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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Le 17 octobre 1961

 17 octobre 1961-17 octobre 2009 : vérité et justice

La Ligue française des droits de l’Homme (LDH), aux côtés de plusieurs autres associations, appelle à un rassemblement samedi 17 octobre 2009, place Saint-Michel à Paris (17h) pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961, où plusieurs dizaines d’Algériens sortis manifester pacifiquement pour leur droit à l’indépendance furent tués par la police de Maurice Papon, des milliers d’autres torturés, emprisonnés, déportés vers des camps en Algérie. Quarante-huit ans après le drame, l’Etat français ne se contente pas de taire ce crime d’Etat, mais mène une politique de réhabilitation rampante du passé colonial français, s’inquiète Gilles Manceron, vice-président de la LDH et spécialiste du colonialisme français.

Samedi 17 octobre à 17 h, rassemblement Place Saint Michel à Paris.

[Mise en ligne le 13 octobre 2009, complétée le 17]

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Le 17 octobre 1961

Paris 1961 : les Algériens, la mémoire et la terreur d’Etat

Le livre Paris 1961. Les Algériens, la mémoire et la terreur d’Etat des historiens britanniques Jim House et Neil MacMaster, publié en 2006 par Oxford University Press et dont la traduction française vient de paraître chez Tallandier, est un livre majeur pour la connaissance du contexte de la répression qui a entouré la manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 19611.

Nous reprenons ci-dessous, avec l’autorisation de son auteur, un article du site acontresens, qui traite des crimes de la police française de septembre-octobre 1961, en s’inspirant de l’ouvrage de Jim House et Neil MacMaster.

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A Paris, le 17 octobre 1961.
Le 17 octobre 1961

le 47-e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961

Cette année, comme les années précédentes des associations, partis politiques et syndicats appellent à un rassemblement au Pont Saint-Michel à Paris pour «exiger la reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français» le 17 octobre 1961 lorsque des dizaines de milliers d’Algériens, manifestant pacifiquement contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, ont été arrêtés, emprisonnés, torturés et nombre d’entre eux refoulés en Algérie par la police.

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Le 17 octobre 1961

le premier qui a dit la vérité sur le massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961

Le 12 février 1999, pour la première fois, un représentant de l’Etat, le substitut Vincent Lesclous, a reconnu la réalité du massacre d’Algériens commis le 17 octobre 1961 à Paris par des membres des forces de l’ordre. C’est le procès en diffamation de Maurice Papon contre l’historien Jean-Luc Einaudi2, à l’issue duquel Maurice Papon a été débouté de toutes ses demandes, qui a conduit la justice à reconnaître que la répression policière pouvait être qualifiée de «massacre».

Il est important de connaître comment la vérité a pu être établie.

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Le 17 octobre 1961

la page algérienne «chargée» de Maurice Papon

Entre Papon et l’Algérie, la relation, marquée du sceau de la force et de la répression, s’étale sur deux décennies. Le fonctionnaire a d’abord été préfet de Constantine (de 1949 à 1951). Il y reviendra de 1956 à 1958, comme préfet IGAME (Inspecteur général de l’administration en mission extraordinaire) pour la région de l’Est algérien. De là, il sera promu préfet de police de Paris, ordonnateur de quelques pages sombres de l’histoire de France : la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 et la tragédie du métro Charonne, le 8 février 1962.

Ci-dessous, un dossier de S. Raouf, publié le 19 février 2007 dans Le Quotidien d’Oran, suivi d’un bref compte-rendu de l’inauguration symbolique d’une station de métro 17 octobre 1961, à Gennevilliers.

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d'après Plantu (décembre 1997)
Papon et les deux archivistes

Maurice Papon est mort

D’après son avocat, «l’ancien ministre n’a jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la Cour d’assises de Bordeaux».

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Le 17 octobre 2001, inauguration de la plaque sur le pont Saint-Michel
Le 17 octobre 1961

commémorations en 2003 et 2004 du massacre du 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961 à Paris, alors que la guerre d’Algérie va vers sa fin, des milliers d’Algériens manifestent contre le couvre-feu qu’on leur impose. Une rafle est organisée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Des dizaines de manifestants sont tués. Le silence sur ces événements sanglants aura duré trente ans. La dernière décennie a consacré la redécouverte de cet épisode, dont le souvenir enfoui nourrit encore les cauchemars des immigrés algériens et le malaise de leurs descendants français.

Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré une plaque commémorative au pont Saint-Michel « à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ».

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Philippe Grand.
Papon et les deux archivistes

Philippe Grand, placardisé cinq ans

Philippe Grand, 66 ans, conservateur en chef aux Archives de Paris. Placardisé cinq ans pour avoir exhumé les documents sur le massacre des Algériens jetés à la Seine en 1961.

Un article de Jean-Pierre Thibaudat – Libération, le 15 juillet 2004.

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Papon et les deux archivistes

Papon n’a jamais existé

Papon fait encore des victimes. Deux archivistes ayant témoigné contre lui au cours du procès de février 1999 sont depuis lors au placard. À part les Verts et le groupe communiste, personne, au Conseil de Paris, ne semble décidé à mettre un terme à cette sanction professionnelle, totalement illégale.

[par Sylvie Coma – Charlie Hebdo, 6 août 2003]

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Brigitte Lainé
Papon et les deux archivistes

Brigitte Lainé et Philippe Grand

Une lettre du SNASUB-FSU Philippe Grand et Brigitte Lainé ont été tous les deux très sévèrement sanctionnés pour avoir témoigné en février 1999 au procès en diffamation intenté par Maurice

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