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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Expo Camus à Aix-en-Provence : changement de direction

Trois mois après en avoir décidé l’annulation, la mairie d’Aix-en-Provence vient d’annoncer officiellement que l’exposition sur Albert Camus ouvrira bien ses portes le 7 novembre 2013, centenaire de la naissance de l’écrivain.

Le commissaire de la manifestation est l’essayiste Michel Onfray, auteur notamment de L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus (éd. Flammarion). Il remplace l’historien Benjamin Stora, enseignant-chercheur en histoire coloniale et notamment en histoire algérienne, désigné pour ce poste en 2009 avec le documentariste Jean-Baptiste Péretié.

Un changement de responsables qui traduit un changement d’orientation : initialement intitulée “Camus, l’étranger qui nous ressemble”, la manifestation est maintenant baptisée “Camus, l’homme révolté”.

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Suzanne Citron dénonce “une subjectivité négatrice de l’histoire”

L’historienne Suzanne Citron répond ci-dessous aux “arguties sémantiques” des quelques “notables de la politique” – Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement et Bruno Le Maire – qui ont critiqué le discours prononcé par François Hollande le 22 juillet 2012, à l’occasion du 70e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv. Cette tribune de l’auteure de Mes Lignes de démarcation» (Syllepse, 2003) a été initialement publiée dans Libération, le 31 juillet 2012.

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inopportun renforcement des relations entre l’UE et Israël

Le 2 juin 2012, l’Union européenne s’est engagée à renforcer ses relations avec Israël dans une soixantaine de domaines. Cette décision survient pourtant peu après que les ministres des affaires étrangères européens ont durci le ton contre Israël mi-mai.

Dans une tribune, publiée dans Le Monde daté du 4 août 2012, la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et le président du Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme (REMDH) dénoncent le “double discours” de l’Union européenne.

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Manuel Valls, le 18 juin 2012.
Hollande, Valls et les Roms

François Hollande : “on ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution”

Le 30 juillet 2010, dans un discours sécuritaire musclé prononcé à Grenoble, Nicolas Sarkozy stigmatisait les comportements de « certains parmi les gens du voyage et les Roms ».

Au cours de la campagne électorale du printemps 2012, le candidat socialiste, François Hollande, a promis qu’il n’y aurait pas d’expulsion sans solutions de relogement1.

Que faut-il alors penser de la déclaration récente du nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls : «les camps de Roms continueront à être démantelés chaque fois qu’une décision de justice le permettra» ?

Pour rappeler que les promesses de campagne doivent devenir des réalités, le Collectif national droits de l’Homme Romeurope dont la LDH est membre et la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale – la Fnars – publient un communiqué commun. Nous reprenons également la lettre ouverte qu’Alain Fourest, de Rencontres tsiganes, adresse à Manuel Valls.

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A Aix-en-Provence comme à Marseille, les tribunaux poursuivent l’expulsion des familles Roms (Laurent Saccomano)
Hollande, Valls et les Roms

Roms en voie d’expulsion à Marseille et Aix-en-Provence … et après ?

Suite à des décisions de justice, les habitants des campements du Plateau de l’Arbois et de Château-Gombert vivent depuis le 23 juillet 2012 sous la menace d’une expulsion.

Par une lettre, rendue publique le 17 juillet, 49 prêtres et diacres de Marseille ont interpellé le maire, Jean-Claude Gaudin, dénonçant des « expulsions [qui] ne sont pas suivies de solutions de résidences convenables et durables. Cela ne fait que déplacer les problèmes … et les personnes».

« La situation sur le terrain n’a pas varié d’une virgule depuis l’arrivée de la gauche en mai » , insiste Philippe Rodier, responsable de missions pour Médecin du monde. « Des camps de Roms vont encore être délogés tandis que des expulsions sont planifiées sur le plateau de l’Arbois, près d’Aix-en-Provence » , confie Christophe Lenfant, délégué du Secours catholique à Marseille.
Évaluant à 1 500 le nombre de Roms présents sur Marseille, il se prononce en faveur d’un moratoire concernant les expulsions « pour se donner le temps d’aborder la question des migrants au niveau européen et de répondre aux situations d’urgence »3.

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Rafle du Vel d’Hiv : de Mitterrand à Chirac et Hollande, la lente reconnaissance de la responsabilité de la France

En 1992, comme il était de tradition depuis la Libération, François Mitterrand attribuait la responsabilité de la déportation des juifs au « gouvernement de l’Etat français », précisant : « en 1940, l’État français c’était le régime de Vichy ce n’était pas la République.» C’est à Jacques Chirac, déclarant en 1995, dans un discours de rupture et de vérité4, que « la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable », que l’on doit la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d’Hiver. Et c’est dans cette ligne que François Hollande s’est inscrit le 22 juillet 2012 en dénonçant « un crime commis en France par la France ». Retour ci-dessous sur quelques étapes de cette évolution.

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le discours de François Hollande pour le 70e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv

En déclarant le dimanche 22 juillet 2012, à l’occasion du 70e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv que celle-ci avait été « un crime commis en France par la France», le président de la République, François Hollande, s’est clairement situé dans la droite ligne de Jacques Chirac auquel il a rendu hommage.

Alors qu’il venait d’être élu à l’Elysée, ce dernier avait en effet été le premier chef d’État français à reconnaître la responsabilité des autorités françaises : « La France, avait-il déclaré en juillet 1995, la France, patrie des Lumières et des droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ».

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Après un naufrage (2009)
Comores

Immigration et naufrages à Mayotte

Nouveaux naufrages entre Mayotte et les Comores.

Après la Ligue des droits de l’Homme, une commission sénatoriale met en cause la politique mise en place pour «maîtriser l’immigration» dans ce cent-unième département français.

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Sonia Combe : il faut réviser la loi sur les archives

La ministre de la culture aurait l’intention de réviser la loi sur les archives, et notamment de remettre en cause la catégorie d’archives dites « incommunicables ». Alors qu’un rapport d’expert vient de mettre en évidence un lien entre radiations et cancers, une telle décision rendrait accessibles des dossiers concernant des essais nucléaires français au Sahara ou en Polynésie, et permettrait l’indemnisation de personnes irradiées.

L’historienne Sonia Combe, auteur de Archives interdites. L’histoire confisquée (La Découverte, 3e édition, 2010), plaide pour la révision de cette loi des archives, dans une tribune publiée sur Le Monde.fr le 20 juillet 2012 et reprise ci-dessous.

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Essais nucléaires : un rapport fait le lien entre radiations et cancers

Un expert épidémiologiste vient de remettre à la justice un rapport établissant un « lien vraisemblable » entre les retombées radioactives des essais nucléaires français en Algérie et en Polynésie et les cancers de personnes présentes sur place à l’époque. Ces nouvelles expertises devraient relancer les débats pour un élargissement des conditions d’indemnisation des victimes.

L’expert, Florent de Vathaire, conclut à un lien probable pour 6 personnes sur les 15 « expertisées », tant en Algérie qu’en Polynésie. « En rassemblant de nombreux éléments, j’ai pu construire un faisceau de présomptions qui permet de dire que le lien entre les retombées radioactives et les maladies est vraisemblable pour certains des cas expertisés », a-t-il déclaré au Parisien.

Ces résultats marquent une étape importante : jusqu’à présent, seuls quatre dossiers sur 720 portés par l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) ont été retenus par le comité compétent pour les indemnisations des victimes. Reste une difficulté : une partie des dossiers sont classés «secret-défense» ou même «incommunicables» ! D’où l’importance de l’intention prêtée à la ministre de la culture de réformer la loi sur les archives.

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