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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Mohammed Harbi : “La guerre d’Algérie a commencé à Sétif”

Le 8 mai 1945, tandis que la France fêtait la victoire, son armée massacrait des milliers d’Algériens à Sétif et à Guelma. Ce traumatisme radicalisera irréversiblement le mouvement national.

Cet article de l’historien Mohammed Harbi, auteur, avec Benjamin Stora, de La Guerre d’Algérie, 1954-2004, la fin de l’amnésie1, a été publié dans Le Monde diplomatique de mai 2005.

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Mohammed Harbi
Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Mohammed Harbi à propos du film « Algérie, histoires à ne pas dire »

La projection du film de Jean-Pierre Lledo, “Algérie, histoires à ne pas dire”, vendredi 14 mars 2008, au Studio Reflet Médicis à Paris, a été suivie d’un débat avec Mohammed Harbi, dont l’enregistrement vidéo est accessible sur le site du film (la 8ème vidéo de cette page). Voici la partie liminaire de l’intervention de Mohammed Harbi, suivie de sa réponse à une question posée par un spectateur 2. Ce point de vue vient compléter les avis que nous avons publiés sur ce film provenant de (cliquez sur le nom pour accéder au texte) : Gilles Manceron, Benjamin Stora, Olivier Barlet. Nous avons également repris une lettre ouverte de Brahim Senouci à laquelle Jean-Pierre Lledo a répondu par un texte accessible notamment sur le site suivant.

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D'après Sergueï (Le Monde du 27 avril 2004)
L'accès aux archives coloniales

“secret d’État” pas mort

L’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, mardi 29 avril 2008, par 30 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 15 (PS, PC et Verts), le projet de loi sur les archives. Les députés sont revenus sur l’allongement du délai de consultation de certaines archives voté par les sénateurs afin d’en retarder l’accès. Mais l’Assemblée n’a pas remis en cause la création proposée par le gouvernement d’une nouvelle catégorie d’archives “incommunicables”.

Le projet reviendra en seconde lecture devant le Sénat le 14 mai.

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Mai 1945, dans le Constantinois.
De 2007 à 2012

L’ambassadeur de France en Algérie : « le temps de la dénégation » des crimes de la colonisation « est terminé »

En 2005, l’ambassadeur Hubert Colin de Verdière avait qualifié la répression des manifestations du 8 mai 1945 de « tragédie inexcusable ». Puis, en décembre 2017, à l’Université de Constantine, Nicolas Sarkozy avait qualifié d’« impardonnables » « les fautes et les crimes du passé » colonial français en Algérie. Dans un discours prononcé à Sétif, le 27 avril 2008, Bernard Bajolet, ambassadeur de France en Algérie, reconnaît la « très lourde responsabilité des autorités françaises de l’époque » dans les massacres du 8 mai 1945. Nous reprenons ci-dessous l’essentiel de l’intervention de l’ambassadeur.

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Manifestation contre la
Antilles

n’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde

«Il y a pas les grands et les petits. Il y a que nous sommes tous des peuples et que nous méritons d’être considérés comme des peuples avec la dignité que cela représente.

J’ai apporté une parole d’homme. Il y a l’homme, c’est très important, l’homme tout court. Je crois vraiment à l’homme, à l’humanité et à la fraternité.

Et quand je parlais de négritude, c’était pour répondre précisément aux racistes qui nous considéraient comme des nègres, autrement dit des riens. Et bien non! Nègre vous m’appelez et bien oui, nègre je suis. N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde.»

[Aimé Césaire, dans une vidéo
récente.]
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un communiqué commun LDH et LDH-NC à propos de la situation en Nouvelle-Calédonie

Dernière minute – Le président de l’USTKE condamné à 6 mois de prison ferme.

[AFP – 22.04.2008] – Gérard Jodar, président du syndicat indépendantiste kanak USTKE, a été condamné lundi 21 avril, à 12 mois de prison dont 6 mois ferme, à la suite de violences avec les forces de l’ordre le 17 janvier, dans le cadre d’un conflit à la société de transport, Carsud. Le tribunal correctionnel de Nouméa a condamné M. Jodar pour provocation directe à attroupement armé. Vingt-deux autres militants de l’USTKE, ont également été jugés.

[Information ajoutée le 23 avril à la page publiée le 21 avril]
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Nouvelle-Calédonie : le rêve de Pierre Messmer

En 1970, Roger Laroque, maire de Nouméa, déclare : « Il faut faire du Blanc ».

En juillet 1972, dans une lettre adressée à son secrétaire d’État aux DOM-TOM, le Premier ministre, Pierre Messmer, écrit :
« La présence française en Calédonie ne peut être menacée sauf guerre mondiale, que par une revendication nationaliste des populations autochtones appuyées par quelques alliés éventuels dans d’autres
communautés ethniques venant du Pacifique. À court et à moyen terme, l’immigration massive de citoyens français métropolitains ou originaires des départements d’Outre-mer (Réunion), devrait permettre d’éviter ce danger, en maintenant et en améliorant le rapport numérique des communautés
».

Ce scénario n’est-il pas en voie de réalisation dans un pays que l’on pensait engagé dans un processus de décolonisation ?

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