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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Georges Frêche © AFP
Harkis

le bureau national du PS a « condamné » mardi soir les propos « inacceptables » de Georges Frêche contre les Harkis

Le BN du PS a « condamné » mardi 21 février au soir les propos « inacceptables » de Georges Frêche contre les harkis, tout en « prenant acte » des excuses présentées par le président PS de la région Languedoc-Roussillon.

Après les propos injustifiables qu’il avait tenus à Montpellier le samedi 11 février, Georges Frêche avait demandé le lundi suivant que l’on veuille bien excuser sa « maladresse ».

Les Harkis exigent des excuses : quelques centaines d’entre eux l’ont manifesté à Montpellier, samedi 18 février ; d’autres avaient été reçus la veille par un membre du cabinet de François Hollande.

Quelques-uns avaient entamé une grève de la faim devant le siège parisien du PS, afin d’être reçus par François Hollande en personne ; ils ont été « évacués sans ménagement » dans la matinée du 21 février, mais ils sont revenus…

Vous trouverez ci-dessous quelques détails concernant ces différentes informations, ainsi qu’un seul commentaire : celui de Bruno Théveny dans le Journal de la Haute Marne du 17 février.

[Dernière mise à jour : mercredi 22 février, 12h.]

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La genèse de la loi du 23 février 2005 (1) : le lobby pied-noir, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault

La loi du 23 février 2005->500] résulte du travail d’un lobby très actif : celui d’associations de pieds-noirs proches de l’extrême droite qui déclarent parler au nom des rapatriés d’Algérie. Cet article est constitué d’extraits de l’ouvrage La colonisation, la loi et l’histoire, de Claude Liauzu et Gilles Manceron (dir.), éd. Syllepse, 2006, tirés de sa première partie, La genèse de la loi, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault. Ils expliquent la manière dont ce lobby s’est constitué et les liens qu’il a tissés avec un certain nombre de milieux politiques. Une autre page du site est consacrée au parcours législatif de la loi 23 février 2005.

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échange de courriers entre la section locale de la LDH et le sénateur-maire de Perpignan

Le 24 octobre 2005, la section de Perpignan de la LDH écrivait à Jean-Paul Alduy pour contester les projets de la municipalité dans le domaine mémoriel.

Voici cette lettre suivie de la réponse du sénateur-maire de Perpignan. En bas de page, vous trouverez la réponse en date du 22 août 2005 de Jean-Marc Pujol à une lettre que le MRAP lui avait adressée le 8 août précédent.

[Première publication, le 20 novembre 2005,

mise à jour, le 17 février 2006.]

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Le 25 janvier 2006 : annonce de l’abrogation de l’article de loi sur le « rôle positif » de la colonisation

Après le communiqué officiel diffusé par la présidence de la République dans la soirée du 25 janvier 2006 annonçant que le Conseil constitutionnel serait saisi de l’abrogation de l’alinéa le plus controversé de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, nous publions les premières réactions à cette annonce, en commençant par celle de la LDH, puis des extraits de celle l’Humanité de ce jour. Cette saisine aboutira au retrait en question, par le décret du 15 février 2006. Mais ce recul salutaire est insuffisant car un article invalidé peut en cacher un autre.

[Première publication le 25 janvier 2006, mise à jour le 16 février 2006.]

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Le code de l’indigénat dans l’Algérie coloniale

Les musulmans d’Algérie étaient français – formellement. Pratiquement, ils étaient soumis au code de l’Indigénat et avaient une nationalité dégradée, dénaturée. Pour devenir pleinement français, ils devaient d’ailleurs en passer par une naturalisation : entre 1865 et 1962, seuls 7 000 d’entre eux sont devenus ainsi français ! Et pourtant on leur tenait le discours sur la République, l’égalité et la fraternité.

Jamais ailleurs qu’en Algérie la distance n’a été aussi grande entre les mots du discours républicain et sa pratique 1.

[Première mise en ligne, le 6 mars 2005,

dernière mise à jour le 13 février 2006 2.]

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palavas_11fev2006.jpg
Montpellier

la bataille de la mémoire coloniale fait une première victime en Languedoc-Roussillon

Environ 700 personnes ont répondu samedi 11 février à l’appel d’une dizaine de députés UMP : ils se sont réunis à Palavas pour dénoncer l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui vante le «rôle positif» de la France dans ses anciennes colonies.

