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Édition du 1er au 15 avril 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

L'accès aux archives coloniales

Les archives de la Croix-Rouge sur les prisons et camps d’internement en Algérie (1955-1962)

Dans le quotidien algérien « El Watan » du 20 août 2018, un article de Mohand Aziri est consacré au livre de Fatima Besnaci-Lancou, « Prisons et camps d’internement en Algérie. Les missions du Comité international de la Coix-Rouge dans la guerre d’indépendance 1955-1962 ». Il souligne l’importance des recherches effectuées par cette auteure dans les archives du CICR à Genève. Et explique que cet ouvrage apporte des éléments essentiels sur l’univers concentrationnaire édifié alors par les autorités françaises en Algérie.

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Musées et créations contemporaines

Le regard de l’artiste Kader Attia sur le passé colonial et la banlieue

Jusqu’au 16 septembre 2018, l’artiste Kader Attia présente, sous le titre « Les racines poussent aussi dans le béton », une exposition au MAC/Val, à Vitry-sur-Seine, qui porte un regard sensible et acéré sur le passé colonial de la France et les paysages de nos banlieues qui en sont la postérité. Nous reproduisons ici l’article que lui a consacré, le 3 août 2018, dans « Le Monde », Abdourahman Waberi, « Kader Attia : la banlieue, le bled et le monde », et plusieurs extraits du catalogue de l’exposition.

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La reconnaissance du passé colonial

Le Mémorial de la prison de Montluc a oublié la présence
des patriotes algériens

En 2009, les prisons de Lyon ont été fermées et il a été décidé de transformer la prison du Fort de Montluc en Mémorial. Mais on a limité celui-ci à la période 1943-1944. On a oublié la présence de centaines de patriotes algériens pendant leur guerre d’indépendance, dont douze y ont été guillotinés. D’anciens détenus algériens l’ont visité et ont constaté ce manque. Cela a suscité un débat dont un site internet créé par des chercheurs s’est fait l’écho. Ce lieu de mémoire va-t-il accorder une place à cette page de notre histoire ?

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Andrée Viénot,
une anticolonialiste, minoritaire
dans la France libre
comme à la LDH

Andrée Viénot (1901-1976), née Mayrisch, a partagé les engagements de son mari, Pierre Viénot, dans le Front populaire puis dans la France Libre, ainsi que son combat anticolonialiste qu’après la mort de celui-ci en 1944, elle a poursuivi fermement durant la guerre d’Algérie. C’est ce combat anticolonialiste résolu, bien que minoritaire dans la France Libre, et, d’une certaine façon, même au sein de la Ligue des droits de l’homme, qu’aborde le texte que nous publions ici. Il s’agit de l’intervention de Gilles Manceron au colloque qui s’est tenu le 8 octobre 2016 à Rocroi, dans les Ardennes, ville dont elle a été maire de 1953 à 1976.

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Le massacre du 14 juillet 1953 à Paris

Un bal populaire
pour commémorer les balles

A la veille du 14 juillet 2018, 65 ans après la fusillade colonialiste à Paris du 14 juillet 1953, place de la Nation, des prises de parole ont eu lieu devant la plaque commémorative posée un an plus tôt. Et un bal populaire a été organisé pour commémorer cet événement trop vite disparu de la mémoire collective. A l’intiative de la mairie du 12e arrondissement, du conseil de quartier Nation-Picpus, des sections de la Ligue des droits de l’Homme du 12e, des 10e-11e et du 20e, de Attac 12e, de la Commune libre d’Aligre et de la CGT 12e.

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Racisme et islamophobie

Les enfants réunionnais
exilés de force après 1962
réclament justice

Entre 1962 et 1984, à l’initiative du député de la Réunion Michel Debré, dans le cadre d’une gestion totalement coloniale, plus de 2 000 enfants réunionnais ont été arrachés à leur famille pour être transplantés, non pas uniquement dans la Creuse, mais dans de nombreux départements ruraux de France. Le 10 avril 2018, un rapport portant sur cette transplantation forcée a été remis à la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Des associations défendent leurs droits. Plusieurs d’entre eux, devenus adultes, ont enfin pu redécouvrir récemment leur île natale et leur histoire.

