4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

La société française face à l'héritage de son passé colonial

Rencontre-débat à Paris
le 11 décembre 2021 :
« Les traces du passé colonial
et les débats qu’il suscite »

A l’occasion de son Assemblée générale, l’Association histoire coloniale et postcoloniale qui gère le site histoirecoloniale.net organise une rencontre-débat sur le thème : « Les traces du passé colonial et les débats qu’il suscite. Eurocentrisme tardif, approche intersectionnelle et questions sur l’universalisme », avec Kaoutar Harchi et Michèle Riot-Sarcey, le 11 décembre 2021, au CICP, 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris. Ci-dessous une présentation du thème de ce débat et de ses intervenantes. Ainsi que le lien vers une page de notre site intitulée « L’universalisme a été détourné par l’Europe à l’époque coloniale, faut-il renoncer à s’en réclamer ? », qui reprend le dialogue publié par la revue Regards sur ce sujet entre Norman Ajari et Sophie Wahnich. Nous y ajoutons le lien vers un texte d’Alain Policar, intitulé « L’universalisme face à la question raciale », publié par le site AOC le 10 novembre 2021.

Lire la suite »
La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

Emmanuel Macron se trompe
en comparant la tutelle ottomane sur l’Algérie
à la colonisation française,
il choque le peuple algérien et
rend service au régime

En recevant le 30 septembre 2021 dix-huit jeunes à l’Elysée, le président de la République, Emmanuel Macron, a affirmé qu’avant l’occupation française de l’Algérie il « y avait de précédentes colonisations ». Et a accusé la Turquie de « faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée ». En se risquant sur le terrain de l’écriture de l’histoire, qui n’est pas le domaine des gouvernants, il profère des inexactitudes et tend à amoindrir la violence de la colonisation française. Ces propos ont choqué nombre d’Algériens, en particulier ceux qui sont impliqués dans le Hirak et veulent que leur pays se réapproprie son histoire. Et ils servent le régime en place qui cherche à susciter dans l’opinion des réflexes étroitement nationalistes. Ci-dessous quelques réactions d’intellectuels algériens.

Lire la suite »
Commémorations

Dans l’enlèvement en plein Paris
et l’assassinat de Mehdi Ben Barka :
la complicité de Roger Frey et Maurice Papon

Le 29 octobre 2021, 56 ans après l’enlèvement à Paris de l’homme politique marocain et leader tiers-mondiste Mehdi Ben Barka suivi de son assassinat, un rassemblement a eu lieu à Paris devant la Brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain. Ci-dessous l’allocution prononcée au nom de la famille par Bachir Ben Barka, président de l’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante. Et l’article publié par Mediapart sur les complicités de Frey et de Papon dans ce crime. Des complicités qui expliquent probablement les entraves persistantes que la « raison d’Etat » oppose en France au travail de la Justice, qui est toujours saisie de ce crime mais n’est toujours pas parvenue à accéder aux documents d’archives qu’elle demande.

Lire la suite »
Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

Hommage à Marcel Dorigny
(1948-2021)

Le grand historien du XVIIIe siècle et de la Révolution française, Marcel Dorigny nous a quittés le 23 septembre 2021. Il a travaillé particulièrement sur la première phase de la colonisation, marquée par l’esclavage européen dans l’Atlantique et l’océan Indien, et sur les réactions qu’elle a provoquées en Europe au siècle des Lumières, notamment parmi les encyclopédistes et dans la Société des amis des noirs. Ami de l’historien Yves Benot et continuateur de ses travaux, il a pris sa suite à la présidence de l’Association pour la connaissance de la colonisation européenne (1750-1850). Il faisait partie de l’équipe de rédaction de notre site et était membre du conseil scientifique de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, qui nous a autorisé à reproduire l’hommage qu’elle a publié sur son site.

Lire la suite »
Histoire et mémoire des anticolonialismes

Un livre restitue le rôle du PSU,
le seul parti qui a organisé
une manifestation après le 17 octobre 1961

La désinformation et l’oubli du 17 octobre 1961 a abouti à ce que les quelques rassemblements de protestation qui ont été organisés peu après dans les rues de Paris ont été chassés de la mémoire collective. Les organisateurs d’un colloque pour le 40ème anniversaire, en 2001, ont même affirmé qu’il n’y en avait eu aucune. Ce qui avait provoqué les protestations du président de la Ligue des droits de l’homme à l’époque, Henri Leclerc, qui, en 1961, avait participé à la principale d’entre elles, la manifestation organisée par le PSU dont il était membre. A l’initiative de l’Institut Tribune socialiste, un ouvrage est paru en 2021 pour tenter de réparer cet oubli tenace.

Lire la suite »
Le 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961
crime d’Etat
ou crime de Préfecture ?

Alors que plus de 120 associations, syndicats et partis politiques ont lancé pour les 60 ans du 17 octobre 1961 un appel à la reconnaissance de ce crime d’Etat commis au cœur de la capitale, Emmanuel Macron a publié le 16 octobre 2021 un communiqué qui, s’il a le mérite d’employer le mot « crime », l’attribue au seul Maurice Papon. Dans Politis, Denis Sieffert explique qu’en cela, il a tourné le dos à la vérité. Il a contredit la demande de reconnaissance du crime d’Etat exprimée par Benjamin Stora le jour-même dans Libération et réclamée le 17 octobre dans les rues de Paris par des milliers de manifestants. C’était aussi la demande de tous les intervenants au colloque international qui a eu lieu au Sénat le 15 octobre, dont rend compte l’article du quotidien El Watan que nous reproduisons ici, ainsi qu’un article paru sur le site de France culture.

