le 17 octobre 1961 et les archives, par Jean-Luc Einaudi
La recherche de la vérité concernant des événements du passé soulève de nombreux problèmes au niveau des archives : collecte, tri, classement, conservation, etc. Viennent ensuite les problèmes de l’accès aux archives : leur communicabilité et en particulier les délais d’accès. On se heurte souvent à la difficulté, voire à l’impossibilité radicale, d’accéder à des sources essentielles à la connaissance de certains épisodes de l’histoire de France.
C’est le cas des massacres du 17 octobre 1961 dont plusieurs archives importantes sont devenues inaccessibles car elles ont tout simplement été détruites. Ont notamment disparu les archives de la brigade fluviale, service qui repêchait des cadavres que l’on trouvait à cette époque-là dans la Seine et ses affluents1. Pour aller plus loin, on pourra lire, sur ce site, l’article “Secret des archives et raison d’État” de René Gallissot.
Le début de la préface de Jean-Luc Einaudi à la dernière édition de son livre Octobre 1961, un massacre à Paris 2, que nous reprenons ci-dessous, donne une idée des répercussions que ces événements tragiques ont pu avoir à l’intérieur du monde des archives.