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Racisme et islamophobie

Lilian Thuram : Pourquoi les gens blancs ne se pensent-ils pas comme des Blancs ?

Le sentiment de fraternité entre les joueurs de l’équipe de France de football vainqueurs du Mondial 2018 ne doit pas masquer le racisme qui sévit sur les terrains et dans les stades. C’est un symptôme de la persistance des préjugés de race, illustrée par l’enquête publiée le 28 juillet 2018 par « Libération » sur un incident raciste lors d’un match amateur. Comme l’explique Lilian Thuram dans un entretien publié dans le même numéro, le racisme, en particulier anti-Noirs, est omniprésent dans le football, comme il l’est dans la société.

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Supprimer le mot race de la Constitution n’aiderait pas à combattre le racisme

Un projet d’amendement a été voté par l’Assemblée nationale pour supprimer le mot race de la Constitution. Ce mot n’a aucun fondement scientifique mais l’idée de race subsiste dans les esprits et il s’agit de reconnaitre ses effets. Ci-dessous une émission de radio dont les participants s’accordent à dire que, pour que le racisme soit combattu, le mot race ne doit pas être éludé. Et un texte du philosophe Etienne Balibar qui explique que le mot race n’est pas de trop dans la Constitution française.

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Le racisme postcolonial

Pour Adama Traoré, une Marche à Beaumont-sur-Oise, le 21 juillet 2018

Deux ans après la mort d’Adama Traoré, âgé de 24 ans, le 19 juillet 2016, lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise, sa sœur, Assa Traoré, continue le combat pour que la Justice établisse les responsabilités dans la mort de son frère. Adama est mort par asphyxie après avoir subi un plaquage ventral lors de son arrestation, écrasé par trois gendarmes, et pour n’avoir reçu ensuite aucune assistance médicale. Elle a écrit au président de la République.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Claude Lanzmann, un engagement anticolonialiste et ses limites

Claude Lanzmann, né le 27 novembre 1925 et mort le 5 juillet 2018, restera comme le réalisateur du film fondamental, « Shoah », consacré à l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis. Dès 1952, il a collaboré à la revue « Les Temps modernes » et s’est engagé en faveur de la lutte d’indépendance du peuple algérien. Il a signé le « Manifeste des 121 » en faveur du droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie et témoigné au « procès Jeanson ». En même temps, il était « viscéralement attaché » à l’Etat d’Israël, au point de ne pouvoir porter un regard critique sur ses pratiques coloniales.

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Musées et créations contemporaines

Artistes et écrivains peuvent-ils aider à penser le fait colonial ?

Le rédacteur en chef de la rubrique « idées » de l’hebdomadaire « Les Inrockuptibles », Jean-Marie Durand, a donné la parole à l’artiste plasticienne Sylvie Blocher autour de la question de la violence coloniale, en particulier des exactions commises par la France au Cameroun. Elles ont été la raison de son installation « Bien que je n’en ai pas le droit, je vous présente mes excuses » sur le carrefour de Bonakouamouang à Douala, pour la triennale SUD2017. Le jeune écrivain camerounais Max Lobé, qui vit en Suisse, s’est entretenu avec elle.

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L'affaire Audin

Rassemblement à Paris, 61 ans après le crime

Le 11 juin 2018, à l’appel de l’Association Maurice Audin, un rassemblement a eu lieu Place Maurice Audin, dans le 5e arrondissement de Paris, soixante-et-un an après l’enlèvement à Alger par des parachutistes français du jeune mathématicien Maurice Audin, membre du parti communiste algérien. Nous en proposons un résumé en image. Le même jour, le mathématicien et député LREM Cédric Villani, qui a fait état à plusieurs reprises, ces derniers mois, des propos que lui a tenus à ce sujet le président Macron, a répété sa demande qu’il reconnaisse la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin.

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