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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

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Le 17 octobre 1961

Du nouveau sur le 17 octobre 1961

La répression des Algériens désarmés désobéissant au couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé est maintenant connue. On sait que le chiffre officiel de trois morts était mensonger et qu’elle a fait plus de 150 morts. Mais l’explication de l’événement progresse grâce aux notes laissées par le porte-parole du général de Gaulle, Louis Terrenoire, témoignage de première main qui montre l’hostilité du premier ministre, Michel Debré, à la paix avec le FLN et son rôle déclencheur dans ce drame.

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La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

Faut-il débaptiser les lieux publics Colbert ?

A l’initiative de Louis-Georges Tin, président du CRAN, plusieurs personnalités ont signé une tribune, publiée dans « Le Monde », afin que le nom de Colbert, ministre de Louis XIV et acteur de la légalisation de l’esclavage, soit retiré de l’espace public. Parmi les nombreuses réactions suscitées par cet appel, nous publions avec cette tribune les quatre points de vue réunis sur la question par « L’Humanité » du 3 octobre 2017.

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Le 17 octobre 1961

Reconnaissance du crime d’Etat : lettre ouverte au président de la République

A la veille du 56e anniversaire du massacre de manifestants algériens à Paris par la police française, le Collectif 17 octobre 1961 – Vérité et justice demande à être reçu par le président de la République, Emmanuel Macron, et lui demande de « concrétiser ses engagements ». Cette lettre est suivie de l’appel à rassemblement le 17 octobre prochain à Paris, à 18 heures, à Paris, sur le Pont Saint-Michel. Une nouvelle plaque commémorative sera symboliquement apposée.

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Le 17 octobre 1961

Une Nuit Blanche pour commémorer le massacre

Deux artistes, Jeanne Gillard et Nicolas Rivet, s’emparent de l’évènement parisien « Nuit Blanche », dont le thème est cette année « faire œuvre commune », et proposent un événement participatif afin de ne pas oublier la répression sanglante de la manifestation pacifique des immigrés algériens, le 17 octobre 1961. « Des personnes, militant depuis plus de quarante ans pour la reconnaissance du 17 octobre 61, nous disaient qu’il manquait un maillon, dans la chaîne, pour la transmission. C’est une génération plutôt vieillissante et la jeune génération s’occupe très peu de ces choses-là » explique Jeanne Gillard au « Courrier de l’Atlas ». On lira ci-dessous leur appel à participation.

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Première reconnaissance officielle du massacre d’Algériens à Paris, le 14 juillet 1953

En 1953, pour célébrer la fête nationale, le PCF, la CGT et les organisations proches, ont organisé un défilé populaire. Comme d’habitude, les Algériens forment un cortège autonome, encadré par le MTLD, derrière un immense portrait de leur leader, Messali Hadj, alors en résidence surveillée. Les mots d’ordre sont clairs : « À bas le colonialisme », « Nous voulons l’indépendance ». Le drame se déroule à la fin de la manifestation, place de la Nation. La police exige le retrait du portrait de Messali. Devant le refus des Algériens, une charge violente. Un cri : « Ils ont tiré à balles réelles ! » Le bilan est lourd pour les manifestants : 7 morts, 6 Algériens et un Français, 48 autres manifestants blessés par balles.

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Brahim Senouci rappelle le massacre de Zaatcha en 1849

L’universitaire Brahim Senouci rappelle quelques épisodes particulièrement odieux commis en Algérie lors de la conquête. Notamment l’oasis de Zaatcha qui fut en 1849 le lieu d’un massacre « historique ».

Il vient de rendre publiques les lettres ouvertes qu’il adresse à chacun des deux présidents, Abdelaziz Bouteflika et Emmanuel Macron. Brahim Senouci demande au président français de permettre le retour en Algérie des restes des résistants algériens à la colonisation qui se trouvent actuellement encore dans des musées. Cela marquerait symboliquement la fin du primat de la mythologie coloniale. 1

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la LDH demande la vérité sur l’affaire Audin

Il y aura bientôt soixante ans, dans la nuit du 11 au 12 juin 1957, Maurice Audin, jeune mathématicien membre du Parti communiste algérien, était arrêté à Alger par une unité de parachutistes, avant de disparaître à jamais. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, plusieurs personnalités demandent au nouveau Président de la République de se saisir de ce triste anniversaire pour illustrer son engagement à « prendre des actes forts sur cette période de notre histoire », en faisant en sorte que la vérité historique sur cet assassinat soit enfin connue.


Communiqué LDH – La LDH demande la vérité sur l’affaire Audin

Le 6 juin 2017

Le 11 juin 1957, Maurice Audin, jeune mathématicien engagé pour l’indépendance de l’Algérie, a été arrêté par les parachutistes chargés du maintien de l’ordre à Alger et n’est jamais réapparu.

Les autorités françaises de la IVe République avaient confié, le 7 janvier, à la 10e division parachutiste commandée par le général Massu, les pouvoirs de police dans la ville. C’était la « Bataille d’Alger », où quelque trois mille Algériens arrêtés ont disparu. Le secrétaire général de la police d’Alger, Paul Teitgen, ancien résistant et déporté, qui refusait l’usage de la torture, a écrit le 29 mars dans sa lettre de démission : « Depuis trois mois nous sommes engagés […] dans l’anonymat et l’irresponsabilité qui ne peuvent conduire qu’aux crimes de guerre ».

Les autorités françaises ont affirmé que Maurice Audin s’est évadé. Cette version a été répétée jusqu’à un communiqué publié, le 18 juin 2014, par le président François Hollande, disant : « Les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd’hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l’évasion qui avait été avancée à l’époque. M. Audin ne s’est pas évadé. Il est mort durant sa détention. » Mais cette reconnaissance n’a pas fait place à l’aveu sur les causes de sa mort.

Dans un livre paru peu avant rapportant ses confidences tardives, le général Aussaresses affirme qu’un ordre de l’assassiner a été donné par le général Massu. Comment Maurice Audin est-il mort ? Si un ordre de le tuer a été donné, qui l’a émis ou partagé ? dans quel but ? Soixante ans après les faits, il est temps que la France, dont les pouvoirs politiques successifs ont menti à sa veuve, Josette Audin, et entravé le travail de la justice, connaisse enfin la vérité.

La Ligue des droits de l’Homme s’associera, le samedi 10 juin, à 11h, à un dépôt de gerbes place Maurice-Audin, dans le 5e arrondissement de Paris.

[Mis en ligne le 26 mai 2017, mis à jour le 10 juin]

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Algérie 1945
Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

l’autre 8 mai 1945 et sa reconnaissance par la France

Pour la troisième année consécutive, les collectifs « l’Autre 8 mai 1945 » et « Sortir du colonialisme » se mobilisent pour remettre dans le débat public la question de la reconnaissance par l’Etat français des massacres commis en son nom dans le nord Constantinois, en 1945.

Une réunion publique est organisée à Paris, le 2 mai 2017, de 19h à 23h. Elle bénéficie du soutien des journaux Mediapart et El Watan. Ci-dessous : le programme de la rencontre.

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Carpentras : des manifestants pieds-noirs interpellent Emmanuel Macron (RT France)
Emmanuel Macron et les crimes du colonialisme

Macron, Le Pen, et la colonisation

Le débat sur la colonisation, lancé par Emmanuel Macron, se poursuit. Il en sera ainsi tant que nous n’aurons pas soldé notre passé colonial. Il faut que les faits soient établis et reconnus ; à cet égard, nous avons tous un devoir de vérité 3.

Ci-dessous quelques échos des répercussions de ce débat dans la campagne électorale présidentielle d’avril 2017.

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