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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Dessin extrait du dernieralbum de Tardi et Verney Putain de guerre ! (éd. Casterman, à partir du 13 nov)
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

les dossiers des victimes des tribunaux militaires doivent être rouverts

Le département du Doubs, après celui de l’Aisne, demande l’inscription des noms des “fusillés pour l’exemple” durant la Première Guerre mondiale sur les frontons des monuments aux morts des communes. Les élus du conseil général ont voté à l’unanimité une motion visant à appliquer cette mesure dès le 11 novembre 2008.

Aujourd’hui la ville de Reims a honoré la mémoire de deux officiers, les sous-lieutenants Henri Herduin et Pierre Millant, exécutés sans jugement sur ordre du commandement, le 11 juin 1916, et réhabilités en 1926, grâce notamment à l’action de la LDH. Pour que ce travail puisse se poursuivre, la LDH avait exigé le 7 novembre 2008 dans un communiqué que les dossiers des victimes des tribunaux militaires soient rouverts.

A cet égard, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Douaumont le 11 novembre 2008, à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de 1918, est décevant.

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L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

la chasse aux mutilations volontaires en 1914

«L’acte de mutilation volontaire charrie toute une série de représentations… Du côté du commandement, on traque la blessure suspecte de celui qui préfère s’auto-mutiler plutôt que de s’exposer aux risques du combat… Les médecins, érigés en experts de la «vraie blessure», établissent des diagnostics parfois douteux et lourds de conséquences… Plusieurs décisions de médecins militaires furent remises en cause pendant et après la guerre. »

Nicolas Offenstadt1
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Mathurin Méheut, L’exécution capitale(Nord d’Arras, début juillet 1915)
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

pour la réhabilitation des “fusillés pour l’exemple”

Plutôt que de célébrer le quatre-vingt dixième anniversaire de l’armistice sur le mode des obsèques du dernier “poilu”, ne serait-il pas temps de réhabiliter les “fusillés pour l’exemple” de la guerre de 14-18 ?2

Voici le communiqué publié dans ce sens le 7 novembre 2008 par la Ligue des droits de l’Homme. La question a été relancée, après le vote d’une loi anglaise en 2006, par les démarches de plusieurs associations, en mai 2008, auprès des pouvoirs publics et des déclarations du secrétaire d’Etat aux anciens combattants Jean-Marie Bockel
3.


[Article mis en ligne le 29 juin 2008, mis à jour le 8 novembre 2008.]
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Débat entre le Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire et Liberté pour l’Histoire

Les historiens Catherine Coquery-Vidrovitch, Gilles Manceron et Gérard Noiriel, membres du Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire (CVUH), ont répondu dans Le Monde du 8 novembre 2008 à une tribune de l’historien Pierre Nora, président de l’association Liberté pour l’Histoire(LPH), parue dans Le Monde du 11 octobre 2008. Nous reproduisons ci-dessous ces deux textes.

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Le témoignage de Bachir Hadjadj

Bachir Hadjadj à Toulon

Invité par la section de Toulon de la LDH, Bachir Hadjadj sera à la Faculté de Droit de Toulon, jeudi 6 novembre, à 18h30, pour une conférence/débat sur le thème

Au-delà de toute polémique, 150 ans d’histoire d’une famille algérienne

Une affichette de présentation est téléchargeable.

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Enrôlement d'un jeune Algérien (DR).
Harkis

nouvelles approches sur l’histoire des harkis dans la colonisation et ses suites

L’association Harkis et droits de l’Homme (AHDH) a organisé à Paris du 10 au 31 octobre un ensemble de rencontres destinées à débattre des idées reçues concernant l’histoire franco-algérienne en général et plus particulièrement celle des anciens harkis et de leurs descendants.