Lire la suite »
Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

En retraçant son parcours,
Catherine Coquery-Vidrovitch
souligne l’importance d’enseigner l’histoire
de l’Afrique

Catherine Coquery-Vidrovitch est une pionnière dans le domaine de l’histoire de l’Afrique. Elle n’avait aucune connaissance de ce continent quand, passionnée par l’histoire, elle s’est orientée vers cet objet d’étude. Mais son enfance clandestine de fillette juive née dans une famille assimilée de longue date dans la société française, qu’elle relate d’abord, avec pudeur et émotion, dans ce livre, l’a conduite a éprouver de l’empathie pour un continent dont les habitants sont l’objet eux aussi de racisme dans le regard des Européens. A partir des années 1960, elle a publié de nombreux livres décrivant la dure réalité de la colonisation française et ses effets toujours actuels.

Lire la suite »
Le 17 octobre 1961

Le 17 octobre 2021
Commémoration à Paris
du massacre des Algériens
commis soixante ans auparavant

Soixante ans après la répression meurtrière, le 17 octobre 1961, vers la fin de la guerre d’Algérie, de la manifestation désarmée des Algériens de la région parisienne, un appel à la reconnaissance par les plus hautes autorités de la République française des responsabilités dans ce drame a été lancé par plus d’une centaine d’associations, syndicats et partis politiques. Ci-dessous, après cet appel et ses signataires, une émission de Mediapart qui fait le point avec la journaliste Samia Messaoudi et l’historien Fabrice Riceputi sur ce qu’on peut dire de cet événement. De nombreuses initiatives auront lieu dans toute la France, dont une marche dans Paris le 17 octobre 2021 après-midi, annoncée le 13 octobre par une conférence de presse.

Lire la suite »
Le 17 octobre 1961

Un roman inédit,
« Le visage de pierre » de William Gardner Smith,
par un Afro-américain présent à Paris
lors du 17 octobre 1961

Comme les écrivains Chester Himes, James Baldwin et Richard Wright, ou les artistes Josephine Baker, Sidney Bechet et Beauford Delaney qui se sont installés à Paris entre les deux guerres mondiales, le journaliste et romancier William Gardner Smith a choisi de vivre à Paris en 1951. La ville offrait un refuge pour les Afro-américains qui fuyaient la ségrégation et les discriminations dans la société américaine. Après avoir été témoin de la situation des Algériens en France et de la répression du 17 octobre 1961, Il a écrit le roman The Stone face, son seul roman se déroulant à Paris, Mais, contrairement à ses autres livres, The Stone Face n’avait jamais été traduit en français. Réédité aux Etats-Unis en 2020 avec une préface d’Adam Shatz dont nous reproduisons la traduction, il est publié pour la première fois en français en 2021 par les éditions Christian Bourgois.

Lire la suite »
Le 17 octobre 1961

Une nouvelle édition de
« Le 17 octobre des Algériens »
avec une postface intitulée
« De nouvelles révélations »

Le texte de Marcel et Paulette Péju, « Le 17 octobre des Algériens », devait paraître à l’été 1962 aux éditions François Maspero mais les pressions conjuguées des pouvoirs français et algérien ont fait qu’il a dû attendre 2011 pour être publié par l’éditeur La Découverte. Présenté et accompagné du texte de Gilles Manceron « La triple occultation d’un massacre » qui aborde les raisons du long silence autour de cet événement. Il est réédité en collection de poche en 2021, complété par une postface inédite, « De nouvelles révélations », qui fait le point sur les responsabilités dans l’origine du massacre, aborde le sort des transportés en Algérie qu’on doit prendre en compte dans le bilan des victimes, et pointe la question du silence de nombreuses familles d’immigrés algériens.

Lire la suite »
Immigrations

« Un rêve, deux rives »
par Nadia Henni-Moulaï

Dans son nouveau livre, Un rêve, deux rives, la journaliste et écrivaine Nadia Henni-Moulaï revient sur la trajectoire de son père, engagé dans les groupes de choc de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’indépendance algérienne, mais qui lui a peu parlé de cette époque de sa vie. Elle a dû mener ses propres recherches pour essayer de la reconstituer. Elle évoque aussi dans ce roman ce que fut sa propre enfance dans une cité française. Comme l’écrit l’autrice de ce récit aux évidentes qualités littéraires, « ce roman d’un homme de main du FLN, Algérien libre, violent, ouvrier ordinaire, père torturé et époux coriace, charrie toute la complexité de l’Histoire ».

Lire la suite »
L'accès aux archives coloniales

Pour l’accès des citoyens
aux archives publiques
une rencontre-débat importante
le 13 septembre 2021

Après l’annulation par le Conseil d’Etat de l’instruction générale interministérielle n° 1300 qui entravait l’accès aux archives, de nouvelles dispositions ont été votées par le parlement… au sein de la loi prévention d’actes de terrorisme et renseignement, qui ont été validées par le Conseil constitutionnel le 30 juillet 2021. Dans la newsletter de Public Sénat, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias s’en indigne. Il alerte contre la création d’une « forme de censure » empêchant la communication de documents indispensables au travail des historiens. Le 11 août 2021, le gouvernement a publié une nouvelle IGI 1300. Pour débattre de ses conséquences, et, plus généralement, du droit des citoyens d’accéder aux archives publiques, une rencontre-débat a lieu le 13 septembre 2021 à Paris. Inscriptions avant le 10 septembre.

Lire la suite »