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Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

Une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées au monument aux morts autour de la maire de Louvroil pour empêcher le dépôt de gerbes à la gloire des assassins de l'OAS.
Condamnations

Pas de cérémonie pour l’OAS à Louvroil

Une association militant pour la mémoire des anciens de l’OAS voulait organiser une cérémonie en l’honneur de Roger Degueldre à Louvroil.

Devant la réaction ferme de la maire, l’ADIMAD devait renoncer à son projet : il n’y a pas eu de dépôt de gerbe en mémoire de Roger Degueldre, à Louvroil, le mercredi 6 juillet 2005.

[Première publication, le 4 juillet 2005,

corrigée le 26 septembre 2005].]

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Karfa Diallo, président de DiversCités, devant le buste de Toussaint Louverture, à Bordeaux.
Les “banlieues”

La mémoire à vif

Héritiers de ce passé traumatique, des Français issus de l’immigration s’en emparent pour dénoncer les injustices qu’ils subissent; les travaux de spécialistes et les projets commémoratifs se multiplient… Longtemps refoulée, l’histoire coloniale de la France refait surface. Dans la confusion.

Par Boris Thiolay [L’Express du 22 septembre 2005]

photos © J.-P. Guilloteau/L’Express

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Pierre Vidal-Naquet (Sipa)
La loi du 23 février 2005

L’accusation des « professeurs de trahison », le retour ?

Après avoir été mis en cause par le ministre délégué aux Anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, parce qu’ils avaient critiqué la loi du 23 février 2005 sur le « rôle positif de la présence française outre-mer », des historiens, dont Claude Liauzu, Jean Baubérot ou encore Pierre Vidal-Naquet, ont décidé de répondre. Ils montrent que l’accusation d’être des « professeurs de trahison » émane du « Manifeste des intellectuels français » qui, en octobre 1960, a dénoncé le « Manifeste des 121 », accusation qui a été reprise par d’autres articles et publications colonialistes de l’époque.

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colonialistes/anticolonialistes, ou quand le mort saisit le vif

par Raphaëlle Branche, Claude Liauzu, Gilbert Meynier et Sylvie Thénault
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Ces quatre historiens ont adressé au journal Le Monde le texte que vous trouverez ci-dessous, que nous a adressé Claude Liauzu.

Faute de place, ce texte étant trop long pour pouvoir être publié intégralement, Le Monde a fait paraître, le 20 septembre 2005, dans sa page « Horizons, débats », un texte un peu abrégé : 876.

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La responsabilité des historiens face à l’histoire coloniale

par Raphaëlle Branche, Claude Liauzu, Gilbert Meynier et Sylvie Thénault
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Cet article, paru dans Le Monde daté du 20 septembre 2005, est une version abrégée d’un texte que ces quatre historiens avaient adressé au journal.

Faute de place, le texte initial étant trop long pour pouvoir être repris intégralement, Le Monde en a extrait l’article ci-dessous, publié dans sa page « Horizons, débats ».

Vous pourrez lire d’autre part le texte initial intitulé 878 que nous a adressé Claude Liauzu.

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Hamlaoui Mekachera (Sipa)
La loi du 23 février 2005

Hamlaoui Mekachera : la loi du 23 février 2005 est un problème franco-français

Le ministre des anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, cherche, en septembre 2005, à dédramatiser le débat sur la loi du 23 février qui prescrit aux enseignants de montrer les « aspects positifs de la présence française outre-mer ». D’après le site du Nouvel Observateur, il a déclaré que cette loi était un « problème franco-français ». Dans l’espoir de faire taire le tollé qui a fini par s’étendre aux départements d’outre-mer et à l’Algérie. Pure illusion, à en juger par la presse algérienne et par celle des Antilles et de la Réunion.

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La reconnaissance du passé colonial

Gilles Manceron : “affronter le passé colonial”

La colonisation fait partie de l’histoire française, mais la France ne veut pas le voir. Ce trou de mémoire ne peut que favoriser le retour d’un certain nombre de préjugés et la permanence dans la société française de ce que le philosophe Sidi Mohamed Barkat appelle des « faux plis ».

Par Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme 3.

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Patrick Weil : des liens se sont tissés entre hier et aujourd’hui

Si on s’en tient à la stricte approche juridique, rien ne
permet de rapprocher le statut d’infériorité des indigènes des colonies avec la situation de leurs descendants aujourd’hui dans la République française, qui, s’ils sont Français, ont les mêmes droits que l’ensemble des citoyens. Mais le rapprochement parle aux personnes originaires de l’immigration d’Algérie ou d’autres colonies, qui le ressentent comme un élément d’explication évident des discriminations qu’elles vivent dans leur quotidienneté.

par Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS (Centre d’Histoire sociale du XXe siècle, université Paris I Panthéon – Sorbonne)
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