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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

La section de Toulon de la LDH refuse de participer au débat sur l’“identité nationale”

Lors de sa dernière réunion mensuelle, le 17 novembre 2009, la section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme a décidé d’adresser la lettre ouverte suivante au Préfet du Var, afin de l’informer de son refus de participer au “grand débat” sur l’“identité nationale” organisé par la circulaire du 2 novembre du ministère de l’Immigration1 .

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Contrôle au faciès

Scènes de chasse à l’Arabe sur les Champs-Elysées

Anyss Arbib, Français d’origine marocaine demeurant à Bondy (93), est étudiant en quatrième année de Sciences-Po Paris. Il raconte ce qu’il a vécu sur les Champs-Elysées, mercredi 18 novembre, soir de la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde de football : des «violences policières aveugles» à l’encontre de personnes “issues de l’immigration”.
Un témoignage sur une «guerre franco-française» à verser au dossier du débat lancé par les pouvoirs publics sur la notion d’“identité nationale”.

Ces discriminations au faciès que subissent quotidiennement des milliers de Français ou de présumés étrangers, lors des contrôles de police, ne peuvent être tolérées au pays qui a «inventé les droits de l’Homme» (Nicolas Sarkozy2).

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Identité nationale : refusons un débat posé en termes xénophobes !

Les débats sur l’identité nationale que le ministre de l’immigration a demandé aux préfets « d’organiser et de présider » partout en France continuent à être fortement contestés.

Les signataires d’une tribune publiée dans Le Monde du 24 novembre 2009 s’alarment du contenu de la circulaire Besson adressée aux préfets le 2 novembre, et notamment de son point 1.7 qui comporte une liste de préjugés et de fausses évidences à coloration xénophobe à propos des étrangers.

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Albert Camus et l'Algérie

Albert Camus et l’Algérie, par Agnès Spiquel

Le souhait présidentiel de faire entrer Albert Camus au Panthéon n’est évidemment pas dénué d’arrière-pensées3. Rappelons seulement que, en recevant le Prix Nobel de littérature en 1957, Camus avait déclaré que l’écrivain «ne peut se mettre aujourd’hui au service de ceux qui font l’histoire: il est au service de ceux qui la subissent».

Albert Camus est mort en janvier 1960. On ne peut présumer de ce qu’aurait été sa réaction devant la façon dont la guerre d’Algérie s’est terminée deux ans et demi plus tard. Mais il faut rappeler son humanité et sa lucidité face à un conflit qui le déchirait, et la haine que ses prises de position avaient suscitée chez les partisans de l’Algérie française.

Nous remercions Agnès Spiquel, professeur de Littérature française à l’université du Hainaut-Cambrésis et présidente de la Société des études camusiennes, d’avoir accepté de retracer les positions d’Albert Camus avant, puis pendant, la guerre d’Algérie4, dans un exposé que nous faisons suivre de quelques liens vers des pages complémentaires.

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Bachir Hadjadj appelé du contingent, par Hélène Bracco

Soumis par principe à la conscription depuis 1912, les appelés dits « Français musulmans » dans la terminologie coloniale furent plus de 100 000 à servir dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie, la conscription étant devenue obligatoire pour eux depuis le statut de 1947.

Le livre La France en guerre 1954-1962 dirigé par Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault aborde le cas de ces soldats algériens de l’armée française5. Ci-dessous le chapitre qui leur est consacré rédigé par Hélène Bracco, où l’auteur des Voleurs de rêves évoque les vingt-huit mois pendant lesquels il a été amené, bien malgré lui, à porter l’uniforme de l’armée française.

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Hubert Falco
Identité nationale

Guerre d’Algérie et “identité nationale”

Le conseiller de Nicolas Sarkozy, avocat de l’exploitation populiste du thème de l’identité nationale, est connu : il s’agit de Patrick Buisson ancien journaliste à Minute, puis à Valeurs actuelles qu’il a dirigé pendant plusieurs années.

Les activités de Patrick Buisson sont nombreuses : il dirige un cabinet de conseil6, préside la chaîne Histoire – propriété de TF1 –… il écrit des livres7.

