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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Livres et films sur la guerre d'Algérie

« A Mansourah, tu nous as séparés »,
un film de Dorothée Myriam Kellou

Pendant la guerre d’Algérie, 2 350 000 millions de personnes ont été déplacées par l’armée française et regroupées dans des camps. 1 175 000 ont été forcés de quitter leur lieu d’habitation déclaré « zone interdite » pour un espace contraint loin de leurs ressources. La cinéaste Dorothée-Myriam Kellou a recueilli auprès de son père, dans son village natal de Mansourah, ses souvenir de cette transplantation. Nous publions également un article à ce sujet de l’historien Michel Cornaton, auteur de « Les camps de regroupement de la guerre d’Algérie ».

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L'enseignement

Un projet pédagogique
autour du 17 octobre 1961

Au lycée des métiers René Cassin à Rive-de-Gier (Loire), une équipe pédagogique a impulsé pour les élèves de bac pro et de CAP un travail autour de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris. Une importante documentation a été rassemblée, films, livres et photographies. Sur cette base, les élèves ont réalisé un montage de photos et de textes et préparé de nombreuses questions destinées à une rencontre avec deux auteurs venus échanger avec eux, dont Marie-Odile Terrenoire, fille du ministre Louis Terrenoire, alors porte-parole du général de Gaulle au moment des faits.

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Le « maintien de l'ordre » en France

La répression en France en 2019 et le précédent de la guerre d’Algérie

Pour Fanny Layani, enseignante en lycée, doctorante en histoire à l’université Paris-I, les dispositifs policier et judiciaire à l’œuvre en France en 2019 contre les contestataires ne sont pas sans rappeler les méthodes utilisées pendant la guerre d’Algérie contre les indépendantistes. Dans un article publié dans l’hebdomadaire « Politis », elle pointe que des mesures liberticides comparables à celles prises pendant la guerre d’Algérie visent désormais, de ce côté de la Méditerranée, tout mouvement social, dont celui des gilets jaunes.

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Kanaky/Nouvelle-Calédonie

L’indigénat et son application en Nouvelle-Calédonie,
par Isabelle Merle
et Adrian Muckle

Une historienne et un historien de la colonisation spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie, Isabelle Merle et Adrian Muckle, ont publié un livre important qui offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée. Depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie, l’ouvrage débouche sur une réflexion sur l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

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Le travail forcé dans les colonies

la reconnaissance du travail forcé dans l’empire colonial

Dans une tribune publiée par « Le Monde », le 11 avril 2019, intitulée « Le travail forcé colonial dans l’empire français doit être reconnu comme un crime contre l’humanité », Olivier Le Cour Grandmaison, politiste, et Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture malienne, rappellent l’extraordinaire brutalité des grandes compagnies et de l’administration coloniale dans l’empire français. Légitimé et défendu, sous la IIIe République, par de nombreux responsables politiques, juristes et professeurs d’université, le travail forcé n’a été aboli que le 11 avril 1946. Nous reproduisons également l’article publié par le premier de ces auteurs pour les 70 ans de cette abolition.

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Depuis 1962

À l’écoute de
l’Algérie insurgée
par Giulia Fabbiano

Commencées fin février 2019, les manifestations populaires en Algérie se sont poursuivies tout au long du mois de mars. Elles ont mobilisé massivement les étudiants. Sur quoi pourront-elles déboucher ? Les hypothèses sont nombreuses et s’ajustent au fil des jours. Pour l’anthropologue Giulia Fabbiano, mieux vaut, face à un mouvement dont l’issue est incertaine, se mettre à l’écoute de ce peuple algérien qui prend librement la parole et, sans débordements, clame sa souveraineté. Elle se penche, dans cet article publié le 19 mars dans « La Vie des idées », sur les thèmes et les mots d’ordre qui émergent en son sein.