Les objectifs de «Français et Algériens : art, mémoires et histoire» étaient de susciter une réflexion sur les multiples facettes de cette histoire, sur les perceptions de chacun ; porter un regard critique sur l’histoire officielle, de l’Algérie comme de la France ; partager la connaissance transmise par des scientifiques, historiens, sociologues, ethnologues, anthropologues, didacticiens, psychiatres, psychologues ; identifier les enjeux permettant de s’approprier des lectures communes du passé pour mieux construire un avenir commun.

Dans le cadre de cet évènement ont eu lieu à l’Hôtel de Ville de Paris un colloque international et une journée d’étude destinée aux enseignants.
A la suite de leurs programmes, nous reprenons l’article d’El Watan qui rend compte de ces rencontres.

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Discours de Dakar 2007

l’Afrique de Sarkozy, un déni d’histoire

Un an après le discours controversé de Nicolas Sarkozy à Dakar, cinq universitaires français et africains reviennent sur les déclarations du président français et fustigent «un déni d’histoire» basé sur «une vision manichéenne, raciale et paternaliste» de l’Afrique.

Dans un livre dirigé par Jean-Pierre Chrétien, intitulé L’Afrique de Sarkozy – un déni d’histoire4, ces historiens se penchent sur les «propos littéralement stupéfiants» qu’avait tenus le chef de l’Etat, et notamment sur sa thèse selon laquelle «l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire».

Nous reprenons ci-dessous un extrait de la contribution du professeur Ibrahima Thioub de l’Université de Dakar.

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Non à la réhabilitation de l’OAS !

De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) a tenté, les armes à la main, de s’opposer à la politique algérienne du général de Gaulle. Au nom de l’“Algérie française”, elle assassina plus de 2 200 personnes — Français et Algériens, civils et militaires.

Nous sommes aujourd’hui soumis à une pression politique en vue de réhabiliter cette organisation criminelle : plaques, stèles et monuments
commémorant les tueurs de l’OAS en martyrs de l’Algérie française,
fleurissent un peu partout en France.

Cette tentative de légitimation ne doit pas parvenir à ses fins. Il faut rappeler que les crimes de l’OAS ont contribué à ensanglanter un peu plus la fin de la guerre d’Algérie et à rendre inéluctable le départ de nombreux Européens d’Algérie.

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Le 17 octobre 1961

Paris 1961 : les Algériens, la mémoire et la terreur d’Etat

Le livre Paris 1961. Les Algériens, la mémoire et la terreur d’Etat des historiens britanniques Jim House et Neil MacMaster, publié en 2006 par Oxford University Press et dont la traduction française vient de paraître chez Tallandier, est un livre majeur pour la connaissance du contexte de la répression qui a entouré la manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 19615.

Nous reprenons ci-dessous, avec l’autorisation de son auteur, un article du site acontresens, qui traite des crimes de la police française de septembre-octobre 1961, en s’inspirant de l’ouvrage de Jim House et Neil MacMaster.

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Les “banlieues”

La police est équipée pour affronter les banlieues

La police française est désormais convaincue de disposer de techniques de maintien de l’ordre lui permettant de faire face à de nouvelles émeutes en banlieue.

Mais cela ne fera qu’entretenir, au sein des quartiers dits “sensibles”, le ressentiment vis-à-vis de la société et des pouvoirs publics : « On nous traite comme des chiens. On est tous au chômage, on n’a pas d’argent et on nous regarde comme des étrangers. »6.

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L'enseignement

L’enseignement de l’histoire au lycée, un élément essentiel à la formation des citoyens

Des rumeurs font état de la disparition de l’histoire et de la géographie du tronc commun des programmes en classes de première et terminale. « Je souhaiterais vous dire au nom de Xavier Darcos que ces rumeurs sont infondées et qu’il est hors de question que l’Histoire et la Géographie disparaissent du tronc commun des formations de nos lycéens ».

Jean-Louis Nembrini

Blois, le 10 octobre 20087

Répétons-le : ces «rumeurs sont infondées».

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