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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Selon le ministre de l’Education nationale, la loi sur le «rôle positif» de la colonisation française «n’implique aucune modification des programmes» !…

La loi sur le «rôle positif» de la colonisation française «n’impliquerait aucune modification des programmes» !… Tel est l’avis du ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, dans un entretien publié par le Journal du Dimanche, le 16 octobre 2005. Déclaration absurde et mensongère pour tenter de sauver un article de loi de plus en plus contesté au parlement, dans le pays, notamment dans les départements d’outre-mer, et à l’étranger. Nombreux sont ceux qui demandent l’abrogation de cet article 4. Pour la LDH, il faut faire avec cette loi comme avec toutes les lois scélérates : la supprimer, purement et simplement.

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Harkis

fille de harki, un livre de Fatima Besnaci-Lancou

« Le cri de Fatima Besnaci-Lancou vient nous rappeler que la guerre d’Algérie n’est pas finie pour tout le monde et que bien des plaies restent ouvertes. Avec d’autres témoignages qui nous prennent à la gorge, […] il nous invite à repenser le drame algérien dans sa complexité et en abandonnant bien des idées reçues. » (Mohamed Harbi, historien, ancien dirigeant du FLN.)

[Première mise en ligne le 26 septembre 2004,

mise à jour le 9 octobre 2005.]

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Le manifeste pour la ré-appropriation des mémoires confisquées

Enfants d’immigrés et de harkis, même combat ! C’est le message pacifique que Fatima Besnaci-Lancou, fille de harki, a diffusé jeudi 23 septembre 2004, veille de la Journée nationale d’hommage aux harkis, célébrée, depuis 2001.

Le Manifeste que vous trouverez ci-dessous a été rendu public par Fatima Besnaci-Lancou, auteure du livre témoignage Fille de harki 1
et présidente de l’association Harkis et droits de l’homme. Cet appel, ouvert à la signature, se présente comme une contribution à la réconciliation franco-algérienne.

Le Manifeste se dresse contre la « simplification de l’histoire  » qui a classé parmi « les bons  » et « les méchants  » des gens qui, « par choix, hasard ou nécessités « , se sont retrouvés face à face pendant la guerre d’Algérie.

[Première mise en ligne le 26 septembre 2004,

mise à jour le 9 octobre 2005.]

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il est temps que notre pays reconnaisse officiellement qu’il a eu vis-à-vis des harkis un comportement indigne

Vous trouverez ci-dessous la lettre que Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, a adressée au président de la République le 20 septembre 2005, au sujet de la situation des anciens harkis et de leur famille.

La lettre a été signée par des personnalités dont vous trouverez la liste plus bas.

Cette lettre fait suite à la tribune publiée par Michel Tubiana en 2001 : 46.

[Mise en ligne, le 21 septembre 2005,

mise à jour des signatures le 25 octobre 2005]

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Henri Alleg : « La colonisation : un crime contre l’humanité »

L’hebdomadaire Politis a publié le 8 septembre 2005 un long entretien avec Henri Alleg à l’occasion de la sortie de son livre, Mémoire algérienne2. Il a répondu aux questions d’Olivier Doubre, qui a qualifié son ouvrage de « L’un des plus beaux livres de cette « rentrée » éditoriale : le témoignage d’une existence de combat, d’espoirs et de douleurs, dans l’Algérie coloniale en lutte pour son émancipation ». Nous publions un large extrait de cet entretien.

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“La France et l’Afrique : décoloniser sans s’auto-décoloniser”, par Achille Mbembe

Une des raisons majeures de la dégradation des relations entre la France et l’Afrique francophone a trait à la question coloniale et son corollaire, l’immigration.

Achille MBEMBE est Professeur de sciences politiques et d’histoire à l’Université de Witvatersrand de Johannesburg. Cet article est paru dans le journal camerounais Le Messager, le 27 septembre 2005.

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4 octobre 1997. Grève de la faim d'enfants de harkis aux Invalides. © Gérard Vidal - IM'média
Les guerres des mémoires

Guerre d’Algérie : 1999-2003, les accélérations de la mémoire, par Benjamin Stora

Si l’écriture de l’histoire de la guerre d’Algérie ne fait que (re)commencer, ses témoins et survivants s’expriment des deux côtés de la Méditerranée. Depuis que la France a reconnu, en juin 1999, que le terme de “guerre” qualifie les “événements” survenus en Algérie entre 1954 et 1962, une “flambée de mémoire” a bousculé en profondeur celle des vétérans. Un rattrapage accéléré, émaillé de durcissements internes aux deux pays, puis d’un rapprochement politique récent. Une page douloureuse semble enfin se tourner.

par Benjamin Stora, professeur d’histoire du Maghreb
à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), Paris.

[Français et Algériens, hommes & migrations n° 1244, juillet août 2003]

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la guerre d’Algérie est finie – pour les harkis aussi

Plus de quarante ans après, il est temps de tourner la page du sens infâmant donné au mot « harki ». Pour « mieux vivre ensemble », il faut, sur les deux rives de la Méditerranée, cesser d’en faire des boucs émissaires. Il faut redire que le système colonial et la guerre coloniale sont les responsables de l’existence des harkis. Ceux-ci n’ont, bien souvent, été que des victimes de la guerre d’Algérie.

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Bouteflika implique la France dans sa campagne référendaire – Paris « prêt » à un travail de mémoire

Décidé par Abdelaziz Bouteflika, un référendum sur la réconciliation nationale se tiendra demain en Algérie. La campagne a été dominée par la question du passé colonial, agitée à maintes reprises par le président algérien. Les invocations d’une mémoire encore à vif ne devraient toutefois pas remettre en cause la signature d’un traité d’amitié avec Paris, qui pourrait intervenir dès la fin de l’année.

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ces cris qu’on enterre

Le président Bouteflika entend rayer de la mémoire collective plus d’une décennie de guerre civile. Mais beaucoup d’Algériens ­ qu’ils soient rescapés ou proches de disparus ­ refusent cette amnésie forcée. Et ne voteront pas en faveur de la charte pour la paix et la réconciliation soumise jeudi à référendum.

Par Christophe BOLTANSKI à Sidi Moussa – [Libération, mardi 27 septembre 2005]

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