts

Depuis 2007, le préfet de l’Aisne et la municipalité de Villers-Cotterêts commémoraient, tous les 10 mai, la journée de l’esclavage et de son abolition : le général Dumas, né esclave à Saint-Domingue et père d’Alexandre Dumas, est inhumé dans la ville.

Cette année, la municipalité de Villers-Cotterêts n’organisera pas de commémoration, comme cela se faisait chaque année depuis 2007, a annoncé le nouveau maire Front national, Franck Briffaut. Ce dernier a déclaré percevoir cette commémoration « comme étant un peu à la mode, dans le cadre d’une auto-culpabilisation permanente, d’une culpabilisation systématique ».

C’est pourquoi, la LDH de Picardie, soutenue par plusieurs organisations nationales, appelle à un rassemblement le 10 mai 2014 à 11h à Villers-Cotterêts, devant la plaque en mémoire du général Dumas.

[Mis en ligne le 25 avril 2014, mis à jour le 9 mai]

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Le maire FN de Mantes-la-Ville veut empêcher la construction d’une mosquée

Mantes-la-Ville (Yvelines) est la première commune d’Ile-de-France qui a élu un maire Front national. Les manifestations d’intolérance n’ont pas tardé. D’autant que l’une des priorités du nouveau maire, Cyril Nauth, est de s’opposer à la construction d’une nouvelle salle de prière pour les musulmans.

Un comité de vigilance et d’action s’est constitué pour mettre la nouvelle municipalité sous surveillance. « Nous veillerons à ce que l’égalité de traitement entre tous les Mantevillois soit respectée », a déclaré Bénédicte Bauret, élue d’opposition et présidente de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme.

Le lundi 12 mai à 20h30 à la salle Jacques Brel de Mantes-la-Ville, la Ligue des droits de l’Homme organise un débat sur le thème des extrêmes droites.
André Déchot, membre de la LDH et animateur d’un groupe de travail sur ce sujet, animera un débat autour de la question :
“Comment faire reculer les populismes autoritaires, xénophobes et le nationalisme ?”

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