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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

restes mortuaires d’anciens résistants algériens : rien ne s’oppose à leur retour en Algérie

L’agence APS – Algérie Presse Service – a publié aujourd’hui une longue dépêche, reprise ci-dessous, où elle fait le point sur la situation des restes mortuaires de résistants algériens qui se trouvent au Musée de l’Homme à Paris.

L’impression qui se dégage à la lecture de cette dépêche est que rien ne s’oppose à leur retour en Algérie.
Il ne reste plus pour les autorités algériennes et françaises qu’à régler les formalités nécessaires pour permettre le retour de ces restes en Algérie où ils trouveront une sépulture décente.

Merci à tous ceux qui ont permis de parvenir à ce résultat en signant une simple pétition. Restons vigilants : rien n’est encore vraiment acquis.

[Mis en ligne le 8 juin 2016, mis à jour le 11]

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

“Vers la guerre des identités ?”, un livre dirigé par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Dominic Thomas

En 2005, deux des directeurs de “Vers la guerre des identités ?” publiaient La Fracture coloniale, juste avant la révolte dans les banlieues. Dix ans plus tard, ils reviennent, avec Dominic Thomas et une partie des mêmes auteurs, et d’autres, sur les crises identitaires et sociales qui traverse la France. Les contributions qui y sont rassemblées interrogent, avec une multiplicité d’approches, et sans négliger les passerelles historiques qui continuent à nous lier au passé colonial, les nouvelles fractures de notre société et les crises qui la traversent. Nous publions ci-dessous le début de l’introduction, suivi du sommaire de l’ouvrage.

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ils témoignent pour une mémoire apaisée

En choisissant d’assister aux commémorations du 19-Mars, date du cessez-le-feu en Algérie scellé par les accords d’Évian en 1962, et de rendre hommage aux victimes de cette guerre, le président François Hollande s’est attiré les foudres de la droite.

Cette date, devenue Journée nationale de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, est l’occasion de donner la parole à ceux qui tentent de lancer des passerelles au-dessus de la Méditerranée.

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le réveil d’une parole coloniale sur la guerre d’Algérie

Les discours favorables à l’Algérie française sont de retour. Les groupes de mémoire communautarisés se sont multipliés ; d’où la crainte exprimée par Benjamin Stora d’une « guerre des mémoires ». Il rejoint un autre historien, Gilles Manceron, pour qui un réveil de l’idéologie coloniale a accompagné la libération de la parole sur la guerre d’Algérie.

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commémoration de la fin de la guerre d’Algérie

Le 19 mars 1962, l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en Algérie, est une date importante : la veille, le 18 mars, les accords d’Evian étaient signés entre la France et le FLN. Ce jour n’a pas marqué la fin des combats et des massacres de populations civiles, dont beaucoup étaient dûs à la folie meurtrière de l’OAS, mais dans la mémoire collective française, le 19 mars est l’anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. D’où la décision du président de la République François Hollande de rendre hommage le 19 mars aux victimes de cette guerre.

Le 18 mars 2016, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a publié une tribune dans Le Figaro pour contester cette décision : l’ancien chef de l’Etat critique la date choisie par François Hollande pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie, au prétexte que cette date ne marquerait pas la fin des combats – voyez la prise de position électoraliste de Christian Estrosi. En réalité on peut voir dans cette prise de position du leader des Républicains une manifestation de la “guerre des mémoires” dont l’objectif premier est de s’approprier le soi-disant vote pieds-noir.

Ci-dessous deux liens pour prendre connaissance du discours de François Hollande, suivis d’un communiqué de la FNACA réagissant, le 18 mars, à l’article de Nicolas Sarkozy.

Mis en ligne le 18 mars 2016, mis à jour le 21

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les Français et leur passé algérien

Ci-dessous, un entretien donné par Benjamin Stora et publié le 14 mars 2016 dans le quotidien algérien Liberté sous le titre «Il faut dépasser le discours abstrait de dénonciation du colonialisme».

Pour ce spécialiste reconnu de l’histoire coloniale, les demandes de repentance sont improductives. Selon lui, l’État algérien doit entrer en mouvement en réclamant à la France des réponses sur des faits précis et des compensations pour les victimes de toutes les exactions.

L’interview est suivie de deux vidéos d’entretien de Benjamin Stora avec Jean-Pierre Elkabbach.

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Christian Estrosi refuse de participer aux commémorations des accords d’Evian

Président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi refuse de participer aux cérémonies organisées le 19 mars, en commémoration des accords de 1962. Il refuse même d’y être représenté.

Le 19 mars est officiellement « journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Mais cette date est contestée par des politiques et des associations, notamment de harkis et de pieds-noirs. Pour la première fois, cette année, le président de la République, François Hollande, participera aux célébrations.

Ci-dessous le communiqué de protestation publié par le comité régional PACA de la LDH.

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Monument dédié aux victimes des essais nucléaires dans le Pacifique, inauguré en juin 2014 à Papeete.
Les essais nucléaires français en Algérie

Hollande reconnaît, à Papeete, l’impact des essais nucléaires

Après sa visite à Wallis et Futuna, François Hollande était lundi à Tahiti. Il a notamment annoncé une révision du traitement des demandes d’indemnisation des victimes des 193 essais nucléaires que la France a conduits de 1966 à 1996 sur les atolls de Mururoa et Fangataufa. Des victimes qui sont d’un côté les habitants des atolls et de l’autre les militaires et expatriés présents sur les sites et exposés à de fortes doses de radioactivité.

En 2010, la loi Morin a été votée pour indemniser les victimes. Mais seuls une vingtaine de dossiers sur un millier reçus ont fait l’objet d’une indemnisation.

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