le drame et les dénis d’Israël, par Pierre Vidal-Naquet
La paix est-elle possible tant qu’existera un mur entre Israéliens et Palestiniens ?
[Article paru dans l’édition du 20.05.05 du Monde des Livres]
La paix est-elle possible tant qu’existera un mur entre Israéliens et Palestiniens ?
[Article paru dans l’édition du 20.05.05 du Monde des Livres]
L’intervention de Benjamin Stora 1 au colloque de la la Ligue des droits de l’Homme, le 7 mai dernier, sur les massacres du Constantinois le 8 mai 1945 .
[publié dans La Tribune, le 21 mai 2005]
Le Comité national de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG), a adoptée à l’unanimité une motion, le 22 mai 2005, dénonce la dérive actuelle conduisant le Parlement à inscrire dans la loi des dispositions relatives aux contenus précis d’enseignement qui relèvent de textes réglementaires. Elle demande l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui stipule : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le caractère positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ».
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par Claude Liauzu 2
[Article paru dans Rouge n°2112 – fin mai 2005]
L’éditorial de Michel Tubiana dans LDH info d’avril 2005.

le 24 septembre 1853, l’amiral Febvrier-Despointes « prend possession » de la Nouvelle-Calédonie, au nom de la France, devant des missionnaires et 150 Kanak convertis : « A partir de ce jour, dit l’amiral, cette terre est française et propriété nationale. »
Depuis lors, l’histoire de la Nouvelle-Calédonie est jalonnée de violences et de massacres. L’explication réside-t-elle dans « cette incapacité fondamentale à considérer le Néo-Calédonien autrement que comme un sauvage à convertir et à civiliser » 3 ?

Vous trouverez ci-dessous un article de Jacques Sémelin paru en avril 2004 dans Le Monde diplomatique.4
Le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, ayant publié dans le quotidien « Le Monde » du 8 mai 2005 une tribune prenant la défense de la loi du 23 février 2005, les deux professeures d’histoire du secondaire qui ont été à l’initiative de la pétition intitulée « Je n’enseignerai pas le bon temps des colonies », l’ont lue avec attention et lui répondent. Pour elles, Hamlaoui Mekachera est « hors sujet ». Elles réaffirment leur refus de cette loi et leur droit à enseigner une histoire en s’appuyant sur les travaux d’auteurs qui ont acquis par des années de recherche et des diplômes d’Etat le droit d’être considérés comme des spécialistes de la question.

Alors que le débat se développe en France sur le « négationnisme colonial » 5,
des articles récents attirent l’attention sur quelques autres exemples de « négationnisme historique ».
[Page mise à jour le 15 mai 2005]
Entretien de Mohammed Harbi avec
Nadjia Bouzeghrane, publié dans El Watan le samedi 14 mai 2005.
[AFP – 12 mai 2005 – 15:03:49]
Historien spécialiste de la guerre d’Algérie, Benjamin Stora estime, dans un entretien avec l’AFP, que la polémique née après la commémoration des événements de Sétif du 8 mai 1945 nuit au travail des historiens et regrette qu’on « rejoue sans cesse le passé ».
Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature francophone du Maghreb à l’université Yale (Connecticut) aux Etats-Unis. Dans un article paru dans « Le Monde » du 12 mai 2005, il considère que les travaux de chercheurs comme Raphaëlle Branche, François Burgat, Mohammed Harbi, Abdelmalek Sayad ou Benjamin Stora ont établi que le colonialisme français en Afrique du Nord était une entreprise fondée sur l’abus et la violence. Pourquoi la France rebrousse-t-elle chemin sur la question coloniale ? Une République fondée sur les principes d’égalité et de liberté commencerait par demander pardon, c’est-à-dire entrer véritablement dans l’histoire de l’Autre.