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Guyane

Reconnaître l’autonomie avancée
de la Guyane
tient du bon sens

Dès le début du XVIe siècle, la Guyane a été l’objet de tentatives de colonisation qui se heurtèrent à la résistance acharnée de la tribu amérindienne des Arawak. En 1630, Louis XIII en ordonna la conquête et Cayenne fut fondée en 1637. Longtemps disputée entre Anglais, Hollandais, Français et Portugais, puis affranchie pendant la Révolution, la Guyane redevint colonie française et servit de lieu de déportation à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, les Guyanais réclament un statut d’autonomie plus affirmée. Le juriste Blaise Tchikaya éclaire la légitimité de cette revendication, évoquée également par la section de Cayenne de Ligue des droits de l’Homme lors du mouvement social de 2017.

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Depuis 1962

Le mouvement de 2019 en Algérie réactive le passé du mouvement national

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a renoncé le 11 mars 2019 à se présenter au scrutin présidentiel, tout en annonçant que son mandat serait prolongé sans tenue d’un scrutin. La caste qui exerce le pouvoir en se servant de son nom tente de sauver ce qu’elle peut. Mais les manifestants toujours aussi nombreux exigent la chute du système et appellent à renouer avec les pages glorieuses de la lutte de libération. Le journaliste et écrivain Ali Chibani explique dans « Orient XXI » que l’Algérie renoue avec son histoire occultée.

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Depuis 1962

Pour Karima Lazali, le pouvoir algérien a reproduit l’offense coloniale
il a provoqué un sursaut de vie
que salue Sadek Hadjerès

La psychanalyste Karima Lazali, auteure d’un ouvrage sur les traumatismes de la colonisation en Algérie, estime que le fonctionnement colonial a persisté malgré l’indépendance. Le FLN a reproduit ce qu’il a combattu. Les manifestations étendues à tout le pays à partir du 22 février 2019 qui ont obligé Abdelaziz Bouteflika à renoncer à un cinquième mandat sont un « sursaut de vie ». C’est aussi le sentiment d’un militant de la première heure du mouvement national algérien, Sadek Hadjerès, dont nous avons présenté le témoignage sur la période des années 1940 et 1950.

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L'enseignement

A propos de l’enseignement
de l’histoire coloniale
à l’école primaire,
par Laurence De Cock

Un enseignant a donné un exercice à ses élèves de CM2 sur « les aspects positifs » de la colonisation. L’affaire a fait le tour des grands médias. Au-delà d’une colère compréhensible, que révèle cet exercice sur l’enseignement de l’histoire à l’école aujourd’hui ? Laurence De Cock est animatrice du collectif Aggiornamento histoire-géo, historienne de l’éducation et auteure notamment de « Dans la classe de l’homme blanc. L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours » (PUL, 2018). Elle pointe ici, plutôt que la responsabilité de tel ou tel enseignant, celle écrasante dans ces errements d’une « défiance » d’ordre politique au sein de l’institution elle-même vis-à-vis de cette question.

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L'affaire Audin

Macron, le passé colonial
et des réactions inquiétantes
dans l’armée française

Les animateurs de ce site, François Gèze, Gilles Manceron, Fabrice Riceputi et Alain Ruscio, ont exprimé le 4 mars 2019 dans « Mediapart » leur inquiétude devant le fait que certains officiers français osent encore défendre la torture, et leur étonnement de ce que personne en France n’ait relevé cette prise de position scandaleuse. Ils demandent, par ailleurs, si la reconnaissance par le président Macron d’un crime d’État dans l’affaire Audin est l’amorce d’une rupture des autorités françaises avec l’incapacité à regarder en face l’histoire coloniale, ou bien un « coup » sans lendemain.

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Les communistes et la question coloniale

Alain Ruscio a produit
sur les communistes et l’Algérie
(1920-1962)
un livre nuancé et documenté

Dans un entretien donné à « l’Humanité », Alain Ruscio explique qu’il a voulu, dans son livre « Les Communistes et l’Algérie, des origines à la guerre d’indépendance (1920-1962) », analyser, en évitant les polémiques, le rôle que jouèrent les communistes, en France et en Algérie, dans les luttes anticoloniales. Selon lui, ce qu’il appelle la « force communiste » — expression dans laquelle il englobe dirigeants, membres du parti et des syndicats et organisations de masse qui lui étaient liées — a été au cœur de la protestation anticolonialiste en France. Et, en dépit des hésitations, des détours et des erreurs du PCF, il y eut bien une « résistance communiste » à la guerre d’Algérie.

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