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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

La famille Le Pen et l’apartheid

La famille Le Pen paraît divisée sur le sujet de l’apartheid. L’ancêtre, Jean-Marie, semble avoir un faible pour une telle organisation de la société : ne vient-il pas de déclarer y voir «au départ une volonté de promotion des deux communautés».

Sa petite fille, Marion Maréchal Le Pen, ne semble pas partager son avis. Interrogée lundi 16 décembre 2013 à BFM TV sur l’héritage politique de Nelson Mandela, la députée Front national du Vaucluse avait déclaré : «Dans nos colonies, nous n’avons jamais appliqué l’Apartheid. On peut en faire une fierté».
Une affirmation qui laisse perplexe et qui ouvre des abysses sans fond à la réflexion.

Quant à Marine Le Pen, elle a surtout fait preuve d’une capacité étonnante à mentir.

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ouverture d’une enquête préliminaire pour crimes de guerre en Palestine

Le 16 janvier 2015, Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale, a ouvert une enquête préliminaire sur la situation en Palestine. Pour l’avocat Gilles Devers qui suit l’affaire depuis des années, il s’agit là d’« une grande victoire pour le peuple palestinien, qui s’est adressé il y a six ans à la justice, et qui aujourd’hui voit sa demande accueillie» ; voir son analyse juridique sur le site des Actualités du droit.

Cette décision marquera-t-elle la fin de l’impunité politique d’Israël ? … espérons-le avec Rony Brauman dont nous reprenons des déclarations datant d’août dernier.

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L'enterrement de Maria Francesca a eu lieu le 5 janvier 2015 (Sipa)
Rejet des Roms et gens du voyage

Le refus d’un maire d’inhumer un bébé rom

Christian Leclerc, maire divers droite de Champlan (Essonne), a refusé, « sans aucune explication », d’autoriser l’inhumation au cimetière de la commune d’un bébé rom mort le lendemain de Noël. L’affaire a soulevé un vent d’indignation générale. La famille, arrivée voici huit ans en France, vit dans un bidonville, en marge du village, à deux pas des pistes de l’aéroport d’Orly. M. Leclerc aurait prétexté que la mort du bébé aurait été déclarée hors de sa commune et justifié son refus par un manque de « places disponibles » : « priorité est donnée à ceux qui paient des impôts locaux », a-t-il jouté.

La polémique aura rappelé l’ampleur des discriminations auxquelles doivent faire face les Roms. En juillet 2013, le maire de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, avait déclaré à propos des gens du voyage : « Hitler n’en a peut-être pas tué assez. » Il a été condamné pour « apologie de crime contre l’humanité ». En décembre 2013, le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var), Luc Jousse, a regretté, au cours d’une réunion publique, que les pompiers aient été prévenus « trop tôt » lors de l’incendie d’un camp rom.

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René Vautier est mort

Le cinéaste René Vautier est décédé hier, avons-nous appris de sa famille. Il devait boucler ses 87 ans le 15 janvier prochain.
Le cinéaste restera comme l’homme à qui l’on doit les images les plus marquantes de la guerre de Libération nationale. Engagé, animé d’une conscience citoyenne jamais démentie, c’est un homme de profonde conviction qui nous quitte.

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Depuis 1962

Après Salman Rushdie et Taslima Nasreen : en 2014, Kamel Daoud

Le journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud, auteur de Meursault, contre-enquête, fait l’objet d’un odieux appel au meurtre lancé par un obscur fanatique algérien.

Devant le succès de son roman, en Algérie et en France, certains l’ont accusé d’être une pure création des médias ; mais Meursault, contre-enquête est un vrai beau livre. Et Kamel Daoud est un écrivain courageux ; son roman est le versant littéraire des Chroniques que cet esprit libre donne régulièrement dans Le Quotidien d’Oran et où il médite sur l’Algérie ; sa plume acérée ne dit pas le cynisme mais la désolation devant le devenir de son pays, qu’il aime passionnément.

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Cette fatwa a soulevé une grande émotion de part et d’autre de la Méditerranée. Suivez Akram Belkaïd 2 : soutenez Kamel Daoud en signant la pétition !

[Mis en ligne le 21 décembre 2014, mis à jour le 30
]

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Anciens combattants de l'ARAC à Craonne, le 17 mai 2008 (© Fédération nationale de la libre pensée)
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

«justice pour les victimes des tribunaux militaires de la guerre de 14» par Gilles Manceron

Durant la guerre de 14/18, la LDH a lutté contre les erreurs judiciaires et contre les exécutions ; depuis cette guerre elle se bat pour obtenir la réhabilitation des condamnés (voyez cette page)

Voici l’intervention de Gilles Manceron au nom de la Ligue des droits de l’Homme, lors du rassemblement organisé à Craonne, le 17 mai 2008, par la Libre Pensée, l’ARAC, la LDH et l’Union pacifiste de France, sur le thème de la réhabilitation des “ fusillés pour l’exemple ”.

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« La France est aussi un pays d’immigration. C’est le rôle du Musée que d’inscrire cette histoire dans l’Histoire de France. »
Gestion postcoloniale de l'immigration

Inauguration du musée de l’Histoire de l’immigration

Le 15 décembre 2014, le président François Hollande a inauguré le musée de l’Histoire de l’immigration, au Palais de la Porte dorée. L’institution attendait son inauguration officielle depuis 7 ans …

Nommé président du conseil d’orientation du musée en août 2014, Benjamin Stora revient ci-dessous sur ses débuts à la tête de l’institution et sur les défis auxquels il est confronté. L’historien spécialiste de l’Algérie évoque notamment le rôle pédagogique du musée et la nécessité de transmettre l’histoire de l’immigration et de ses apports à la France.

Pour Benjamin Stora, « il faut rappeler l’apport des étrangers à l’Histoire de France, en termes culturel, artistique, esthétique, économique et social ».

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des juifs français contre le sionisme

On connait le «jugement réservé sur le sionisme» de Sigmund Freud. Il l’a exprimé dans une lettre du 26 février 1930 en réponse à une demande de soutien à la cause sioniste qui lui avait été adressée. Il écrivait notamment ne pas pouvoir « éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays.»

Les Juifs français eurent eux aussi, avant la seconde guerre mondiale, le plus grand mal à admettre le bien-fondé du projet de Herzl. C’est ce que Esther Benbassa rappelait dans un article paru en juillet 1997 dans la revue L’Histoire, repris ci-dessous.

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