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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Une plaque en l’honneur d’un avocat assassiné ?

Pendant la guerre d’Algérie, au début de la Ve République, en plein Paris, le 23 mai 1959, avec l’aval du Premier ministre, Michel Debré, a été ordonné l’assassinat d’un avocat inscrit au Barreau de Paris, Me Amokrane Ould Aoudia qui défendait les indépendantistes algériens. Un voeu relatif à l’apposition d’une plaque commémorative au 10, rue Saint-Marc a été adopté le 14 septembre 2017 par le Conseil du 2e arrondissement de Paris.

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Depuis 1962

« Algérie du possible », un film de Viviane Candas

Viviane Candas est auteure et réalisatrice. Elle a réalisé le documentaire Algérie du possible (2016), qui suit le parcours de son père, Yves Mathieu (1924-1966), anticolonialiste en Afrique noire puis avocat du FLN, qui a exercé des responsabilité dans l’Algérie indépendante jusqu’à sa mort en 1966 dans des conditions mal élucidées. Viviane Candas a aussi le projet d’un web-documentaire « Notre histoire – Histoire de l’Algérie postcoloniale », à partir des entretiens inédits avec des personnalités contemporaines de la guerre d’Algérie réalisés pour le film Algérie du possible.

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Monuments et passé colonial : détruire, déplacer ou ajouter ?

A la suite des polémiques aux Etats-Unis sur les statues de défenseurs de l’esclavage, des voix se sont exprimées en France pour mettre en cause la présence dans l’espace public, par exemple, des statues de Colbert, l’initiateur du Code noir, ou du général Bugeaud. Faut-il les abattre de la même façon ? ou bien les retirer pour les mettre dans des musées ? Faut-il surtout installer de nouvelles statues pour rendre hommage à des personnalités qui se sont opposées à l’esclavage et à la colonisation ? C’est un débat auquel, du fait de cette page de son histoire, la France ne peut échapper.

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Quand un musée allemand enquête sur son passé colonial

Pour la première fois en Allemagne, dans une exposition intitulée L’angle mort, un musée enquête publiquement sur les origines coloniales de ses collections. Julia Binter, commissaire d’exposition, explique à Deutsche Welle de quelle manière la façon dont on regarde le passé peut modifier la façon dont on voit les « étrangers » aujourd’hui.
Un exemple à suivre dans les musées français ?

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Du nouveau sur le nationalisme algérien : l’UDMA et les udmistes, par Malika Rahal

L’historienne Malika Rahal publie L’UDMA et les Udmistes, contribution à l’histoire du nationalisme algérien, aux éditions Barzhak. L’UDMA est l’Union Démocratique du Manifeste Algérien, parti fondé en 1946 par Ferhat Abbas. Ce livre bouscule une histoire dominante du nationalisme algérien dans laquelle, selon l’auteure, l’apport de ce mouvement a été occulté. Nous publions la présentation de l’éditeur, ainsi que des extraits de ce livre et l’article que lui a consacré le quotidien algérien El Watan. (mise à jour le 29 septembre 2017)

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« Mémoire interdite en Algérie », un reportage de Pierre Daum publié en août 2017

Pour la première fois depuis des décennies, Le Monde diplomatique n’est pas disponible dans les kiosques en Algérie. A titre exceptionnel, la direction du journal a décidé de mettre en ligne gratuitement le reportage Mémoire interdite en Algérie une enquête sur la société algérienne 20 ans après l’extrême violence des années 1990. Pour en savoir plus sur cette censure dont Le Monde diplomatique a été l’objet, cliquez sur ce lien. L’article qui a provoqué la censure est repris ci-dessous.

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La France rapatrie la dépouille d’un soldat mort à Oran en 1956

La dépouille d’un soldat français mort et enterré en Algérie en 1956 a été rapatriée en France. Mais la restitution par la France des crânes des résistants algériens tués dans les combats du XIXe siècle contre la colonisation française ne semble pas à l’ordre du jour. Pourtant, nombreux sont ceux qui, d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée, et parfois depuis des années, demandent le retour en Algérie des restes mortuaires des résistants algériens qui se trouvent toujours en France. Aucune réponse n’a été donnée à ce jour à la trentaine de milliers de signataires de la pétition lancée par Brahim Senouci, demandant la “Restitution des têtes des résistants algériens, détenues par le Musée de l’Homme.” Nous reprenons ci-dessous deux articles parus le 7 août dernier, dans le quotidien algérien El Watan, qui font le point sur différents aspects du problème.

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Pierre Serna : « L’esclavage était bien un crime contre l’humanité»

L’historien Pierre Serna, professeur à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut d’histoire de la Révolution française, souligne que les députés de la Convention avaient, dès 1794, qualifié la pratique de l’esclavage de « crime de lèse-humanité ». La loi Taubira de 2001 n’a donc fait aucun anachronisme en renouant avec cette qualification, contrairement à ce qu’affirment certains historiens.

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Première reconnaissance officielle du massacre d’Algériens à Paris, le 14 juillet 1953

En 1953, pour célébrer la fête nationale, le PCF, la CGT et les organisations proches, ont organisé un défilé populaire. Comme d’habitude, les Algériens forment un cortège autonome, encadré par le MTLD, derrière un immense portrait de leur leader, Messali Hadj, alors en résidence surveillée. Les mots d’ordre sont clairs : « À bas le colonialisme », « Nous voulons l’indépendance ». Le drame se déroule à la fin de la manifestation, place de la Nation. La police exige le retrait du portrait de Messali. Devant le refus des Algériens, une charge violente. Un cri : « Ils ont tiré à balles réelles ! » Le bilan est lourd pour les manifestants : 7 morts, 6 Algériens et un Français, 48 autres manifestants blessés par balles.

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Un message de Bouteflika appelle en 2017 la France à « reconnaître les vérités de l’Histoire »

A l’occasion de la « fête de l’Indépendance et de la Jeunesse » marquant le 55e anniversaire de l’indépendance, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a adressé un message à la Nation 1. Il y évoque notamment les relations de son pays avec la France et rappelé que le peuple algérien « exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France. »

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Patrice Lumumba
Belgique

Lumumba, le déshonneur des Belges

«C’est dans l’État indépendant du Congo, futur Congo belge, que les méthodes de conquête ont atteint un degré de brutalité qui en fait une sorte de modèle dans l’histoire des colonisations du XIXe et du XXe siècle.

Il faut partir de l’indépendance du Congo belge en 1960 pour mesurer à quel point les colonisateurs ont voulu légitimer l’entreprise colonialiste, au mépris de l’Histoire. Ne disait-on pas alors de ce pays qu’il était une colonie modèle : un modèle administratif grâce à son taux d’encadrement exceptionnellement élevé, et un modèle de rentabilité pour la métropole ?»

Elikia M’Bokolo, Afrique centrale : le temps des massacres


Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue belge d’analyse et de débat Politique, revient sur un épisode dramatique de la “décolonisation” du “Congo belge” : la mort de Patrice Lumumba.

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