familles des disparus en Algérie : l’ONU ouvre le dossier
L’acceptation du Comité des droits de l’homme des Nations unies des plaintes de familles de deux Algériens portés disparus pendant les années de braise, en l’occurrence Salah Saker et Riad
L’acceptation du Comité des droits de l’homme des Nations unies des plaintes de familles de deux Algériens portés disparus pendant les années de braise, en l’occurrence Salah Saker et Riad

Dimanche 28 mai 2006, le film Indigènes du réalisateur algérien Rachid Bouchareb a reçu le prix d’interprétation masculine du festival de Cannes pour ses cinq acteurs « Premier rôle », Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan.Lire la suite »
Au moment du palmarès ils ont entonné avec enthousiasme le chant des anciens combattants des bataillons d’Afrique de la Seconde Guerre mondiale :
C’est nous les Africains
Qui arrivons de loin
Nous v’nons des colonies
Pour sauver la Patrie
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers
Et nous avons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu’un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Battez tambours, à nos amours
Pour le pays, pour la Patrie
Mourir au loin
C’est nous les Africains.Retour sur un épisode souvent méconnu de la dernière guerre mondiale, pour lequel la France n’a pas réglé sa dette.
Dans un entretien réalisé en 1996, l’historien français, pleinement engagé contre la guerre menée par la France en Algérie, analyse avec recul son engagement d’alors ainsi que le rôle du FLN, la montée de l’islamisme en Algérie, l’image que se font les Français de ce pays, celle des Harkis…
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Après une nouvelle mise en cause de notre site internet dans un texte publié dans Libération le 8 juin 2006, qui fait suite à d’autres imputations venant de Claude Liauzu sur des thèmes divers, nous avons adressé une mise au point à Libération, qui l’a intégralement publiée dans son édition de mercredi 14 juin 2006. Nous publions cette mise au point, puis le texte auquel elle répond, signé par Daniel Hémery, Claude Liauzu et Arnaud Nanta.
[Première mise en ligne, le 9 juin 2006,
mise à jour, le 14 juin 2006.]

A une époque comme la nôtre, où il est de bon ton dans les milieux universitaires d’invoquer la fameuse « neutralité axiologique » pour justifier son mutisme face à l’intolérable, André Mandouze restera dans nos mémoires le symbole vivant de la possible conciliation entre la rigueur scientifique et l’engament humaniste.
Par Vincent Geisser

D’anciens membres de l’OAS, rejoints par quelques nostalgiques de l’Algérie coloniale, tentent régulièrement d’organiser des cérémonies à la gloire de cette organisation terroriste, et notamment des quatre criminels condamnés à mort et exécutés en raison de la gravité de leurs forfaits. Le 6 juillet 2005, quelques centaines d’entre eux avaient essayé de contourner l’interdiction d’inaugurer une stèle dans le cimetière de Marignane.Le 7 juin 2006, un nouvel « hommage » était organisé par l’ADIMAD au cimetière du Haut Vernet à Perpignan, jour anniversaire de l’exécution de Dovecar et Piegts, le 7 juin 1962, pour leur participation à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury, déclaré Mort pour la France.
Dès la veille, la LDH et le MRAP avaient dénoncé cet hommage aux quatre « assassins de l’OAS », et appelé « tous les démocrates à se rassembler à 10H30 à l’entrée du cimetière », autour de représentants des familles endeuillées par les assassinats de l’OAS.

Les propos insultants de Georges Frêche lui valent une mise en examen. Dans la communauté visée, les fils ont été secoués, choqués même. Les pères ne disent rien, murés dans une rancoeur qui les tue.
Par Benoît Hopquin et Michel Samson [Le Monde daté du 7 juin 2006].
Devant le refus du préfet des Pyrénées Orientales d’interdire l’hommage que l’ADIMAD a prévu de rendre mercredi 7 juin 2006 à d’anciens activistes de l’OAS, des organisations locales et nationales appellent à un rassemblement autour de représentants des familles touchées par les assassinats de l’OAS
Après les communiqués de la LDH, de l’ANPROMEVO, et celui émanant de plusieurs associations locales, vous pourrez prendre connaissance de la réponse du préfet à la demande d’interdiction qui lui avait été adressée, puis un article publié le 4 juin dans le Midi libre.
[Dernière mise à jour le 6 juin 2006.]

Le Congo se prépare à célébrer le rapatriement des restes de son père fondateur, Pierre Savorgnan de Brazza. Un mausolée est en cours d’édification sur les rives du fleuve Congo.
Cet article fait suite aux deux pages suivantes de ce site : 976 et 1059.

Le 31 mai 1961, le commissaire central Roger Gavoury était poignardé à son domicile par un commando de l’OAS.
Roger Degueldre, chef des commandos « Delta », avec l’accord de l’état-major de l’OAS en la personne de Jean-Jacques Susini, avait décidé d’éliminer le responsable de la lutte contre les menées subversives en Algérie.
Degueldre avait confié la réalisation de cet assassinat à Albert Dovecar et Claude Piegts. Tous trois ont été par la suite condamnés à mort par la justice française et fusillés (Dovecar et Piegts le 7 juin 1962, Degueldre le 6 juillet 1962).5.

On aurait tort de penser que le retrait de la phrase la plus scandaleuse de la loi du 23 février 2005 selon laquelle “ les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ” met fin au débat sur le passé colonial de la France. D’autres aspects de cette loi continuent à poser problème et le débat qu’elle a ouvert dans la société française doit être poursuivi.