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Édition du 1er au 15 octobre 2026

Où en sont l’enseignement et la recherche sur l’histoire de la traite et de l’esclavage ? Une Rencontre HCO en direct le 14 octobre 2026

Les chercheuses Dominique Rogers et Marie-Albane de Suremain nous diront quels ont été les effets de la Loi Taubira sur l'enseignement et sur la recherche. Abonnez-vous à HCO pour assister à la Rencontre.

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Les participantes :                            

Dominique Rogers est maîtresse de conférences en histoire moderne à l’université des Antilles.  Sa thèse de doctorat s’intitule : « Les libres de couleur dans les capitales de Saint-Domingue : fortune, mentalités et intégration à la fin de l’Ancien Régime (1776-1789) ».

Elle est membre du bureau du Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages  (CIRESC) et siège au conseil scientifique de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage depuis 2020, où elle participe activement à la valorisation de la recherche. Dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Enseignement Supérieur, le CNRS et la FME, elle a dirigé la publication du Livre blanc sur les recherches menées en France sur les traites, les esclavages et les post-esclavages (LIBRE). 

   Dominique Rogers a notamment publié:

  • Voix d’esclaves. Louisiane, Antilles et Guyanes françaises, XVIIIe-XIXe siècles, Collections sources et documents, Karthala, octobre 2015
  • co-dirigé avec B. Lesueur, Sortir de l’esclavage, XIVe-XIXe siècles, (Europe du sud, Amériques) Karthala, avril 2018
  • Libres après les abolitions ? (Statuts et identités aux Amériques et en Afrique), Karthala, décembre 201 ; Habiter la ville aux Antilles et en Guyane (XVIIIe-XXIe s) : essai d’approche pluridisciplinaire, l’Harmattan, 2020.  

Marie-Albane de Suremain est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’INSPE de l’académie de Créteil (Université Paris-Est Créteil – UPEC). Sa thèse, L’Afrique en revues : le discours africaniste français, des sciences coloniales aux sciences sociales (anthropologie, ethnologie, géographie humaine, sociologie), 1919-1964, retrace le passage progressif de ce que l’on appelait les « sciences coloniales » vers les sciences sociales après les indépendances. Ses travaux de recherche, sont particulièrement centrés sur l’Afrique, l’histoire coloniale et sur l’enseignement de « questions socialement vives », comme l’histoire des traites, des esclavages et des colonisations, dans une perspective épistémologique et didactique.

Marie-Albane de Suremain a, notamment, publié :

  • avec Klein, Jean-François, Singaravélou, Pierre, Atlas des empires coloniaux XIXe-XXe s., Autrement, 2012.
  • avec Dorigny, Marcel, Klein Jean-François, Peyrouloux, Jean-Pierre, Singaravélou, Pierre, Grand atlas des empires coloniaux. Des premières colonisations aux décolonisations XVe-XXIe s., Paris, Autrement, 2015.
  • avec Dulucq, Sophie, Lambert, David, Enseigner les colonisations et les décolonisations, Paris, Canope, 2016.

Après avoir dans le cadre d’un projet européen (EURESCL) organisé un colloque international intitulé « Enseigner les traites, les esclavages, leurs abolitions et leurs héritages – Questions sensibles, recherches actuelles », Marie Albane de Suremain et Éric Mesnard ont publié en 2021, Enseigner les traites, les esclavages, les abolitions et leurs héritages, aux Editions Karthala. Cet ouvrage auquel ont participé des enseignants et des chercheurs africains, américains, antillais et européens offre un tour d’horizon sur les programmes scolaires et les pratiques pédagogiques de l’école élémentaire au lycée en mettant en connexion l’Afrique, les Amériques et l’Europe.


Lettre du président de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage (FME), Jean-Marc Ayrault, au ministre de l’éducation nationale,  à propos des futurs programmes du collège

Après avoir formulé dans une note d’octobre 2020 « 7 proposition »[1] à propos de l’enseignement de l’esclavage, la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage (FME) vient d’adresser une lettre adressée  par son président, Jean-Marc Ayrault, au ministre de l’éducation nationale, à propos des futurs programmes du collège. Il y rappelle qu’à l’occasion du 25ème anniversaire de la loi Taubira, « le Président de la République a notamment insisté sur « le changement des programmes et tout ce qui nous reste à faire [pour] remettre la pleine place de cette histoire dans l’histoire de la République et de la France ».

    Le président de la FME prend à nouveau position en faveur d’un renforcement de la place de l’histoire de l’esclavage et des combats pour l’abolition dans les programmes scolaires pour permettre aux élèves de mieux comprendre :

« 1. L’universalité du phénomène de l’esclavage, de l’Antiquité jusqu’à nos jours

2. Les caractéristiques spécifiques de l’esclavage colonial européen, et la place qu’il tient dans l’histoire (économique, politique, sociale, culturelle) de la France

3. Les liens complexes entre esclavage et racisme

4. Enfin, et peut-être surtout, compte tenu de l’absence actuelle de cet aspect dans les programmes de l’enseignement général dans l’Hexagone, l’importance majeure des résistances à l’esclavage et des combats pour son abolition au sein de l’empire colonial français, et notamment le rôle que joue dans l’histoire française comme dans l’histoire mondiale, la révolution à Saint-Domingue /Haïti (…) »[2].

    Ces questions qui renvoient à la recherche et à l’enseignement seront discutées mercredi 14 octobre de 18h30 à 20h lors de la  rencontre avec Dominique Rogers et Marie-Albane de Suremain animée par Eric Mesnard.

Lire la lettre de Jea-Marc Ayrault : Microsoft Word – 20260611 lettre JMA AC MEN programmes scolaires collège SIGNEE


[1] NOTE FME : L’esclavage dans les manuels et les programmes scolaires, 7 propositions | Fondation pour la memoire de l’esclavage.

L’enseignement de l’histoire de l’esclavage en France aujourd’hui, par Eric Mesnard – Histoire coloniale et postcoloniale.

[2] Microsoft Word – 20260611 lettre JMA AC MEN programmes scolaires collège SIGNEE.


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