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Édition du 1er au 15 avril 2025

Israël/Palestine

des Israéliens anticolonialistes face à BDS

Une conférence internationale se tiendra à Paris le 30 mai 2016, avec les ministres des affaires étrangères d’une vingtaine de pays, supposée relancer un processus politique entre Israéliens et Palestiniens et préparer une nouvelle rencontre avec eux. Mais sans pressions internationales fortes, comment amener l’État d’Israël à suspendre sa colonisation de la Cisjordanie, à se conformer au droit international et aux résolutions des Nations unies ? C’est dans ce but que, le 9 juillet 2005, 172 organisations non gouvernementales palestiniennes ont lancé la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).

En Israël même, ceux qui font partie de la minorité anticolonialiste demandent aussi que des pressions soient faites de l’extérieur pour obliger le gouvernement à cesser la colonisation, même s’ils ne soutiennent pas tous BDS, notamment en ce qui concerne le boycott des produits israéliens par les consommateurs d’Europe ou d’ailleurs.

« Trop, c’est trop ! » publie sur son site trois points de vue d’Israéliens anticolonialistes à ce sujet : Gideon Levy, Shlomo Sand et Uri Avnery : Les israéliens anticolonialistes face au boycott d’Israël. Tous trois se rejoignent pour dénoncer les accusations d’antisémitisme à l’encontre de cette campagne, mais Avnery la juge contre-productive en raison des craintes et des préventions que le boycott des produits israéliens par les consommateurs suscite dans la société israélienne. Il nous incite à réfléchir sur la manière la plus efficace d’opérer des pressions sur Israël.

En matière de « sanctions », la mesure la plus redoutée par le gouvernement Netanyahou est la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. C’est elle qui est la plus susceptible de susciter des soutiens en Israël et c’est cette suspension que le gouvernement français et les gouvernements européens représentés à la conférence de Paris doivent mentionner explicitement si le gouvernement israélien refuse d’arrêter sa colonisation de la Cisjordanie.

Gilles Manceron, Fabienne Messica et Bernard Ravenel 1

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La circulaire Alliot-Marie doit être abrogée !

En février 2010, la Ministre Alliot-Marie, alors Garde des Sceaux, demandait par une lettre-circulaire aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant à des actions de boycott des produits déclarés israéliens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle assimilait ces actions à de la provocation à la discrimination ou à la haine raciale.

La Ligue des droits de l’Homme demande l’abrogation de cette circulaire qui attaque directement la liberté d’expression et vise, en tentant de les criminaliser, à museler des actions citoyennes et non violentes contre l’impunité d’un état, Israël, qui viole en permanence le droit, notamment par la colonisation. Pour la LDH, la liberté d’expression est une liberté publique fondamentale.

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Ronit Matalon : « nous vivons sous un régime d’apartheid »

Ecrivaine israélienne, Ronit Matalon est née en 1959 à Gnei Tikva dans une famille originaire d’Egypte. Après des études de lettres, elle travaille comme journaliste pour le quotidien Haaretz, où elle couvre la bande de Gaza et la Cisjordanie entre 1987 et 1993.

Elle a remporté en 2009 le prix de la Fondation Bernstein, qui récompense les auteurs d’expression hébraïque, pour son roman Le Bruit de nos pas (Stock, 2012). Aujourd’hui, Ronit Matalon, qui se présente comme « une Séfarade qui s’en est sortie », vit et enseigne à Haïfa. Son premier roman, De face sur la photo, est paru à l’automne dernier chez Actes Sud.

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un État palestinien viable est-il encore possible ?

Olivier Gebuhrer et Pascal Lederer, sollicités par l’Humanité pour fournir un texte qui réponde à la question  » L’Etat palestinien a-t-il encore une chance d’exister ? « , ont pu mettre au point le texte suivant. Il a été publié, ce 27 octobre 2015, sous la signature d’Olivier Gebuhrer et Pascal Lederer, avec la mention « co-animateurs d’Une Autre Voix Juive », dans la page Débats et controverses (p.12), avec deux autres articles, l’un d’Esther Benbassa et l’autre de Dominique Vidal.

Le titre choisi par l’Humanité, «Le temps de la coopération »», se réfère à l’avant dernier paragraphe de l’article.

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Netanyahou réécrit l’histoire

Dans un discours prononcé mardi 20 octobre 2015 devant le Congrès sioniste à Jérusalem, Benjamin Netanyahou a fait référence à une rencontre en novembre 1941 en Allemagne entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini, haut dirigeant musulman dans la Palestine alors sous mandat britannique.

Selon Netanyahou, « Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs mais les expulser». Ainsi Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui aurait dit: «Si vous les expulsez, ils viendront tous ici» en Palestine. Toujours selon Netanyahou, Hitler aurait alors demandé «Que dois-je faire d’eux? », question à laquelle le mufti aurait répondu: «Brûlez-les !».

Cette réécriture de l’histoire par Benjamin Netanyahou, qui fait du mufti de Jérusalem l’initiateur de la Shoah, est récusée par la quasi-totalité des historiens de cette période.

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Pour Shlomo Sand : seul le boycott permettrait de sortir de la situation actuelle

Une rencontre, organisée le 9 octobre 2015 par l’AURDIP 5 dans le cadre des midis de l’IreMMO 6 et animée par Dominique Vidal, a permis à l’historien israélien Shlomo Sand de préciser sa position par rapport au conflit Palestine/Israël.

Vous trouverez ci-dessous l’enregistrement vidéo de cette rencontre, suivi de la transcription écrite d’extraits de cette vidéo où Shlomo Sand expose son point de vue concernant le boycott 7.

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