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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

La reconnaissance du passé colonial

Le Mémorial de la prison de Montluc a oublié la présence
des patriotes algériens

En 2009, les prisons de Lyon ont été fermées et il a été décidé de transformer la prison du Fort de Montluc en Mémorial. Mais on a limité celui-ci à la période 1943-1944. On a oublié la présence de centaines de patriotes algériens pendant leur guerre d’indépendance, dont douze y ont été guillotinés. D’anciens détenus algériens l’ont visité et ont constaté ce manque. Cela a suscité un débat dont un site internet créé par des chercheurs s’est fait l’écho. Ce lieu de mémoire va-t-il accorder une place à cette page de notre histoire ?

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Andrée Viénot,
une anticolonialiste, minoritaire
dans la France libre
comme à la LDH

Andrée Viénot (1901-1976), née Mayrisch, a partagé les engagements de son mari, Pierre Viénot, dans le Front populaire puis dans la France Libre, ainsi que son combat anticolonialiste qu’après la mort de celui-ci en 1944, elle a poursuivi fermement durant la guerre d’Algérie. C’est ce combat anticolonialiste résolu, bien que minoritaire dans la France Libre, et, d’une certaine façon, même au sein de la Ligue des droits de l’homme, qu’aborde le texte que nous publions ici. Il s’agit de l’intervention de Gilles Manceron au colloque qui s’est tenu le 8 octobre 2016 à Rocroi, dans les Ardennes, ville dont elle a été maire de 1953 à 1976.

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Le massacre du 14 juillet 1953 à Paris

Un bal populaire
pour commémorer les balles

A la veille du 14 juillet 2018, 65 ans après la fusillade colonialiste à Paris du 14 juillet 1953, place de la Nation, des prises de parole ont eu lieu devant la plaque commémorative posée un an plus tôt. Et un bal populaire a été organisé pour commémorer cet événement trop vite disparu de la mémoire collective. A l’intiative de la mairie du 12e arrondissement, du conseil de quartier Nation-Picpus, des sections de la Ligue des droits de l’Homme du 12e, des 10e-11e et du 20e, de Attac 12e, de la Commune libre d’Aligre et de la CGT 12e.

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Racisme et islamophobie

Les enfants réunionnais
exilés de force après 1962
réclament justice

Entre 1962 et 1984, à l’initiative du député de la Réunion Michel Debré, dans le cadre d’une gestion totalement coloniale, plus de 2 000 enfants réunionnais ont été arrachés à leur famille pour être transplantés, non pas uniquement dans la Creuse, mais dans de nombreux départements ruraux de France. Le 10 avril 2018, un rapport portant sur cette transplantation forcée a été remis à la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Des associations défendent leurs droits. Plusieurs d’entre eux, devenus adultes, ont enfin pu redécouvrir récemment leur île natale et leur histoire.

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Racisme et islamophobie

Lilian Thuram : Pourquoi les gens blancs ne se pensent-ils pas comme des Blancs ?

Le sentiment de fraternité entre les joueurs de l’équipe de France de football vainqueurs du Mondial 2018 ne doit pas masquer le racisme qui sévit sur les terrains et dans les stades. C’est un symptôme de la persistance des préjugés de race, illustrée par l’enquête publiée le 28 juillet 2018 par « Libération » sur un incident raciste lors d’un match amateur. Comme l’explique Lilian Thuram dans un entretien publié dans le même numéro, le racisme, en particulier anti-Noirs, est omniprésent dans le football, comme il l’est dans la société.

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Supprimer le mot race de la Constitution n’aiderait pas à combattre le racisme

Un projet d’amendement a été voté par l’Assemblée nationale pour supprimer le mot race de la Constitution. Ce mot n’a aucun fondement scientifique mais l’idée de race subsiste dans les esprits et il s’agit de reconnaitre ses effets. Ci-dessous une émission de radio dont les participants s’accordent à dire que, pour que le racisme soit combattu, le mot race ne doit pas être éludé. Et un texte du philosophe Etienne Balibar qui explique que le mot race n’est pas de trop dans la Constitution française.

