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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

Le 17 octobre 1961

Une nuit pour se souvenir des Algérien(e)s tué(e)s le 17 octobre 1961

Dans la nuit du 17 octobre 2019, un petit groupe de militantes s’est rendu sur différents lieux du massacre du 17 octobre 1961 pour y graffer le nom des tué(e)s par la police parisienne. La multiplicité des lieux et des temporalités de cet événement de la Révolution algérienne est crucial dans sa commémoration puisqu’elle permet de comprendre la violence systématique du colonialisme français. Nous reproduisons l’article publié le 17 octobre 2019 par Léopold Lambert, chercheur indépendant et architecte, sur « The Funambulist Magazine », dont il est rédacteur en chef.

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La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

JOURNÉE D’ÉTUDE
Les disparus de la guerre d’Algérie
du fait des forces de l’ordre
françaises : vérité et justice ?

Au lendemain de la déclaration présidentielle de septembre 2018 sur la mort de Maurice Audin, plusieurs membres de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) — notamment Jean-Pierre Raoult et les juristes Catherine Teitgen-Colly, Emmanuel Decaux et Kathia Martin-Chenut —, ont soulevé la nécessité de mener une réflexion sur ce thème. Ils ont pris contact avec des historienn(e)s qui ont accepté, avec aussi des archivistes comme Caroline Piketty, des Archives nationales, de constituer un comité scientifique. D’éminentes personnalités ont bien voulu parrainer cette journée d’étude, qui est soutenue par la CNCDH. Et par l’Association des archivistes français (AAF).

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Le massacre du 14 juillet 1953 à Paris

Les échos du bal
du Souvenir
et des Libertés,
place de la Nation

Le 14 juillet 1953, à Paris place de la Nation, la police a tiré sur une manifestation pacifique portant le drapeau algérien, faisant 7 morts : 6 Algériens et un Français membre de la CGT. Le 13 juillet 2019, pour la deuxième année consécutive, la Ligue des droits de l’Homme a organisé, avec le soutien de la Mairie du 12° et de nombreuses associations, un bal populaire en souvenir de cet événement : dépôt de gerbe au pied de la plaque commémorative, débats (et chansons), restauration et bal. De nombreux intervenants ont fait le lien avec l’actualité : la liberté de manifester menacée en France et la révolte du peuple algérien pour la liberté.

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Le massacre du 14 juillet 1953 à Paris

Un bal pour le souvenir
et l’actualité
le 13 juillet 2019
place de la Nation à Paris

En 1953, un cortège du mouvement indépendantiste algérien, le MTLD, participait au défilé populaire du 14 juillet derrière un portrait de son leader, Messali Hadj, et ses banderoles : « À bas le colonialisme », « Nous voulons l’indépendance ». La police ouvre le feu, faisant 7 morts et une cinquantaine de blessés. Cet événement oublié revient peu à peu à la mémoire : le 6 juillet 2017, une plaque a été apposée ; le 13 juillet 2018, une projection suivie d’un bal ont été organisés. En 2019, une commémoration rassemblant davantage de partenaires et faisant le lien avec l’actualité française et algérienne, précédera le bal du souvenir.

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L'affaire Audin

Un cénotaphe
pour Maurice Audin
inauguré le 11 juin 2019

Au cimetière du Père-Lachaise à Paris, un vibrant hommage a été rendu par une foule nombreuse au militant pour l’indépendance de l’Algérie, torturé et assassiné en 1957 par des militaires français, et à son épouse décédée le 2 février 2019. Leurs enfants, Michèle et Pierre Audin, ont procédé à la dispersion des cendres de leur mère au jardin du souvenir, avant que les participants, munis de drapeaux algériens, se dirigent vers l’emplacement du cénotaphe, un monument érigé en mémoire de Maurice Audin, qui a été inauguré.

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L'affaire Audin

Le 11 juin 2019
au cimetière du Père-Lachaise
rassemblement en hommage
à Maurice et Josette Audin

Le 11 juin 1957, des militaires français ont enlevé à son domicile d’Alger le jeune mathématicien Maurice Audin, militant du parti communiste algérien. Ce parti avait rejoint la lutte armée d’indépendance du peuple algérien. Il a été torturé puis tué par les militaires qui le détenaient. Son épouse, Josette Audin, qui a lutté toute sa vie pour savoir la vérité, est décédée le 2 février 2019. Pierre Mansat, président de l’Association Maurice Audin, a demandé de diffuser largement l’appel à leur rendre hommage, le 11 juin 2019, au cimetière du Père-Lachaise.

