4 000 articles et documents

Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Perpignan : la condamnation de nostalgériques pour injure envers Roger Hillel est définitive

Roger Hillel, journaliste au Travailleur catalan avait assigné le cercle algérianiste des Pyrénées-orientales, le centre de documentation des Français d’Algérie et Mme Suzy Simon Nicaise, pour des propos offensants tenus à son sujet. L’affaire avait été examinée par la justice le 22 mars. Dans sa décision rendue le 3 mai, le tribunal condamne les prévenus pour les propos qu’il estime outrageants ou injurieux. Faute d’appel les condamnations sont devenues définitives.

Ci-dessous, deux lettres que Roger Hillel nous a adressées.

[Première mise en ligne le 9 mai 2016 — mise à jour le 8 juillet]

Lire la suite »
Réserves des restes humains du Musée de l'Homme © Aucun(e)
Les crânes d'Algériens au Musée de l'homme

France-Algérie : le casse-tête des crânes du Musée de l’Homme

Redécouverts en 2011, les crânes de plusieurs dizaines de combattants algériens, décapités pour avoir combattu la colonisation française au milieu du XIXe siècle, sont actuellement stockés dans les réserves anthropologiques du Musée de l’Homme, à Paris. Parmi eux figurent les têtes de chefs connus de la rébellion – des « résistants » donc.

En 2011, l’historien Ali Farid Belkadi a lancé une première pétition demandant le retour en Algérie de ces restes humains. En mai 2016, l’universitaire Brahim Senouci a lancé une nouvelle pétition
demandant que ces dépouilles mortuaires soient remises à l’Algérie – à ce jour, plus de 27 000 personnes, d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée, l’ont signée.

La situation semble actuellement bloquée. En témoigne le courriel du 29 juin 2016 adressé à Brahim Senouci par Michel Guiraud, directeur du musée de l’Homme. Vous trouverez ci-dessous le courriel en question ; il est suivi d’un article exposant les points de vue de deux historiens algériens, Hassan Remaoun et Mohamed Lahcen Zeghidi.

Lire la suite »

Front populaire et nationalisme algérien : la rupture

En ce 80e anniversaire du Front populaire, un fait est peu évoqué : la manière dont celui-ci a dissout le mouvement indépendantiste algérien l’Etoile nord-africaine (ENA). Pourtant, l’ENA avait adhéré au Pacte du Rassemblement populaire et soutenait la gauche française dans son combat antifasciste. Au sein de la LDH, quelques voix se sont exprimées pour condamner cette dissolution, mais elles sont restées minoritaires. Cette rupture de la gauche française avec le nationalisme algérien annonce ses prises de position de mai 1945 et de 1954-56. Dans une interview donnée au quotidien El Watan, l’historien Gilles Manceron considère comme indispensable aujourd’hui de revenir sur ce rendez-vous manqué. 1

Lire la suite »

Abdelmadjid Merdaci : les Européens d’Algérie et la guerre de libération

A partir du mois de mai 1962 un nombre de plus en plus important d’Européens faisait le choix de quitter l’Algérie. L’historien Abdelmadjid Merdaci rappelle que, le 17 juin 1962, le représentant du FLN au sein de l’Exécutif provisoire invitait les Européens d’Algérie à accepter les Accords d’Evian et à prendre place dans l’Algérie indépendante, mais c’est le refus de cette option qui a prévalu en leur sein, avec la violence des “Unités territoriales” puis le terrorisme de l’OAS.

[Mis à jour le 22 juin 2016]

Lire la suite »
Les restes d'Algériens conservés dans un musée à Paris (DR).
Les crânes d'Algériens au Musée de l'homme

Une pétition : rendons à l’Algérie les dépouilles de ses résistants

Saartjie Baartman, une esclave noire d’Afrique du Sud, de son vrai nom Sawtche, était surnommée la « Vénus hottentote » à cause d’un physique singulier. A partir de 1810, et pendant des décennies, elle a été exposée en Europe comme un phénomène de foire. L’un des premiers actes de Nelson Mandela, président de la Nouvelle Afrique du Sud, fut d’exiger son rapatriements dans son pays où elle fut dignement inhumée dans son village natal, en août 2002 2.

Après 136 ans passés en France, le crâne du grand chef kanak Ataï, décapité le 1er septembre 1878 en Nouvelle-Calédonie, a été officiellement restitué à ses descendants. Vingt-cinq ans après la prise de possession de l’archipel par les autorités françaises, Ataï avait pris la tête d’une révolte pour protester contre les spoliations foncières de l’administration coloniale. La répression avait fait plus d’un millier de morts parmi les Kanak 3.

La France devrait aujourd’hui s’inspirer des exemples précédents pour les crânes d’anciens résistants algériens à la conquête coloniale de leur pays, qui sont stockés dans des cartons du Muséum national d’histoire naturelle à Paris 4. Nous demandons par la pétition ci-dessous que ces dépouilles soient remises à l’Algérie et nous vous invitons, quelle que soit votre nationalité, à nous rejoindre en la signant.