Après l’échec d’une manifestation analogue organisée par Georges Frêche, président PS de la région et de l’Agglo, ce dernier s’en est violemment pris à des harkis et les a insultés.

Le président de l’association AJIR 34, blessé par ces propos, a déposé plainte contre Georges Frêche pour « injures, diffamation et appel à la haine raciale ». Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, a saisi lundi 13 février le Garde des Sceaux pour les propos tenus par Georges Frêche « en application de dispositions de l’article 5 de la loi du 23 février 2005 ».

Dans un communiqué publié par la LDH, l’association déclare attendre du PS une condamnation claire des propos de Georges Frèche.

[Première publication le 12 février 2006,

mise à jour le 13 février 2006.]

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La colonisation, la loi et l’histoire ; refusons toute histoire officielle, par Gilles Manceron

La loi du 23 février 2005, en raison de son article 4 qui dit que “ les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ” tend à donner aux chercheurs et aux enseignants une consigne officielle quant à leur manière d’exercer leur métier. Suite à une tempête de protestations, le président de la République a demandé le 25 janvier 2006 au Conseil constitutionnel de se prononcer sur le caractère réglementaire de cet article en vue de sa suppression. D’autres “ lois mémorielles ” ont été mises en cause. Mais leur cas est différent et il ne s’agit pas de demander leur abrogation.

[Article mis en ligne le 10 février 2006. La modification signalée dans la note (*) a été effectuée le 6 novembre 2008.]

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Le fait colonial, les lois de mémoire et l’enseignement, par Sophie Ernst

Ce texte de Sophie Ernst, philosophe de l’éducation, Institut national de recherche pédagogique (INRP), est la version d’origine d’un article qui figure, sous une forme réduite, dans le livre La colonisation, la loi et l’histoire, (éd. Syllepse). Elle s’interroge notamment sur le fait qu’« on commence à voir se dégager une forte tendance à copier le dispositif mis en place de fait pour la mémoire de la Shoah, comme s’il fournissait le prototype envié de toute commémoration négative ». Ce terme de « commémoration négative », emprunté au philosophe canadien Charles Taylor, désignant nos retours de mémoires douloureuses.

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Guy Pervillé : reconsidérer notre passé avec un esprit critique

Il y a une demi douzaine d’années, Guy Pervillé a écrit un texte intitulé  » l’histoire peut-elle réconcilier les mémoires antagonistes de la guerre d’Algérie ? « . Il faut le relire aujourd’hui
3.

Comme contribution au débat franco-français qui se développe en France, nous en proposons ci-dessous un large extrait qui n’aborde qu’un aspect du problème, et nous remercions Guy Pervillé de nous y avoir autorisés.

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Manuel de géographie, classe de 5ème (Nathan 2005).Chapitre 10, «La diversité de l'Afrique», p. 197.
La loi du 23 février 2005

Lettre de Jean-Pierre Dubois au Ministre de l’Education nationale

Le président de la Ligue des droits de l’Homme, Jean-Pierre Dubois, a adressé au Ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, une lettre au sujet de l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 que nous reproduisons ci-dessous. Il s’y étonne de ce que, dans une déclaration à la presse algérienne du 15 septembre 2005, Hamlaoui Mekachera a affirmé que la contestation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 était née d’« une interprétation complètement absurde » d’un « pseudo-historien ». Elle est suivie d’un exemple de sa mise en œuvre extrait d’un manuel récent de la classe de cinquième.

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Nicolas Bancel : ne pas transformer une mémoire en vérité historique

Nicolas Bancel, historien, professeur à l’université de Strasbourg, est
co-auteur de « La Fracture coloniale », éd. La Découverte, 2005. L’entretien que nous publions ci-dessous a été publié le 2 février 2006 sur le site NouvelObs.com et recueilli par Baptiste Legrand 4. Pour lui, l’article 4 de la loi du 23 février 2005 n’est pas seul en cause. L’article 3, qui crée une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie, pose aussi problème. Aucun garde-fou scientifique n’est prévu et on peut craindre qu’elle établisse une sorte de monopole de la mémoire contraire à l’histoire

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