il faudra tirer les leçons du désastre absolu que représente la Centrafrique
« Il faudra un jour tirer les leçons du désastre absolu que représente la Centrafrique et se demander s’il fut bien raisonnable, au nom des politiques d’ajustement structurel, d’empêcher les Etats africains de se doter d’armées et d’administrations fonctionnelles et de fermer les yeux sur la corruption des régimes» écrit Colette Braeckman, avant de poursuivre sur son carnet : «Mais avant le temps des regrets, il faut passer à l’action : arrêter les massacres, sortir les Français de leur isolement, faire jouer la solidarité européenne. Car Bangui aujourd’hui, cela pourrait être demain Brazzaville, Abidjan, Yaoundé sinon Kinshasa…»1
Nous reprenons deux billets du carnet de Colette Braeckman, suivis d’un entretien avec l’écrivaine et femme politique malienne Aminata Traoré qui, un an après le début de l’opération Serval, réagit aux interventions françaises au Mali et en Centrafrique…




