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Édition du 1er au 15 février 2026

La reconnaissance du passé colonial

La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

Bugeaud, la grande répression de 1871 en Kabylie, célébrés dans les rues de Marseille

Marseille s’est développée au XIXème siècle en lien étroit avec l’essor de l’empire colonial français et plusieurs monuments le célèbrent encore aujourd’hui. Une exposition coloniale a eu lieu en 1906 avant celle organisée dans la capitale l’année suivante à l’Est du Bois de Vincennes. Une autre en 1922 de nouveau dans l’espace qui deviendrait le parc Chanot a précédé la grande exposition coloniale internationale de Paris en 1931. Cela a laissé dans la ville de nombreuses traces dans l’architecture et la toponymie. Nous reproduisons un article d’Alain Castan qui en relève quelques unes.

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L'assassinat d'Henri Curiel

Une plaque a été apposée
à Paris
à la mémoire d’Henri Curiel

Le 25 avril 2019, à l’entrée de la rue Rollin, dans le 5e arrondissement de Paris, où Henri Curiel a été assassiné, une plaque a été apposée à sa mémoire. Son meurtre, le 4 mai 1978, a fait suite à une campagne de presse déclenchée par l’hebdomadaire « Le Point » sur le thème : « Henri Curiel, le patron des terroristes ». Ci-dessous l’intervention de son fils, Alain Gresh, lors de cette inauguration, et une émission de « France inter » de 2015 faisant état de la volonté de la famille de voir aboutir l’enquête, qui a été réouverte en janvier 2018.

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Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

L' »Encyclopédie de la colonisation française »,
un ouvrage de référence

L' »Encyclopédie de la colonisation française », que publie depuis 2016 les éditions « Les Indes savantes » est une entreprise ambitieuse puisqu’elle couvre une large période historique : des Croisades jusqu’à nos jours. Si, dès son premier volume, elle a annoncé qu’elle ne traite pas de la période post-coloniale, elle a néanmoins souligné que, dans la période que nous vivons, subsistent, au terme de l’ère des empires, de nombreuses séquelles de ces siècles qui ont profondément marqué la planète et dont l’histoire lointaine reste trop mal connue.

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L'enseignement

Un projet pédagogique
autour du 17 octobre 1961

Au lycée des métiers René Cassin à Rive-de-Gier (Loire), une équipe pédagogique a impulsé pour les élèves de bac pro et de CAP un travail autour de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris. Une importante documentation a été rassemblée, films, livres et photographies. Sur cette base, les élèves ont réalisé un montage de photos et de textes et préparé de nombreuses questions destinées à une rencontre avec deux auteurs venus échanger avec eux, dont Marie-Odile Terrenoire, fille du ministre Louis Terrenoire, alors porte-parole du général de Gaulle au moment des faits.

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Le travail forcé dans les colonies

la reconnaissance du travail forcé dans l’empire colonial

Dans une tribune publiée par « Le Monde », le 11 avril 2019, intitulée « Le travail forcé colonial dans l’empire français doit être reconnu comme un crime contre l’humanité », Olivier Le Cour Grandmaison, politiste, et Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture malienne, rappellent l’extraordinaire brutalité des grandes compagnies et de l’administration coloniale dans l’empire français. Légitimé et défendu, sous la IIIe République, par de nombreux responsables politiques, juristes et professeurs d’université, le travail forcé n’a été aboli que le 11 avril 1946. Nous reproduisons également l’article publié par le premier de ces auteurs pour les 70 ans de cette abolition.

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L'enseignement

A propos de l’enseignement
de l’histoire coloniale
à l’école primaire,
par Laurence De Cock

Un enseignant a donné un exercice à ses élèves de CM2 sur « les aspects positifs » de la colonisation. L’affaire a fait le tour des grands médias. Au-delà d’une colère compréhensible, que révèle cet exercice sur l’enseignement de l’histoire à l’école aujourd’hui ? Laurence De Cock est animatrice du collectif Aggiornamento histoire-géo, historienne de l’éducation et auteure notamment de « Dans la classe de l’homme blanc. L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours » (PUL, 2018). Elle pointe ici, plutôt que la responsabilité de tel ou tel enseignant, celle écrasante dans ces errements d’une « défiance » d’ordre politique au sein de l’institution elle-même vis-à-vis de cette question.

