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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Une affiche de l'OAS.
Marignane

conférence de presse du 17 juin 2005

Vendredi 17 juin 2005, diverses associations – dont la LDH, le MRAP, la FSU, le Collectif des historiens contre la loi du 23 février 2005 … – ont mis en garde contre une réhabilitation insidieuse de l’OAS et plus globalement du colonialisme français en Algérie.

La prochaine inauguration d’une stèle à la mémoire d’anciens membres de l’OAS et la loi du 23 février 2005 témoignent de cette entreprise.

Voir ci-dessous des articles publiés à cette occasion :
AFP, le Monde, Nouvel Observateur, L’Humanité, Libération.

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Algérie : les institutions réagissent à la loi française du 23 février 2005

Les députés algériens s’apprêtent à réagir à la loi d 23 févier 2005 votée par le parlement français dans laquelle ils voient une apologie de la colonisation. Une réponse est envisagée par les parlementaires algériens à leurs homologues français au sujet de cette loi portant « reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés », pieds-noirs et harkis. Nous reproduisons la dépêche de l’agence Associated Press à ce sujet, un entretien publié dans le quotidien algérien Liberté avec Abdelaziz Belkhadem, ministre d’État algérien et secrétaire général du FLN, ainsi qu’un article du quotidien El Watan.

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Loi, histoire, mémoire, un article d' »El Watan » de juin 2005

La loi du 23 février 2005 était au cœur du débat qui a eu lieu au Sénat, samedi 11 juin 2005. Nous reproduisons ci-dessous un article de Nadjia Bouzeghrane publié dans le quotidien algérien « El Watan » le 16 juin 2005 qui en fait le compte-rendu. Les lois peuvent-elles imposer une vision de l’histoire ? Peuvent-elles rétablir la justice ? Est-ce leur rôle ou plutôt celui de la mémoire ? Le législateur peut-il qualifier des faits historiques ? Comment l’historien peut-il travailler face aux enjeux de mémoire ? Autant de questions abordées lors de ce débat.

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Débat à Aix-en-Provence en juin 2005 sur la loi du 23 février 2005

Sur le thème « Non au mépris de l’Histoire et des victimes », une conférence-débat est organisée par la LDH le 15 juin 2005 à la faculté des Lettres d’Aix-en-Provence. Elle réagit à la loi du 23 février 2005 qui stipule que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord », oubliant les souffrances des peuples colonisés par la France, notamment des Algériens. Les seules victimes évoquées dans la loi sont des Français et la République continue à garder un silence prudent sur les crimes commis à l’occasion de ce conflit. Alors que de nombreuses personnes issues des anciennes colonies subissent des discriminations inacceptables, cette loi cherche à imposer une vérité officielle aux enseignants et aux chercheurs.

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Le SNES-FSU se joint à la protestation contre l’histoire officielle

Le Syndicat national des enseignants du Second degré (SNES) s’est joint à l’action engagée par un certain nombre d’universitaires pour faire abroger l’article 4 de la loi du 23 février 2005, « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ». Comme l’indique l’article paru dans sa revue l' »US Mag » du 25 mars 20052. Le SNES est décidé à poursuivre son action en demandant aux professeurs d’histoire-géographie d’écrire aux parlementaires dans ce sens.

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Les violences de l'OAS

L’OAS, Organisation armée secrète, par Sylvie Thénault

L’échec du putsch d’avril 1961 entraine l’émergence d’un mouvement clandestin qui tente, par l’action terroriste, de s’opposer à l’indépendance de l’Algérie. Responsable de plusieurs centaines d’attentats et d’exécutions en Algérie et en France, l’OAS aura tué 2 700 personnes, dont 2 400 Algériens, de mai 1961 à septembre 1962.

En 1968, de Gaulle prononcera une amnistie générale, dont bénéficieront les anciens activistes de l’OAS.

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Le livre « Un mensonge français » accumule les erreurs et les omissions, par Mohammed Harbi et Gilbert Meynier

Le livre Un mensonge français. Retours sur la guerre d’Algérie de Georges-Marc Benamou est paru en 2003 chez l’éditeur Robert Laffont. Dans leur article publié dans le numéro de la revue « Confluences Méditerranée » de l’hiver 2003-2004, les historiens Mohammed Harbi et Gilbert Meynier montrent ses erreurs de fait et son simplisme affligeant. Ses multiples accusations à l’emporte-pièce contre le général de Gaulle, son procès intenté à une supposée « religion anticolonialiste » d’escence totalitaire, sont des exemples de ses élucubrations. Ce livre pèse lourd de son poids de nostalgies coloniales et nationalistes françaises.

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