4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Erostrate à Béziers

Tel Erostrate 1, Robert Ménard, maire d’extrême droite de Béziers, est à la recherche de mesures qui fassent parler de lui : après le couvre-feu entre 23h et 6h pour les mineurs de moins de 13 ans dans certains quartiers de Béziers, l’interdiction de battre des tapis après 10h du matin, d’étendre de jour du linge aux balcons et fenêtres dans le centre historique de la ville où vivent de nombreuses familles gitanes et maghrébines …

On en arrive à des mesures plus graves : le recrutement annoncé de policiers municipaux, leur armement … et une décision, à la légalité douteuse, qui vise à interdire l’étude surveillée du matin aux élèves du primaire dont les parents sont au chômage. Quant à la plaque d’hommage aux fusillés de l’OAS du cimetière neuf, le maire ne daigne pas répondre à la demande d’enlèvement.

Une situation où la Ligue des droits de l’Homme a toute sa place : sa fédération de l’Hérault annonce vouloir rester particulièrement vigilante.

[Mis en ligne le 12 juin 2014, mis à jour le 13]

Lire la suite »

l’affaire Audin, 57 ans plus tard

À l’occasion du 57e anniversaire de son arrestation par les paras du général Massu, un nouvel hommage a été rendu à Alger à Maurice Audin. Vous pourrez en prendre connaissance ci-dessous dans un article qui demande aux autorités françaises de dévoiler le lieu de son inhumation et annonce que le prix Maurice Audin sera décerné le 18 juin à l’institut Henri Poincaré (Paris).

Nous reprenons également le texte de la lettre que Josette Audin a adressée au président de la République le 24 février dernier pour connaître la vérité sur les circonstances de l’assassinat de son mari. Elle lui demande de condamner « la torture et les exécutions sommaires commandées par les gouvernements successifs de la France pendant la Guerre d’Algérie.»

Pour terminer, un extrait d’un article de janvier dernier qui met en évidence des questions que l’on continue à se poser au sujet de l’“affaire Audin”.

Lire la suite »
Source : Mémoire des Hommes
L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

Marius Gaytté serait mort par accident … quel accident ?

Marius Gaytté, varois natif de Callian, a été condamné le 6 juillet 1915 et immédiatement fusillé pour « abandon de poste en présence de l’ennemi», après une parodie de justice. On en trouve confirmation sur le site MemorialGen.

Le même site nous apprend qu’il est mort par accident, ce que confirme la fiche reproduite en fin de cet article. Et en cherchant un peu plus on découvre qu’il est « Mort pour la France ».

Pour tenter de faire la lumière sur cet événement, nous nous sommes adressé à un historien local, Maurice Mistre, qui a rassemblé de nombreuses informations 2. Nous laisserons le lecteur conclure sur l’“accident”.

Lire la suite »

musée de Montpellier : il est temps de regarder l’histoire en face

Le collectif de défense du Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie publie un communiqué que vous trouverez ci-dessous dans son intégralité. Il répond point par point aux différents arguments avancés par le nouveau maire et président de l’Agglomération de Montpellier, Philippe Saurel. Alors qu’il avait écrit dans son blog de campagne être «favorable» à ce musée, il lui a suffi de quelques semaines pour décider l’abandon du projet. En fait, c’est au conseil d’agglomération qu’il revient de prendre une telle décision – il se réunira le 16 juin.

On peut se demander si la véritable raison du changement de cap du maire de Montpellier, n’est pas d’ordre politique : en bon disciple de Georges Frêche, il tient avant tout à ne pas s’aliéner les “pieds-noirs”. « Je ne marcherai pas sur la mémoire des Français d’Algérie » aurait-il déclaré.

Outre le communiqué du collectif , vous pourrez prendre connaissance ci-dessous d’un article du Midi libre et d’un autre du Monde.

Lire la suite »

l’omerta de la République

Dans quelques jours, ce sera le 57e anniversaire de la disparition de Maurice Audin suite à son arrestation à Alger, par les parachutistes de l’armée française. Après l’“appel des 171”, deux personnalités, l’auteur dramatique Michel Vinaver et le psychanalyste Bernard Sigg, lancent chacun un appel pour la reconnaissance de la vérité sur la mort de ce jeune universitaire à Alger.

Le dramaturge Michel Vinaver, ce « récitant inlassable, depuis un demi-siècle, des fracas de notre temps» 3, a écrit Les Huissiers en 1957. Dans cette pièce, «il évoque explicitement la guerre d’Algérie et l’agonie de la IVe République depuis les couloirs et les bureaux d’un ministère, avec sa farandole de préposés et de politiques, de petites mains et de grands bavards» 4. Michel Vinaver révèle aujourd’hui que la disparition de Maurice Audin à Alger en juin 1957 est à l’origine de cette œuvre, et demande qu’il «soit mis fin à un si long retard dans la reconnaissance des faits par l’Etat».

