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Édition du 1er au 15 avril 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

La Bataille d’Einaudi doit continuer, par Fabrice Riceputi

A l’heure du 56e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961, vingt ans après la retentissante déposition de Jean-Luc Einaudi au procès de Maurice Papon à Bordeaux, où en sommes-nous de la reconnaissance politique qu’on est en droit d’attendre d’un crime d’Etat très longtemps nié et occulté ?

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La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

Faut-il débaptiser les lieux publics Colbert ?

A l’initiative de Louis-Georges Tin, président du CRAN, plusieurs personnalités ont signé une tribune, publiée dans « Le Monde », afin que le nom de Colbert, ministre de Louis XIV et acteur de la légalisation de l’esclavage, soit retiré de l’espace public. Parmi les nombreuses réactions suscitées par cet appel, nous publions avec cette tribune les quatre points de vue réunis sur la question par « L’Humanité » du 3 octobre 2017.

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Le 17 octobre 1961

Reconnaissance du crime d’Etat : lettre ouverte au président de la République

A la veille du 56e anniversaire du massacre de manifestants algériens à Paris par la police française, le Collectif 17 octobre 1961 – Vérité et justice demande à être reçu par le président de la République, Emmanuel Macron, et lui demande de « concrétiser ses engagements ». Cette lettre est suivie de l’appel à rassemblement le 17 octobre prochain à Paris, à 18 heures, à Paris, sur le Pont Saint-Michel. Une nouvelle plaque commémorative sera symboliquement apposée.

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Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

« Mémoire éclatée. De la décolonisation au déclin de l’Occident », de Nils Andersson

À travers une somme monumentale (de 544 pages), Nils Andersson livre au lecteur l’expérience d’une vie consacrée au combat politique et à son moyen privilégié, l’édition. C’est l’occasion de dresser une fresque de l’histoire des relations intra-européennes, Est-Ouest (dans le cadre de la guerre froide) et Nord-Sud (à la lumière des luttes décolonisatrices). D’origine suédoise et résident en Suisse, à Lausanne, jusqu’à son expulsion par les autorités helvétiques pour activités « subversives », Nils Andersson est un citoyen du monde, attentif aux flux et reflux des luttes des peuples pour leur émancipation.

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Le 17 octobre 1961

Une Nuit Blanche pour commémorer le massacre

Deux artistes, Jeanne Gillard et Nicolas Rivet, s’emparent de l’évènement parisien « Nuit Blanche », dont le thème est cette année « faire œuvre commune », et proposent un événement participatif afin de ne pas oublier la répression sanglante de la manifestation pacifique des immigrés algériens, le 17 octobre 1961. « Des personnes, militant depuis plus de quarante ans pour la reconnaissance du 17 octobre 61, nous disaient qu’il manquait un maillon, dans la chaîne, pour la transmission. C’est une génération plutôt vieillissante et la jeune génération s’occupe très peu de ces choses-là » explique Jeanne Gillard au « Courrier de l’Atlas ». On lira ci-dessous leur appel à participation.

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L’historien Alain Ruscio lance un débat : une statue de l’émir Abdelkader à Paris

La statue du général sudiste Robert Lee défenseur de l’esclavage a été déboulonnée à Charlottesville (États-Unis), ce qui a provoqué des incidents graves. En France aussi, la présence des statues érigées à la gloire de colonisateurs font débat. L’historien Alain Ruscio1 propose quant à lui de rendre hommage à un héros de la résistance anticoloniale en Algérie, l’émir Abdelkader. Il montre que l’idée d’installer une statue de l’émir à Paris avait déjà ses partisans au début du XXe siècle.

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La reconnaissance du passé colonial

Monuments et statues du temps des colonies dans la capitale

Alain Ruscio recense dans cet article les principales traces architecturales du passé colonial dans la capitale. Plusieurs de ces monuments et statues datent de l’Exposition coloniale de 1931. A cette occasion, tout le quartier populaire à la lisière du Bois de Vincennes, dans l’est de Paris, a été remodelé. De nouvelles artères ont été créées, des édifices nouveaux érigés, dont le Palais des colonies, place de la Porte dorée, devenu Musée d’histoire de l’immigration. C’est précisément cette institution qui a publié une brochure de Gilles Manceron, Traces de l’Histoire coloniale dans le 12e arrondissement de Paris 2, qui le complète sur plusieurs points et dont nous reproduisons la description de la façade ouest du musée.

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Une plaque en l’honneur d’un avocat assassiné ?

Pendant la guerre d’Algérie, au début de la Ve République, en plein Paris, le 23 mai 1959, avec l’aval du Premier ministre, Michel Debré, a été ordonné l’assassinat d’un avocat inscrit au Barreau de Paris, Me Amokrane Ould Aoudia qui défendait les indépendantistes algériens. Un voeu relatif à l’apposition d’une plaque commémorative au 10, rue Saint-Marc a été adopté le 14 septembre 2017 par le Conseil du 2e arrondissement de Paris.

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Monuments et passé colonial : détruire, déplacer ou ajouter ?

A la suite des polémiques aux Etats-Unis sur les statues de défenseurs de l’esclavage, des voix se sont exprimées en France pour mettre en cause la présence dans l’espace public, par exemple, des statues de Colbert, l’initiateur du Code noir, ou du général Bugeaud. Faut-il les abattre de la même façon ? ou bien les retirer pour les mettre dans des musées ? Faut-il surtout installer de nouvelles statues pour rendre hommage à des personnalités qui se sont opposées à l’esclavage et à la colonisation ? C’est un débat auquel, du fait de cette page de son histoire, la France ne peut échapper.

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Quand un musée allemand enquête sur son passé colonial

Pour la première fois en Allemagne, dans une exposition intitulée L’angle mort, un musée enquête publiquement sur les origines coloniales de ses collections. Julia Binter, commissaire d’exposition, explique à Deutsche Welle de quelle manière la façon dont on regarde le passé peut modifier la façon dont on voit les « étrangers » aujourd’hui.
Un exemple à suivre dans les musées français ?

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La France rapatrie la dépouille d’un soldat mort à Oran en 1956

La dépouille d’un soldat français mort et enterré en Algérie en 1956 a été rapatriée en France. Mais la restitution par la France des crânes des résistants algériens tués dans les combats du XIXe siècle contre la colonisation française ne semble pas à l’ordre du jour. Pourtant, nombreux sont ceux qui, d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée, et parfois depuis des années, demandent le retour en Algérie des restes mortuaires des résistants algériens qui se trouvent toujours en France. Aucune réponse n’a été donnée à ce jour à la trentaine de milliers de signataires de la pétition lancée par Brahim Senouci, demandant la “Restitution des têtes des résistants algériens, détenues par le Musée de l’Homme.” Nous reprenons ci-dessous deux articles parus le 7 août dernier, dans le quotidien algérien El Watan, qui font le point sur différents aspects du problème.

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