Une pétition de la LDH : le mépris de l’Histoire et des victimes
Un appel à l’abrogation de la loi du 23 février 2005, initié par la LDH et rendu public le 13 avril 2005.
[Première publication, le 18 avril 2005,
mise à jour, le 18 septembre 2005]
Un appel à l’abrogation de la loi du 23 février 2005, initié par la LDH et rendu public le 13 avril 2005.
[Première publication, le 18 avril 2005,
mise à jour, le 18 septembre 2005]

Le ministre des anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, cherche, en septembre 2005, à dédramatiser le débat sur la loi du 23 février qui prescrit aux enseignants de montrer les « aspects positifs de la présence française outre-mer ». D’après le site du Nouvel Observateur, il a déclaré que cette loi était un « problème franco-français ». Dans l’espoir de faire taire le tollé qui a fini par s’étendre aux départements d’outre-mer et à l’Algérie. Pure illusion, à en juger par la presse algérienne et par celle des Antilles et de la Réunion.
Fatima Lancou-Besnaci, présidente de l’Association harkis, droits de l’homme et fille de harki, livre sa réaction aux déclarations faites par le président Bouteflika à Oran sur les enfants de harkis.
Elle expose ci-dessous son point de vue sur la question des harkis.
par Nadjia Bouzeghrane [El Watan, le 15 septembre 2005]
Informée du projet de l’ADIMAD, l’Association des amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons avait, en avril 2005, demandé à ses adhérents d’interpeller les élus locaux
En ces jours-là on ne dira plus :
les pères ont mangé des raisins verts,
et les dents des fils sont agacées.
Jérémie 31:29

La colonisation fait partie de l’histoire française, mais la France ne veut pas le voir. Ce trou de mémoire ne peut que favoriser le retour d’un certain nombre de préjugés et la permanence dans la société française de ce que le philosophe Sidi Mohamed Barkat appelle des « faux plis ».
Par Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme 1.
Si on s’en tient à la stricte approche juridique, rien ne
permet de rapprocher le statut d’infériorité des indigènes des colonies avec la situation de leurs descendants aujourd’hui dans la République française, qui, s’ils sont Français, ont les mêmes droits que l’ensemble des citoyens. Mais le rapprochement parle aux personnes originaires de l’immigration d’Algérie ou d’autres colonies, qui le ressentent comme un élément d’explication évident des discriminations qu’elles vivent dans leur quotidienneté.
par Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS (Centre d’Histoire sociale du XXe siècle, université Paris I Panthéon – Sorbonne)
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Les propos de Gilles Manceron3 ont été recueillis par Yvon Le Gall.
L’essentiel de cet entretien a été publié dans le n° 3 (été 2005) de la revue trimestrielle Histoire & Patrimoine.
Réagissant à la loi du 23 février 2005 parlant des « aspects positifs » de la colonisation, Clause Liauzu montre dans ce texte, dont l’essentiel a été publié dans le n° 3 (été 2005) de la revue trimestrielle Histoire & Patrimoine, que la colonisation est violence. Parce qu’elle est conquête, destruction ou soumission d’une autre population. La violence de la guerre est particulière. « Nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle ne l’était avant de nous connaître », a reconnu Tocqueville, dans son Rapport de la commission d’enquête parlementaire de 1847 sur l’Algérie.

Les pieds-noirs sont le produit d’une histoire entamée dans l’épisode tragique de la guerre d’Algérie, et réinventée par la suite dans l’exil.
Cet article a été publié dans le n°3 (été 2005) de la revue trimestrielle Histoire et Patrimoine, consacré à « France coloniale, deux siècles d’histoire ».

Le 6 août 2005, Le Monde publiait la précision suivante relative à un article paru le 18 juin, six semaines auparavant. Commençons par une information que M. Thierry Rolando semble
au sujet de la stèle de Marignane à la gloire des « combattants de l’Algérie française » 4.
On pourra noter la grande ressemblance des réponses faites aux parlementaires : en particulier, Claude Saunier, Christiane Demontes et René-Pierre Signé ont reçu la même réponse (à l’exception de la dernière phrase qui n’est pas adressée à Claude Saunier) – réponse qui se trouve d’ailleurs à côté de la … plaque. Mais députés et sénateurs semblent s’en satisfaire !
[Première mise en ligne : le 27 mai 2005
dernière mise à jour : le 9 août 2005.]