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L'affaire Audin

Macron, le passé colonial
et des réactions inquiétantes
dans l’armée française

Les animateurs de ce site, François Gèze, Gilles Manceron, Fabrice Riceputi et Alain Ruscio, ont exprimé le 4 mars 2019 dans « Mediapart » leur inquiétude devant le fait que certains officiers français osent encore défendre la torture, et leur étonnement de ce que personne en France n’ait relevé cette prise de position scandaleuse. Ils demandent, par ailleurs, si la reconnaissance par le président Macron d’un crime d’État dans l’affaire Audin est l’amorce d’une rupture des autorités françaises avec l’incapacité à regarder en face l’histoire coloniale, ou bien un « coup » sans lendemain.

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Les communistes et la question coloniale

Alain Ruscio a produit
sur les communistes et l’Algérie
(1920-1962)
un livre nuancé et documenté

Dans un entretien donné à « l’Humanité », Alain Ruscio explique qu’il a voulu, dans son livre « Les Communistes et l’Algérie, des origines à la guerre d’indépendance (1920-1962) », analyser, en évitant les polémiques, le rôle que jouèrent les communistes, en France et en Algérie, dans les luttes anticoloniales. Selon lui, ce qu’il appelle la « force communiste » — expression dans laquelle il englobe dirigeants, membres du parti et des syndicats et organisations de masse qui lui étaient liées — a été au cœur de la protestation anticolonialiste en France. Et, en dépit des hésitations, des détours et des erreurs du PCF, il y eut bien une « résistance communiste » à la guerre d’Algérie.

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La reconnaissance du passé colonial

Musées, théâtre, cinéma,
arts graphiques,
regard colonial ou décolonial ?

Quelles images musées et artistes doivent-ils donner de la période coloniale européenne ? Près de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, a rouvert ses portes après une longue fermeture que regrettait, par exemple, en 2014, « La Libre Belgique », en raison du « parfum de colonialisme qui y règne toujours ». Dans « Le Monde », Philippe Dagen confirme que sa rénovation perpétue les idées reçues sur les colonies. Heureusement, des historiens, des artistes, comme dans la rencontre à l’ENS que nous présentons ci-dessous, secouent le vieux cocotier des préjugés coloniaux.

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Les communistes et la question coloniale

1955-1957 :

la participation
du parti communiste algérien
à la lutte armée d’indépendance
et le rôle de Maurice Audin,

par Sadek Hadjerès

Sadek Hadjerès, né en 1928 en Kabylie, a milité au PPA/MTLD de 1944 à 1949, puis adhéré au PCA en 1951. Entré à son bureau politique en 1955, après avoir achevé ses études de médecine, il est devenu, au moment où a été déclenchée la guerre d’indépendance algérienne, un dirigeant de ce parti, dont Maurice et Josette Audin étaient des militants actifs. Lors de l’entretien qu’il nous a accordé, le 16 décembre 2018, il a témoigné de ce que tous deux partageaient l’orientation du PCA, comportant, à partir de 1955, une participation à la lutte armée pour l’indépendance de l’Algérie.

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Les communistes et la question coloniale

Les communistes et l’Algérie,
par Alain Ruscio

Dans « Les communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 », Alain Ruscio offre un ouvrage soigneusement documenté sur une page d’histoire souvent objet de polémiques. Il a travaillé sur des fonds d’archives récemment ouverts, comme dans celles du PCF aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis, et y révèle des documents nouveaux. Nous publions les articles que lui ont consacré Claude Mazauric dans « l’Humanité », la Rubrique culture du quotidien « Le Soir d’Algérie » et Jean-Pierre Sereni sur le site « Orient XXI », et signalons deux débats organisés autour de ce livre.

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L'affaire Audin

Josette Audin
a été l’objet
de multiples hommages

Les réactions ont été nombreuses suite à la mort, le 2 février 2019, de Josette Audin. Militante du Parti communiste algérien (PCA) comme son mari, Maurice Audin. Elle avait vécu, à Alger, le 11 juin 1957, l’enlèvement de celui-ci par des parachutistes français, et, quand, peu après, ils lui ont annoncé son évasion, elle a compris qu’ils l’avaient assassiné. Pendant soixante-deux ans, elle a combattu pour connaître la vérité sur son sort. Ci-dessous les articles publiés par « l’Humanité » et « El Watan », ainsi que d’autres réactions à sa disparition.

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