
Pinochet sera-t-il enfin jugé ?
L’ex-dictateur Augusto Pinochet privé de son immunité par la justice chilienne. SANTIAGO [AFP – Vendredi 27 août 2004] La Cour suprême du Chili a décidé jeudi de lever l’immunité de

L’ex-dictateur Augusto Pinochet privé de son immunité par la justice chilienne. SANTIAGO [AFP – Vendredi 27 août 2004] La Cour suprême du Chili a décidé jeudi de lever l’immunité de
« Nous avons tout appris des Français », explique le général Harguindeguy.
Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l’Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à une échelle sans précédent les techniques de la « guerre sale » : rafles indiscriminées, torture systématique, exécutions extrajudiciaires et « disparitions », escadrons de la mort… En enquêtant sur le fameux « Plan Condor », Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains (et en particulier argentins). Des méthodes expérimentées en Indochine, puis généralisées au cours de la guerre d’Algérie, pendant laquelle des officiers théoriseront le concept de « guerre révolutionnaire ».
Dès la fin des années 1950, les méthodes de la « Bataille d’Alger » sont enseignées à l’École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s’installe une « mission militaire permanente française » constituée d’anciens d’Algérie.
Vous trouverez ci-dessous la partie du dernier chapitre de l’ouvrage de Marie-Monique Robin
Escadrons de la mort, l’école française 1 qui concerne l’Algérie des années 1990.

Des extraits de la conclusion de L’Algérie par Augustin Bernard (1930)2
dans la collection de Gabriel Hanotaux et Alfred Martineau Histoire des colonies françaises et l’expansion de la France dans le monde (1930).

La LDH a connu des débats internes sur la question coloniale, mais son congrès de 1931, l’année de l’exposition coloniale, a finalement prôné une « colonisation démocratique ». Attentive au respect des droits des individus, elle n’a pas pris en compte le droit collectif d’un peuple à disposer de lui-même. Nous reproduisons le texte sur ce sujet publié dans la brochure l’Exposition coloniale de 1931 – Le débat colonial de l’époque, publiée en 2002 par section Paris XII de la LDH.

Abdoulaye Wade, président du Sénégal, a déclaré la journée du 23 août “journée du tirailleur”. Cette date a été choisie en référence à la libération de Toulon : dans la soirée du 23 août 1944, « les soldats du 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Colonel Salan pénètrent les premiers à Toulon » 3. Le monument Demba et Dupont qui a été inauguré à cette occasion a une longue histoire.

Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd’hui un véritable enjeu de mémoire au cœur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. En mettant l’accent sur la contribution de leurs aînés à la défense d’idéaux démocratiques, mis à mal par les gouvernements passés et présents de la France des colonies ou de la fermeture des frontières, ces derniers ont contribué à sortir de l’oubli des milliers d’hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus. Il reste que l’image du tirailleur 4 libérateur de la France occupée ne permet pas d’appréhender, dans toute sa complexité, l’histoire des troupes coloniales.
On fleurit les tombes, on réchauffe le Soldat Inconnu.
Vous, mes frères obscurs, personne ne vous nomme.
Leopold Sedar Senghor, Hosties noires

Communiqué du GISTI (24 octobre 2002) À partir de la fin des années 1950, les autorités françaises ont « cristallisé » le montant des pensions des ressortissants des anciennes colonies
Les chefs d’État des 22 pays dont étaient originaires les vétérans ayant combattu sur les plages de Provence en 1944 ont été invités par Jacques Chirac à la cérémonie internationale,

Nous publions ici quelques extraits du discours prononcé par Jacques Chirac devant le Parlement algérien, lundi 3 mars 2003, lors de sa visite d’État en Algérie.
Ils sont suivis d’un article du quotidien La Tribune donnant un point de vue algérien sur la portée de l’annonce d’un traité d’amitié franco-algérien.
Texte publié dans Dialogues Politiques – revue plurielle de science politique, n°2, Janvier 2003 –