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La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

Bugeaud, la grande répression de 1871 en Kabylie, célébrés dans les rues de Marseille

Marseille s’est développée au XIXème siècle en lien étroit avec l’essor de l’empire colonial français et plusieurs monuments le célèbrent encore aujourd’hui. Une exposition coloniale a eu lieu en 1906 avant celle organisée dans la capitale l’année suivante à l’Est du Bois de Vincennes. Une autre en 1922 de nouveau dans l’espace qui deviendrait le parc Chanot a précédé la grande exposition coloniale internationale de Paris en 1931. Cela a laissé dans la ville de nombreuses traces dans l’architecture et la toponymie. Nous reproduisons un article d’Alain Castan qui en relève quelques unes.

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L'assassinat d'Henri Curiel

Une plaque a été apposée
à Paris
à la mémoire d’Henri Curiel

Le 25 avril 2019, à l’entrée de la rue Rollin, dans le 5e arrondissement de Paris, où Henri Curiel a été assassiné, une plaque a été apposée à sa mémoire. Son meurtre, le 4 mai 1978, a fait suite à une campagne de presse déclenchée par l’hebdomadaire « Le Point » sur le thème : « Henri Curiel, le patron des terroristes ». Ci-dessous l’intervention de son fils, Alain Gresh, lors de cette inauguration, et une émission de « France inter » de 2015 faisant état de la volonté de la famille de voir aboutir l’enquête, qui a été réouverte en janvier 2018.

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Le travail forcé dans les colonies

la reconnaissance du travail forcé dans l’empire colonial

Dans une tribune publiée par « Le Monde », le 11 avril 2019, intitulée « Le travail forcé colonial dans l’empire français doit être reconnu comme un crime contre l’humanité », Olivier Le Cour Grandmaison, politiste, et Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture malienne, rappellent l’extraordinaire brutalité des grandes compagnies et de l’administration coloniale dans l’empire français. Légitimé et défendu, sous la IIIe République, par de nombreux responsables politiques, juristes et professeurs d’université, le travail forcé n’a été aboli que le 11 avril 1946. Nous reproduisons également l’article publié par le premier de ces auteurs pour les 70 ans de cette abolition.

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L'affaire Audin

Macron, le passé colonial
et des réactions inquiétantes
dans l’armée française

Les animateurs de ce site, François Gèze, Gilles Manceron, Fabrice Riceputi et Alain Ruscio, ont exprimé le 4 mars 2019 dans « Mediapart » leur inquiétude devant le fait que certains officiers français osent encore défendre la torture, et leur étonnement de ce que personne en France n’ait relevé cette prise de position scandaleuse. Ils demandent, par ailleurs, si la reconnaissance par le président Macron d’un crime d’État dans l’affaire Audin est l’amorce d’une rupture des autorités françaises avec l’incapacité à regarder en face l’histoire coloniale, ou bien un « coup » sans lendemain.

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L'affaire Audin

Josette Audin
a été l’objet
de multiples hommages

Les réactions ont été nombreuses suite à la mort, le 2 février 2019, de Josette Audin. Militante du Parti communiste algérien (PCA) comme son mari, Maurice Audin. Elle avait vécu, à Alger, le 11 juin 1957, l’enlèvement de celui-ci par des parachutistes français, et, quand, peu après, ils lui ont annoncé son évasion, elle a compris qu’ils l’avaient assassiné. Pendant soixante-deux ans, elle a combattu pour connaître la vérité sur son sort. Ci-dessous les articles publiés par « l’Humanité » et « El Watan », ainsi que d’autres réactions à sa disparition.

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L'assassinat d'Henri Curiel

Une plaque qui ne dit rien des auteurs du meurtre d’Henri Curiel :
vérités évidentes, justice empêchée

Il y a quarante ans, le 4 mai 1978, Henri Curiel était assassiné à Paris. Suite à la délibération adoptée le 16 novembre 2018 par le Conseil de Paris, une plaque qui ne dit rien des auteurs de ce crime va être apposée non loin du lieu de son assassinat. La question de la recherche des responsables n’y est même pas posée. Pourtant, pour la journaliste Sylvie Braibant, nous savons de quel côté chercher les assassins. Mais, au nom du secret défense qui empêche la justice de regarder du côté du général Aussaresses et du président Giscard d’Estaing, les exécutants et les décideurs ne sont toujours pas désignés.

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