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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Marc Ferro : un bilan globalement négatif

S’enrichir, christianiser, « civiliser » : les justifications de l’entreprise coloniale n’ont pas manqué au cours de l’histoire. Mais l’incapacité des colonisateurs, prisonniers de préjugés raciaux, d’accorder la citoyenneté aux peuples asservis a produit un désastre

L’historien Marc Ferro 1 revisite cinq siècles de colonisation.

Extrait d’un dossier publié dans le Nouvel Obs du 8 décembre 2005.

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Daniel Lefeuvre à propos du Musée de l’histoire de France en Algérie: « Accepter de poser un regard de vérité »

« Faire le pari de l’intelligence plutôt que de s’engager dans une œuvre de circonstance. »

Un entretien avec Daniel Lefeuvre, publié par Le Midi libre du 17 novembre 2005, suite aux événements de la veille 2. Historien de renom et membre du comité scientifique créé pour valider le contenu du Musée de l’histoire de France en Algérie, Daniel Lefeuvre est favorable à un débat public3.

[Publié le 26 novembre 2005, mise à jour le 10 décembre 2005.]

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Du colonialisme et de ses prétendus « aspects positifs », par Bernard-Henri Lévy

Dans son bloc-notes dans Le Point du 8 décembre 2005, Bernard-Henri Lévy se joint aux critiques contre l’article controversé de la loi du 23 février 2005. Pour lui, « on nous avait fait le coup des aspects positifs du régime de Vichy (bouclier, moindre mal, grandes réformes économiques et sociales…), et voilà qu’on nous refait celui du rôle positif, voire de l’œuvre humaniste de la présence française en Afrique ». L’idéologie coloniale qui a rendu possible la conquête militaire d’une partie du monde n’est pas une idéologie génocidaire. Mais le projet colonial est un projet pervers, fondé sur des règles qui font, en tant que telles, honte à une démocratie.

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Manifestation, à Fort-de-France pour demander l'abrogation de « la loi de la honte» (photo AFP)
La loi du 23 février 2005

Nicolas Sarkozy contraint d’annuler son voyage aux Antilles

Elus et syndicats s’étaient mobilisés pour protester contre la loi du 23 février 2005 sur la colonisation, qui reconnaît « le rôle positif de la présence française outre-mer ». Nicolas Sarkozy a été contraint d’annuler son voyage aux Antilles devant la mobilisation des élus et des syndicats contre cette loi. Lire également 1067.

[Première mise en ligne, le 7 décembre,

mise à jour, le 9 décembre]

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Femmes et issues de l’immigration

Femmes et issues de l’immigration: à double titre, elles se heurtent au « plafond de verre », cette barrière invisible des discriminations qui les empêche de prendre toute leur place dans la société.

Un rapport accablant sur les discriminations subies par les femmes issues de l’immigration.

par Patrick Roger, Le Monde du 8 décembre 2005

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Des conquêtes louis-quatorziennes à l'expansion républicaine, les soldats de France apportent « progrès, civilisation, commerce » aux peuples coloniaux asiatiques, africains, maghrébins ou indiens.
La société française au temps des colonies

Le « parti colonial », par Charles-Robert Ageron

Dans les dernières années du XIXe siècle, les partisans de la « France des cinq parties du monde » se sont regroupés. Ils ont formé un « parti colonial » composé de députés, géographes, militaires, hommes d’affaires, qui a exercé une influence décisive et souvent occulte sur la politique française. Il fut l’une des forces agissantes de la IIIe puis de la IVe République. Cet article de Charles-Robert Ageron est paru dans Le temps des colonies, hors série de la revue L’Histoire, n° 11, en avril 2001.

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«démons français»

Les discriminations n’excusent pas tout. Lutter contre les séquelles du colonialisme n’autorise pas les discours antisémites.

Déclaration des 24, publiée dans Le Monde daté du 6 décembre 2005.

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Lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, par Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau

A l’occasion de la visite en Martinique du ministre de l’Intérieur de la République française, Nicolas Sarkozy, en décembre 2005, alors que le débat se développe sur la loi du 23 février 2005, les écrivains Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau lui ont adressé une lettre ouverte. Pour eux, il n’est pas concevable que la France se renferme aujourd’hui dans des étroitesses identitaires. Les solutions proposées par les autorités ne sont pas à la hauteur de la situation. Les immigrants, abandonnés sans ressources dans des ghettos invivables, ne disposent d’aucun moyen réel de participer à la vie de leur pays d’accueil.

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Alain Ruscio : une offensive colonialiste

Pour Alain Ruscio, historien du colonialisme, la réhabilitation du passé colonial de la France porté par la loi du 23 février 2005 est lourde de dangers pour la cohésion de la société française. Ci-dessous son entretien avec Rosa Moussaoui dans L’Humanité du 3 décembre 2005. Il y dit son indignation face à ce qu’il considère comme une offensive de « dinosaures colonialistes » qui flirte avec les thèmes de l’extrême droite. En tant que chercheur, il trouve inadmissible qu’un pouvoir politique décrète la vérité puis demande aux historiens et enseignants de lui emboîter le pas. En tant qu’historien, la notion même de « bilan positif » est pour lui irrecevable.

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Deux articles dont nous ne partageons pas les idées…

Les deux articles de Jean-Bastien Urfels et Max Gallo que nous reproduisons ci-dessous, et qui ont été publiés ensemble, le 3 décembre 2005, sur le site internet de l’association « Valeurs et Actions républicaines », ne présentent pas le point de vue de notre site, mais il nous a semblé intéressant de les verser au dossier. Ils renvoient dos à dos les défenseurs et les adversaires de la loi du 23 février 2005 qui prescrit aux enseignants de montrer les « aspects positifs » de la colonisation. Tout cela au milieu de considérations sur une vision très fantasmée de « l’Ecole »…

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La loi du 23 février 2005

Charles-Henri Favrod : « Le rôle positif de la colonisation ? Incongru ! »

Charles-Henri Favrod, né en 1927 à Montreux, a découvert l’Afrique au début des années 50, comme journaliste à la « Gazette de Lausanne » et l’a ensuite arpentée comme journaliste et écrivain. Ami de l’ancien président algérien, Ahmed Ben Bella, il a été l’un des intermédiaires officieux entre la France et le FLN algérien et facilité les préparatifs des accords d’Evian qui ont abouti à l’indépendance de l’Algérie en 1962. En 1985, il a fondé à Lausanne le prestigieux Musée de l’Elysée dédié à la photographie et a été le maître d’œuvre de deux nouveaux musées de la photographie, l’un à Florence, l’autre à Trieste. Il vient de publier « Le temps des colonies »5 en réaction à la loi vantant la présence française outre-mer. Ci-dessous son entretien avec Swissinfo.

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