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Le racisme postcolonial

Pour Adama Traoré, une Marche à Beaumont-sur-Oise, le 21 juillet 2018

Deux ans après la mort d’Adama Traoré, âgé de 24 ans, le 19 juillet 2016, lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise, sa sœur, Assa Traoré, continue le combat pour que la Justice établisse les responsabilités dans la mort de son frère. Adama est mort par asphyxie après avoir subi un plaquage ventral lors de son arrestation, écrasé par trois gendarmes, et pour n’avoir reçu ensuite aucune assistance médicale. Elle a écrit au président de la République.

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La société française au temps des colonies

Les joueurs d’origine africaine dans le football français

Du côté de l’extrême droite raciste, des polémiques se déchainent contre la composition de l’équipe de France de football avant la finale de la Coupe du monde qui l’oppose le 15 juillet 2018 à la Croatie. Ce sont de violentes diatribes contre la présence de joueurs d’origine africaine. Qui conduisent certains à souhaiter la défaite de cette équipe et la victoire de l’équipe adverse jugée comme la seule « européenne ». Pour réagir à ces préjugés racistes, nous publions un texte qui souligne l’ancienneté de la présence de joueurs originaires d’Afrique dans l’histoire du football français.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Claude Lanzmann, un engagement anticolonialiste et ses limites

Claude Lanzmann, né le 27 novembre 1925 et mort le 5 juillet 2018, restera comme le réalisateur du film fondamental, « Shoah », consacré à l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis. Dès 1952, il a collaboré à la revue « Les Temps modernes » et s’est engagé en faveur de la lutte d’indépendance du peuple algérien. Il a signé le « Manifeste des 121 » en faveur du droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie et témoigné au « procès Jeanson ». En même temps, il était « viscéralement attaché » à l’Etat d’Israël, au point de ne pouvoir porter un regard critique sur ses pratiques coloniales.

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Musées et créations contemporaines

Artistes et écrivains peuvent-ils aider à penser le fait colonial ?

Le rédacteur en chef de la rubrique « idées » de l’hebdomadaire « Les Inrockuptibles », Jean-Marie Durand, a donné la parole à l’artiste plasticienne Sylvie Blocher autour de la question de la violence coloniale, en particulier des exactions commises par la France au Cameroun. Elles ont été la raison de son installation « Bien que je n’en ai pas le droit, je vous présente mes excuses » sur le carrefour de Bonakouamouang à Douala, pour la triennale SUD2017. Le jeune écrivain camerounais Max Lobé, qui vit en Suisse, s’est entretenu avec elle.

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La société française au temps des colonies

L’aide discrète de Simone Veil aux résistants algériens

A l’occasion de l’entrée, le 1er juillet 2018, de Simone Veil au Panthéon, de nombreux articles rappellent son passé de déportée et son action en faveur des droits des femmes. Mais peu mentionnent la manière dont, secrétaire générale de l’administration pénitentiaire sous l’autorité du ministre de la Justice Edmond Michelet de 1959 à 1961, elle a sauvé la vie de nombreux condamnés algériens et œuvré à de meilleures conditions de détention et de vie pour les détenus du FLN et les membres des réseaux de soutien à celui-ci dans les prisons françaises.

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1945-1962

Une exposition sur l’histoire des camps de regroupement

Une exposition intitulée « Discreet Violence : l’architecture et la guerre française en Algérie », exposition d’archives autour de l’histoire des camps de regroupement en Algérie de 1954 à 1962, se tient du 19 juin au 14 juillet 2018 à La Colonie, 128 rue La Fayette, 75010 Paris. Présentée à Zurich, Rotterdam, Berlin, et Johannesburg, cette exposition conçue par la chercheuse Samia Henni est montrée pour la première fois en France. Elle est entourée d’un ensemble de rencontres et de conférences autour de la militarisation des espaces et des corps.

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