
Chronologie succincte de la période française de l’Algérie
1830 – début de la conquête de l’Algérie par la France 1847 – reddition de l’émir Abd el-Kader, chef de la résistance à la conquête française – il sera interné

1830 – début de la conquête de l’Algérie par la France 1847 – reddition de l’émir Abd el-Kader, chef de la résistance à la conquête française – il sera interné

Il y a soixante ans, les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs parisiens, dont 4 115 enfants, étaient arrêtés par la police française au cours d’une opération baptisée cyniquement « vent printanier ». La plupart d’entre eux mourront à Auschwitz.

Extrait de Histoire de la France coloniale, 1991 ; réédition : collection Pocket 1996
La Nouvelle-Calédonie, un cas de décolonisation inachevée La Nouvelle-Calédonie est sur la voie de la décolonisation : c’est ce que laisse paraître l’Accord de Nouméa, du 5 mai 1998, qui

En juillet 1885, la politique coloniale de la France a fait l’objet de débats à la Chambre des Députés, à propos du vote des crédits nécessaires aux expéditions lointaines au Tonkin et à Madagascar. Lors de ces débats, les députés monarchistes, légitimistes ou orléanistes, et les députés bonapartistes se sont souvent montrés favorables à cette politique coloniale. En revanche, les députés républicains se sont divisés, à l’exemple de Jules Ferry et de Clemenceau.

Le discours tenu sur la constitution de l’empire colonial dans le manuel d’histoire le plus utilisé dans les collèges et les lycées de France en 1961, le Cours de Malet et Isaac intitulé « La naissance du monde moderne » est peu différent de celui des manuels de la IIIe République. Cela bien que l’on soit depuis 1945 dans l’ère de l’émancipation des colonies et que l’empire colonial français est en passe de se disloquer.

Le fait colonial a été perçu et défini très différemment du XIXe au XXIe siècle. Dans son Dictionnaire des idées reçues, Gustave Flaubert donnait comme définition du mot « colonies » : « S’attrister quand on en parle ». Ernest Lavisse a fait l’éloge du colonialisme, Kateb Yacine l’a dénoncé. Raoul Girardet et Jean Sprecher, qui ont vécu dans l’Algérie coloniale, le premier partisan alors de l’Algérie française, le second « libéral » et favorable à l’indépendance, ont réfléchi, plus tard, sur cette idéologie. Au XXIe siècle, des historiens comme Marc Ferro et Gilles Manceron se sont efforcé d’en donner des définitions.
Extrait du livre « Parler des camps, penser les génocides », de Sadek Sellam, Albin Michel 1999.

Cours Malet Isaac (1961)
Le peuplement de l’“Algérie française” s’est fait par assimilation de populations venues de toute l’Europe : des Allemands, des Suisses appelés par la puissance coloniale, des Espagnols, des Italiens s’installant sans avoir été sollicités…, tous ayant bénéficié des naturalisations, tous s’étant fortement enracinés. Si le “rapatriement” a d’abord créé une seule communauté de destin, le culte du souvenir, chez les pieds-noirs, dépasse désormais l’Algérie pour redécouvrir les origines “anté-algériennes” et la diversité d’une société qui fut multiculturelle.
par Jean-Jacques Jordi, historien, UMR-Telemme, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme
[ Hommes et Migrations, n°1236, mars-avril 2002 ]
par Philippe Bernard, Le Monde, 3 décembre 2002.

La colonisation, telle qu’elle était enseignée par la IIIe République aux enfants des écoles primaires, était présentée comme une grande entreprise civilisatrice. C’était le cas, en particulier, dans la célèbre « Histoire de France » d’Ernest Lavisse qui était l’un des livres scolaires les plus utilisés dans es écoles, publiques ou privées. Nous reproduisons ici le chapitre 22, qui porte sur « Les conquêtes de la France », du manuel destiné au cours élémentaire (édition de 1913).