Sa dernière publication, un album intitulé La Guerre d’Algérie, a bénéficié d’une promotion officielle bien surprenante pour cet exposé unilatéral consacré aux seuls aspects positifs de l’action de l’armée française pendant cette période.

Tandis que se met en place une Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, à laquelle les universitaires sont hostiles, la caution apportée par la présence d’un membre du gouvernement à l’occasion de sa publication fait craindre que cet ouvrage ne devienne un chapitre de l’histoire de France officielle.

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Benoît Falaize : si “identité nationale” il y a, c’est dans la revendication de la France comme terre d’accueil

Pour Benoît Falaize, chargé d’études et de recherches à l’Institut National de Recherche Pédagogique (INRP), « si “identité nationale” il y a, c’est assurément dans la revendication de [la France comme] terre d’accueil : de l’accueil des enfants du regroupement familial des années 70 à RESF. Pour les enseignants, majoritairement, la France tolérante et accueillante se définit là.»

Un entretien du chercheur avec François Jarraud, publié le 17 novembre 2009 sur le site du Café pédagogique.

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L’inquiétant visage de l’identité nationale, par Bernard Girard

Après ses commentaires sur la circulaire Besson aux préfets, Bernard Girard8 revient sur le discours prononcé par Nicolas Sarkozy le 12 novembre 2009 à la Chapelle-en-Vercors.

L’enseignant en histoire dénonce dans ce discours une stigmatisation de toute une partie de la population : jamais expressément nommées, mais clairement identifiées par les comportements mis en cause – même s’ils sont ultra-minoritaires –, les personnes immigrées ou “issues” de l’immigration sont désignées comme des menaces à notre soi-disant «identité nationale française».

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l’impunité des dirigeants israéliens, une des causes principales de la poursuite de la guerre

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le jeudi 5 novembre, une résolution demandant à Israël et aux Palestiniens d’enquêter sur les accusations de crimes de guerre contenues dans le rapport Goldstone sur la guerre dans la bande de Gaza.

Après deux jours de débats, ce texte, non contraignant, a été voté par 114 voix contre 18 et 44 abstentions. Israël et les Etats-Unis ont voté contre, de même que plusieurs pays européens9. Dès vendredi matin, Israël a rejeté la résolution, arguant par la voix du ministère des affaires étrangères qu’elle « est totalement coupée des réalités auxquelles Israël fait face sur le terrain ».

Le texte s’appuie sur les conclusions du rapport sur l’intervention israélienne dans le territoire palestinien, en décembre et janvier derniers, établi par le juriste sud-africain Richard Goldstone et commandé par le conseil des droits de l’homme de l’ONU. Dans son rapport, rendu public le 15 septembre, le juriste fustige les deux parties mais réserve ses traits les plus durs à Israël. Le conflit s’est soldé par la mort de près de mille quatre cents Palestiniens et de treize Israéliens.10

L’Etat d’Israël a le droit de se défendre, mais dans le respect de ses obligations à l’égard du droit humanitaire international et du droit international. Laisser son agression à Gaza bénéficier de l’impunité inciterait Israël à commettre d’autres crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité, comme l’expose Pierre Stambul, membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix, dans l’entretien repris ci-dessous.

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Le discours identitaire de Nicolas Sarkozy à la Chapelle en Vercors

Le 12 novembre 2009, Nicolas Sarkozy était à la Chapelle en Vercors. Alors que l’Elysée avait annoncé que le déplacement présidentiel serait placé sous le « thème du soutien à l’agriculture et de l’avenir des territoires ruraux », le président a prononcé un discours au lyrisme suranné consacré à l’« identité nationale » – le nom de la France a été prononcé 60 fois, et chacun des mots « identité » et « culture » 23 fois.

Un discours de campagne électorale – les élections régionales ne sont pas loin – analogue à ceux de la campagne présidentielle de 2007. Un texte comportant de nombreux messages plus ou moins codés : « La France est un pays où il n’y a pas de place pour la burqa, pas de place pour l’asservissement de la femme. »

Le texte du discours présidentiel est téléchargeable11.

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