Faites ce que je dis …
Mardi 14 décembre 2004, on pouvait lire dans la presse : La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 est « une question », mais pas « une condition » posée par
Mardi 14 décembre 2004, on pouvait lire dans la presse : La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 est « une question », mais pas « une condition » posée par

Maurice Audin a été arrêté par les parachutistes du général Massu, le 11 juin 1957 à Alger.
Depuis, nul ne l’a revu.
L’enquête du Comité Audin menée par Pierre Vidal-Naquet a établi que Maurice Audin est mort sous la torture.
Malgré plusieurs actions judiciaires, l’État français ne l’a toujours pas reconnu.

Le 17 octobre 1961 à Paris, alors que la guerre d’Algérie va vers sa fin, des milliers d’Algériens manifestent contre le couvre-feu qu’on leur impose. Une rafle est organisée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Des dizaines de manifestants sont tués. Le silence sur ces événements sanglants aura duré trente ans. La dernière décennie a consacré la redécouverte de cet épisode, dont le souvenir enfoui nourrit encore les cauchemars des immigrés algériens et le malaise de leurs descendants français.
Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré une plaque commémorative au pont Saint-Michel « à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ».

Philippe Grand, 66 ans, conservateur en chef aux Archives de Paris. Placardisé cinq ans pour avoir exhumé les documents sur le massacre des Algériens jetés à la Seine en 1961.
Un article de Jean-Pierre Thibaudat – Libération, le 15 juillet 2004.

Papon fait encore des victimes. Deux archivistes ayant témoigné contre lui au cours du procès de février 1999 sont depuis lors au placard. À part les Verts et le groupe communiste, personne, au Conseil de Paris, ne semble décidé à mettre un terme à cette sanction professionnelle, totalement illégale.
[par Sylvie Coma – Charlie Hebdo, 6 août 2003]

Une lettre du SNASUB-FSU Philippe Grand et Brigitte Lainé ont été tous les deux très sévèrement sanctionnés pour avoir témoigné en février 1999 au procès en diffamation intenté par Maurice
Source : acrimed | action critique médias http://acrimed.samizdat.net Faisant écho à l’article de Libération du 18 avril 2003 à propos de la décision du tribunal administratif qui annulait les sanctions
Témoins contre Papon en 1999, ils avaient été mis au placard. Le tribunal administratif vient de dénoncer les notes de service qui cantonnaient les archivistes «dans des fonctions subalternes» et revêtaient «le caractère d’une sanction disciplinaire déguisée». [Libération – vendredi 18 avril 2003]
Ils avaient témoigné à propos des événements du 17 octobre 1961
[Libération – jeudi 17 octobre 2002]

L’Etat continue de cacher des preuves [entretien avec Jean-Luc Einaudi paru dans le Nouvel Observateur à la date du 17 octobre 2002.] Que s’est-il passé le 17 octobre 1961? Pour

« En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de l’ordre agissant sous les ordres de Maurice Papon. » [Jean-Luc Einaudi]