[Mis en ligne le 20 mai 2016, mis à jour le 17 juin]

Lire la suite »

les têtes des résistants algériens du Musée de l’homme

Le premier à avoir attiré l’attention de l’opinion publique sur la présence dans des musées français de restes mortuaires algériens est Ali Farid Belkadi qui a lancé en mai 2011 une pétition adressée au gouvernement algérien … restée sans suite 5.
Le 18 mai 2016, Brahim Senouci a lancé une nouvelle pétition que nous vous incitons à signer 6 ; cette dernière dépassait les 3 000 signataires au cours de la journée du 13 juin.

Ci-dessous un appel de François Gèze, suivi d’un article de Rosa Moussaoui. Il faut les lire pour ne pas oublier …

[mise en ligne le 9 juin 2016, mise à jour le 13]

Lire la suite »

restes mortuaires d’anciens résistants algériens : rien ne s’oppose à leur retour en Algérie

L’agence APS – Algérie Presse Service – a publié aujourd’hui une longue dépêche, reprise ci-dessous, où elle fait le point sur la situation des restes mortuaires de résistants algériens qui se trouvent au Musée de l’Homme à Paris.

L’impression qui se dégage à la lecture de cette dépêche est que rien ne s’oppose à leur retour en Algérie.
Il ne reste plus pour les autorités algériennes et françaises qu’à régler les formalités nécessaires pour permettre le retour de ces restes en Algérie où ils trouveront une sépulture décente.

Merci à tous ceux qui ont permis de parvenir à ce résultat en signant une simple pétition. Restons vigilants : rien n’est encore vraiment acquis.

[Mis en ligne le 8 juin 2016, mis à jour le 11]

Lire la suite »

Yémen : les ventes d’armes attisent le conflit

L’Arabie saoudite est de très loin le premier acheteur d’armes françaises, et les leaders politiques hexagonaux sont aux petits soins avec les dirigeants du royaume pour perpétuer cette manne. Cette « obsession saoudienne » fait bon marché des droits de l’homme et des risques d’utilisation des armes françaises dans le conflit actuel au Yémen, où la coalition saoudienne est accusée de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays européens, les ventes d’armes françaises font partie du domaine réservé de l’exécutif, sans transparence ni débat public. 7

Ci-dessous le communiqué signé, le 23 mars 2016, par 8 organisations, dont la FIDH, suivi d’une motion votée par le Parlement européen le 25 février 2016.

Lire la suite »

Les races n’existent que dans la tête des racistes

La race n’existe pas en tant que réalité physique, génétique ou anthropologique, mais elle existe comme réalité sociale. Etre raciste, c’est croire qu’il existe différentes races et que certaines sont supérieures aux autres. En fait, les races n’existent que chez les animaux 8. On ne doit pas parler de différentes races humaines mais d’un seul genre humain.

Malgré tout, des personnes affirment le contraire pour justifier une domination ou des persécutions envers certains groupes de personnes, distinguées par leur apparence physique, leurs habitudes, leurs idées, leur religion…

Le racisme est vieux comme le monde et il s’est manifesté sur tous les continents. Ci-dessous un spot publicitaire chinois présente une lessive comme capable de transformer un Noir en Asiatique…

Lire la suite »
vers_la_guerre_des_identites.jpg
Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

“Vers la guerre des identités ?”, un livre dirigé par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Dominic Thomas

En 2005, deux des directeurs de “Vers la guerre des identités ?” publiaient La Fracture coloniale, juste avant la révolte dans les banlieues. Dix ans plus tard, ils reviennent, avec Dominic Thomas et une partie des mêmes auteurs, et d’autres, sur les crises identitaires et sociales qui traverse la France. Les contributions qui y sont rassemblées interrogent, avec une multiplicité d’approches, et sans négliger les passerelles historiques qui continuent à nous lier au passé colonial, les nouvelles fractures de notre société et les crises qui la traversent. Nous publions ci-dessous le début de l’introduction, suivi du sommaire de l’ouvrage.

Lire la suite »
Comores

Les expulsions sauvages à Mayotte

A Mayotte, depuis le début de l’année des centaines d’étrangers, généralement d’origine comorienne, accusés de tous les maux  (cambriolages, vols de récoltes, surcharge des écoles, asphyxie du système de soins, accaparement des terrains … ) sont chassés de leurs habitations. Les associations qui soutiennent les familles délogées attendent du nouveau préfet, qui a pris son poste lundi 23 mai, qu’il fasse respecter leurs droits. 9.

Ci-dessous, deux communiqués : l’un du collectif Migrants outre-mer, l’autre du Défenseur des droits.

Lire la suite »