
quel crédit accorder à la fondation d’Hubert Falco ?
Hubert Falco, secrétaire d’État aux Anciens combattants, a prévu pour septembre prochain la mise en place aux Invalides de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Une fondation qui a vocation à devenir « l’outil indépendant dont nous avons besoin, ici, comme de part et d’autre de la Méditerranée, pour parcourir ensemble ce chemin de mémoire, celui de toutes les mémoires, qui n’occulte aucune mémoire ! »1
Les fortes oppositions rencontrées par cette fondation parmi les historiens et du côté algérien sont connues. L’actualité amène à formuler de nouvelles questions.
Quel crédit accorder à une fondation créée par un État qui a été incapable à ce jour de reconnaître son « implication première et essentielle […] dans les traumatismes engendrés par la colonisation en Algérie» 2, de dire la vérité sur la disparition de Maurice Audin en 1957, ou de reconnaître sa responsabilité dans le traitement infligé aux harkis ?
Quel crédit accorder à une fondation dont la mise en place est confiée à un homme politique qui n’hésite pas à faire régulièrement fleurir un monument d’hommage aux «Martyrs de l’Algérie française» ?





