quêtes mémorielles et histoire nationale par Suzanne Citron
Les stéréotypes de «l’histoire de France», hérités du XIXe siècle, doivent être reconnus et démystifiés.
Un article de Suzanne Citron 1
publié dans Libération le 24 octobre 2005
Les stéréotypes de «l’histoire de France», hérités du XIXe siècle, doivent être reconnus et démystifiés.
Un article de Suzanne Citron 1
publié dans Libération le 24 octobre 2005
Chacun son 1er Novembre.
Le mien n’est pas une reconstitution.
C’est un témoignage.2
Fatima Besnaci-Lancou sera présente à la Fête du livre de Toulon, les 19 et 20 novembre prochains, au stand de la librairie GAÏA.
Elle présentera son ouvrage « Fille de Harki », pour lequel elle s’est vu décerner le prix Seligmann.

La loi du 23 février 2005 sur l’enseignement de l’histoire coloniale n’énerve pas que les profs, les ministres aussi. Le « Canard enchaîné » du 26 octobre 2005 publie un article qui brocarde les dissonances au sein du gouvernement autour de cette loi qui prescrit d’enseigner les « aspects positifs » de la colonisation. Alors que Jacques Chirac a qualifié cette loi de « grosse connerie » devant sa conseillère Blandine Kriegel 3… mais sans demander son abrogation pour autant, les ministres de l’Education nationale, des Anciens combattants et des Affaires étrangères ont chacun leur avis. Faut-il ouvrir entre eux des pourparlers de paix ?
La postface du livre « fille de harki » de Fatima Besnaci-Lancou 4.
A partir de la rentrée scolaire de septembre 2005, les critiques sont de plus en plus vives contre l’alinéa controversé de la loi du 23 février 2005 qui enjoint les enseignants à enseigner les « aspects positifs de la colonisation ». Le 22 octobre, un article d’Hervé Nathan dans « Libération » s’en prend au vote par la droite d’une loi imbécile sur l’enseignement de l’histoire des colonies. Il affirme que la mémoire coloniale, c’est comme le refoulé ; chassez-le, il revient au galop ; et qu’on assiste avec cette loi au resurgissement des fractures politiques anciennes, à droite comme à gauche.

Alors que tout indique que la président de la République, Jacques Chirac, avait discrètement suscité la loi du 23 février 2005 enjoignant aux enseignants de montrer le « rôle positif » de la colonisation, il aurait, face au tollé qu’elle a suscité, qualifié cette loi de « grosse connerie »… C’est ce qu’écrit dans « Le Monde » du 18 octobre 2005 un article de Laetitia Van Eeckhout. Si une « grosse connerie » a été commise, elle a été pleinement assumée par le ministre délégué aux Anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, et, au delà, par le président de la République qui en avait fait la promesse aux nostalgiques de l’Algérie française pour les dissuader, en avril 2002, de voter pour Jean-Marie Le Pen.
La loi sur le «rôle positif» de la colonisation française «n’impliquerait aucune modification des programmes» !… Tel est l’avis du ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, dans un entretien publié par le Journal du Dimanche, le 16 octobre 2005. Déclaration absurde et mensongère pour tenter de sauver un article de loi de plus en plus contesté au parlement, dans le pays, notamment dans les départements d’outre-mer, et à l’étranger. Nombreux sont ceux qui demandent l’abrogation de cet article 4. Pour la LDH, il faut faire avec cette loi comme avec toutes les lois scélérates : la supprimer, purement et simplement.
par Florence Beaugé, Le Monde, daté du 17 septembre 2005.

« Le cri de Fatima Besnaci-Lancou vient nous rappeler que la guerre d’Algérie n’est pas finie pour tout le monde et que bien des plaies restent ouvertes. Avec d’autres témoignages qui nous prennent à la gorge, […] il nous invite à repenser le drame algérien dans sa complexité et en abandonnant bien des idées reçues. » (Mohamed Harbi, historien, ancien dirigeant du FLN.)
[Première mise en ligne le 26 septembre 2004,
mise à jour le 9 octobre 2005.]
Enfants d’immigrés et de harkis, même combat ! C’est le message pacifique que Fatima Besnaci-Lancou, fille de harki, a diffusé jeudi 23 septembre 2004, veille de la Journée nationale d’hommage aux harkis, célébrée, depuis 2001.
Le Manifeste que vous trouverez ci-dessous a été rendu public par Fatima Besnaci-Lancou, auteure du livre témoignage Fille de harki 5
et présidente de l’association Harkis et droits de l’homme. Cet appel, ouvert à la signature, se présente comme une contribution à la réconciliation franco-algérienne.
Le Manifeste se dresse contre la « simplification de l’histoire » qui a classé parmi « les bons » et « les méchants » des gens qui, « par choix, hasard ou nécessités « , se sont retrouvés face à face pendant la guerre d’Algérie.
[Première mise en ligne le 26 septembre 2004,
mise à jour le 9 octobre 2005.]
Vous trouverez ci-dessous la lettre que Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, a adressée au président de la République le 20 septembre 2005, au sujet de la situation des anciens harkis et de leur famille.
La lettre a été signée par des personnalités dont vous trouverez la liste plus bas.
Cette lettre fait suite à la tribune publiée par Michel Tubiana en 2001 : 46.
[Mise en ligne, le 21 septembre 2005,
mise à jour des signatures le 25 octobre 2005]