Évoquant le crime dont Maurice Audin fut victime, le psychanalyste Bernard Sigg écrit qu’il «reste inoubliable parce qu’il est toujours nié par la République Française alors que c’est son armée qui, passant lois et limites, l’a commis». Mobilisé en Algérie en tant que médecin, Bernard Sigg a refusé en 1961 de rejoindre un poste où son travail aurait consisté à maintenir en vie des personnes torturées. Il a alors déserté et n’est revenu en France qu’en 1965, au moment d’une amnistie. Il s’est alors investi dans le traitement des soldats traumatisés par la guerre.
Il est l’auteur du livre Le Silence et la Honte. Névroses de la guerre d’Algérie (Messidor, 1989) dans lequel il souligne notamment que les anciens appelés préfèrent taire leurs angoisses. 5

Lire la suite »
Au cimetière de Béziers, une stèle glorifiant des membres de l'OAS (photo Pascal Guyot)
Condamnations

Annulation de la cérémonie de Polop (Espagne)

D’après un article publié par le quotidien El Periódico, dans son édition du 31 mai 2014, la commune de Polop (Alicante) annule la cérémonie organisée par l’ADIMAD le 7 juin prochain : elle aurait été un hommage à peine voilé aux terroristes de l’OAS qui se sont opposés à l’indépendance de l’Algérie.

Vous trouverez ci-dessous la version originale de cet article d’El Periódico, – précédée d’une traduction artisanale améliorable
et suivie d’un article paru dans l’Humanité du 2 juin qui évoque les enjeux de cette affaire tout en confirmant la décision du maire de renoncer à l’hommage organisé par l’Adimad.

Voir également le dossier particulièrement bien documenté d’Anne Guérin-Castell : http://blogs.mediapart.fr/blog/anne-guerin-castell/300514/cinquante-trois-ans-apres-l-oas-l-honneur-en-espagne

[Mis en ligne le 1er juin 2014, mis à jour le 2]

Lire la suite »

juif : adjectif ou substantif, par Edgar Morin

Edgar Morin fait partie de ceux pour qui le mot juif, cessant d’être un substantif, est devenu un adjectif. C’est ce qu’il développe dans un article publié les 11 et 12 octobre 1989 dans Le Monde, et repris dans le livre Mes démons, Stock, 1994, pp. 165-178.

«Incapable de croire en une religion révélée», Edgar Morin écrit : « Je peux, comme Spinoza, être étranger à toute idée de peuple élu. Je peux et veux fonder ma philosophie sur le message de la démocratie et des philosophes d’Athènes et non sur celui des Tables de la Loi. »

Lire la suite »
Le camp de Tazmamart (rasé depuis)
Arbitraire au Maroc

Christine Daure-Serfaty, résistante et Juste

Une héroïne du combat pour les droits de l’Homme nous a quittés le 28 mai 2014. Edwy Plenel lui rend un hommage que nous reprenons ci-dessous.

Elle avait caché puis épousé en prison le militant marocain Abraham Serfaty qui avait subi la torture et l’emprisonnement dans les bagnes marocains. C’est elle qui révéla au monde l’abominable mouroir de Tazmamart. Tous deux ont été d’infatigables militants pour la justice, les libertés et la défense des droits de l’Homme.

[Mis en ligne le 29 mai 2014, mis à jour le 30]

Lire la suite »

Montpellier : devoir d’histoire plutôt que devoir de mémoire

L’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG) prend résolument position contre la décision du maire de Montpellier d’abandonner le Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie : « Il est temps de regarder en face l’histoire de nos deux peuples». L’association appelle ses adhérents à signer la pétition adressée au maire de Montpellier.

Le quotidien algérien El Watan revient sur cette question en donnant la parole à Jean-Robert Henry, Paul Siblot et Sylvie Thénault, tous membres du comité scientifique du musée.

Lire la suite »
Lucette et Bachir Hadj Ali (photo El Watan)
1945-1962

Lucette Hadj Ali est morte

Lucie Safia Hadj Ali, née Larribère, militante de l’indépendance de l’Algérie, engagée contre toutes les injustices et toutes les oppressions, n’est plus. Celle que tout le monde appelait Lucette, est décédée à l’âge de 94 ans, lundi matin 26 mai à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, entourée de ses enfants.
Ses obsèques auront lieu à La Seyne, vendredi 30 mai 2014. Une cérémonie de recueillement avant son incinération se déroulera au crématorium de la Seyne (Camp Laurent) de 15 h 30 à 16 heures.

Ci-dessous, l’hommage d’un ancien élève, suivie d’une biographie de Lucette.

Lire la suite »