le ministre français des Affaires étrangères ne doit pas recevoir son homologue israélien, Avigdor Lieberman
Un communiqué de la Ligue des droits de l’Homme, suivi d’un communiqué de l’Union juive française pour la paix.
Un communiqué de la Ligue des droits de l’Homme, suivi d’un communiqué de l’Union juive française pour la paix.

« La destruction dont j’ai été le témoin à la fois en termes humains et matériels est terrifiante. L’ampleur des pertes humaines et des blessés parmi la population aura des conséquences à long terme sur la santé mentale et physique des Palestiniens de la bande de Gaza. Tous les aspects de la vie ont été touchés » déclare John Holmes, sous-secrétaire général des Nations unies, après avoir visité la bande de Gaza1.
Vous trouverez ci-dessous un petit dossier comportant :
Pour la FIDH, «les attaques à grande échelle et systématiques de l’armée israélienne dans la bande de Gaza doivent être qualifiées de crimes de guerre, si ce n’est de crimes contre l’humanité» et sont donc de la compétence de la Cour pénale internationale. Mais Israël n’est pas partie à la CPI…
Un certain nombre d’organisations demandent la mise en place d’une commission internationale d’enquête indépendante sur les graves violations des droits de l’Homme commises dans le cadre de la crise de Gaza. De son côté, Israël prépare sa défense au cas où des responsables militaires ou politiques seraient poursuivis devant des tribunaux internationaux pour des faits commis à Gaza.

Après les succès de la manifestation du 3 janvier, qui avait rassemblé à Toulon entre 1000 et 2000 personnes, et de celle du 10 janvier (de 2 à 3 000 manifestants), plus d’un millier de personnes ont répondu à l’appel d’un collectif de quatorze organisations varoises en manifestant samedi 17 janvier pour la paix à Gaza.
L’association Varois pour la paix et la justice en Méditerranée appelle à un
rassemblement samedi 24 janvier à 15h, sur le Parvis des droits de l’homme (face à la Faculté de droit, à Toulon).
L’article où il expose “ comment Israël a mené la bande de Gaza au bord d’une catastrophe humanitaire ” n’est pas la première déclaration d’Avi Shlaïm sur ce sujet. Les paroles que l’historien anglo-israélien a prononcées en novembre 2008, au cours d’une rencontre consacrée à l’avenir du sionisme, méritent d’être entendues. Voici le compte-rendu qu’en avait donné Haaretz Staff le 25 novembre 2008.
Le texte d’origine, « Prof. Avi Shlaim : Settlements turned Israel into apartheid state », est repris ci-dessous à la suite de sa traduction française. Vous le retrouverez, acompagné d’un enregistrement vidéo, sur http://www.haaretz.com/hasen/spages/1039411.html.
Selon un certain nombre d’observateurs, Israël a commis des crimes de guerre dans la bande de Gaza au cours de l’invasion du territoire de décembre 2008 à janvier 2009.
Néanmoins le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) s’est dit incompétent pour enquêter dans la mesure où Israël n’est pas un Etat partie de la CPI. C’est pourquoi des organisations, dont la LDH, la FIDH et Amnesty international, demandent la constitution d’une commission indépendante d’enquête.
D’autre part, de nombreuses d’associations veulent transmettre à la CPI un dossier sur des crimes de guerre commis au cours de l’opération israélienne à Gaza. Selon Gilles Devers, l’avocat français chargé de sa rédaction, le dépôt de ce dossier pourrait avoir lieu dans le courant de la semaine. Pour apporter votre soutien, signez et faites circuler cette pétition.
Né à Bagdad en 1945, Avi Shlaim est un historien possédant la double nationalité israélienne et britannique. Il enseigne les relations internationales à l’Université d’Oxford, et il est auteur du livre Le mur de fer. Israël et le monde arabe2.
Avi Shlaim a servi dans l’armée israélienne et n’a jamais remis en question la légitimité de l’État d’Israël. Mais l’assaut impitoyable sur Gaza l’a conduit à des conclusions dévastatrices.
Ce texte est la traduction d’un article publié dans l’édition du 7 janvier 2009 du Guardian3.
Stéphane Hessel, Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, condamne vivement le comportement d’Israël à Gaza et appelle au retour à la table de négociation pour mettre en place la seule solution à ses yeux, celle des deux Etats « rendue de plus en plus difficile, au fur et à mesure que s’accumulent de part et d’autre, soit le mépris et l’humiliation, soit la haine. » Il faut que cette accumulation cesse le plus vite possible, dit-il et alors, « au nom de ce que l’histoire nous a appris sur la possibilité du pardon, […] il faut avoir hâte que cette possibilité de pardon et de solidarité dans un Proche-Orient pacifique puisse être rétablie. »
Nous reprenons ci-dessous la transcription par Contre Info d’un entretien avec Stéphane Hessel, diffusé par Swissinfo le 5 janvier 2009 4.
Vous trouverez ci-dessous l’appel à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme « Gaza : appel aux consciences ».
Cet appel peut être signé en ligne à l’adresse suivante :
http://www.ldh-france.org/Gaza-appel-aux-consciences
N’hésitez pas à le diffuser très largement autour de vous.
«Molten Lead» par Uri Avnery, Gush Shalom, le 3 janvier 20095.
« Cette guerre l’écrit en lettres capitales : Israël a manqué une chance historique de faire la paix avec le nationalisme arabe laïque. Demain, il pourra être confronté à un monde arabe uniformément fondamentaliste, un Hamas multiplié par mille. »

Autour de 1500 manifestants (plus de 1000 selon Var-Matin, 2000 pour La Marseillaise) se sont retrouvés samedi matin, à l’appel du Secours islamique de France, du Nouveau parti anticapitaliste, de l’association Varois pour la paix et la justice en Méditerranée (VPJM) et de la section toulonnaise de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
Pierre-Yves Denis, président de VPJM, a lu une déclaration au nom des organisateurs, avant que la manifestation se dirige vers la Place de la Liberté où elle s’est dispersée dans le calme.