Virginie Adane, historienne moderniste, maîtresse de conférences à l’Université de Nantes, a publié sa thèse en 2024 aux Presses Universitaires de Rennes : Aux origines de New York. Femmes et hommes dans la formation d’une société coloniale (1624-1741). En 2025, elle inaugure la collection « Une année dans l’histoire » avec son livre publié aux Presses Universitaires de France (PUF) : 1619 – L’Autre Naissance des États-Unis. Elle s’adresse à un public qui n’est pas spécialiste de l’histoire des Etats-Unis tout en se référant à des sources et à une abondante bibliographie anglophones. Elle ne se cantonne pas à l’histoire de la vente de quelques captifs africains sur le littoral virginien en 1619 (1ère partie), mais mène une réflexion critique et contextualisée sur les controverses historiques et politiques suscitées aux États-Unis par le choix de cette date, « pied de nez » aux assertions traditionnelles qui situent « l’origine des États-Unis » en 1620 (Mayflower) sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre (2ème partie).

Entretien avec Virginie Adane, par Eric Mesnard
Eric Mesnard : La première des deux parties de votre livre (« 1619, enjeux d’une microhistoire atlantique » (pp. 13-82)) a comme point de départ la première vente documentée de captifs en provenance de Luanda par deux navires sur les rivages de la Virginie, alors colonie anglaise. Vous présentez le système mondialisé de traite qui se met alors en place, et évoquez la terrible traversée des 360 captifs partis de Luanda dont « vingt et quelques … » après avoir été saisis par des corsaires débarquèrent en Virginie, un an avant l’arrivée du May Flower. Que savons-nous de ces « vingt et quelques … » Africains vendus en Virginie ? Quelles sources avez-vous utilisées ?
Virginie Adane : Pour documenter l’arrivée de ces « vingt et quelques » captifs, on a peu de choses parce ce que ce n’était pas considéré comme un événement suffisamment important pour produire une abondante documentation. Les seules sources vraiment tangibles sur ce transport d’esclaves sont les archives du bateau négrier portugais parti de Luanda, le São João Bautista, avec le journal de bord du capitaine du navire qui rend compte des événements imprévus de la traversée, notamment une tempête et une attaque de corsaires, et les registres de comptes. Ceux-ci ont servi à enrichir la base de données Slave Voyages[1] que j’ai utilisée pour réinscrire ce voyage dans son contexte. Slave voyages nous renseigne aussi sur les deux bateaux corsaires qui ont saisi une partie du chargement du São João Bautista. Ces navires corsaires sont le White Lion et le Treasurer, à propos desquels ce que l’on sait vient du capitaine du São João Bautista et des administrateurs de la Compagnie de la Virginie qui renseignent le fait de leur avoir acheté des esclaves. Un des administrateurs, John Rolfe, écrit au trésorier de la Compagnie, Sir Edwin Sandys, pour l’informer que « vingt et quelques esclaves »[2] ont été achetés en échange de vivres pour l’équipage du White Lion. Ce n’est qu’une petite phrasequi dit que cet événement a eu lieu, mais que ce n’est pas considéré comme très important. Si on veut extrapoler et mettre en contexte, on a la base de données Slave Voyages qui permet de réinscrire cette vente d’esclaves dans l’économie de la traite atlantique et, pour creuser sur le devenir de ces esclaves, on va chercher dans les archives de l’administration de la Virginie coloniale dont les collections sont, soit conservées en Angleterre dans les archives de Kew, soit ont été éditées. Elles nous renseignent sur les recensements et l’administration générale de la colonie. Peu de choses en ressortent sur les esclaves, si ce n’est leur présence dans les recensements. Une esclave nommée Angela est recensée en 1624 à Jamestown et la source indique qu’elle est arrivée à bord du Treasurer[3] . Elle a donc survécu pendant cinq ans. On peut se demander comment : il y a eu les guerres indiennes contre les Powhatans, des épisodes de famine, des conditions climatiques très dures. Elle a survécu à tout cela. C’est déjà beaucoup comme information, mais on a peu de documentation concrète.

Vous décrivez l’évolution politique et sociale de la Virginie au XVIIème siècle et la mise en place à partir des années 1660 d’un appareil législatif tendant à distinguer le sort des esclaves de celui des engagés. Après nous avoir présenté à grands traits, les structures socio-démographiques de la Virginie, pouvez-vous expliquer la différence de statut entre les « engagés » et les « esclaves » qui se « construit » entre 1619 et la fin du XVIIème siècle ?
La Virginie est une colonie qui est implantée par une compagnie marchande qui veut exploiter les ressources locales en ayant recours à de la main d’œuvre. Une des préoccupations premières de la Compagnie c’est de la faire venir en Virginie. Elle commence par recruter en Angleterre des gens qui acceptent d’aller travailler dans des plantations pour y faire du travail agricole. L’économie commence à prospérer à partir de la fin des années 1610 avec les premières plantations de tabac. Cela repose sur le système de l’engagement – indentured servitude en anglais. Une personne signe un contrat avec la Compagnie de Virginie. La Compagnie s’engage à payer la traversée, alors que l’engagé devra travailler pour un propriétaire à qui la Compagnie aura vendu le contrat. Le propriétaire pourra exploiter le travail de l’indentured servant pendant une durée déterminée par le contrat ; en général, en Virginie, un contrat d’engagement durait entre quatre et sept ans qui peuvent être prolongés en cas de condamnation pour un « mauvais comportement ». Les conditions de traitement sont souvent extrêmement brutales et le travail est très intense. On compare parfois l’engagement à du servage, mais à la différence que l’engagé a accepté le contrat.
Certes, mais quand on meurt de faim dans un port, c’est une « liberté » très relative …
Tout à fait ! Ce peut être aussi pour échapper à une condamnation plus lourde, mais l’existence théorique de ce contrat diffère de la capture pure et simple, et le fait que l’engagé peut voir son engagement finir un jour.
Aux Antilles, à la fin de l’engagement, qui durait généralement trois ans, l’engagé recevait un bout de terre. Était-ce le même principe en Virginie ?
Oui, une terre ou un pécule pour s’établir, mais encore fallait-il survivre à la durée de l’engagement, ce qui, en fait, était rarement le cas. La différence avec l’esclavage où l’on est dans une logique de capture et de servitude à vie, est fondée sur l’existence d’un contrat théorique qui est circonscrit dans le temps. On a fait l’amalgame, dans un premier temps entre les esclaves et les engagés parce qu’ils travaillaient ensemble et avaient une communauté de destin. Ils travaillaient côte à côte et partageaient la même vie quotidienne. Le système perdure jusqu’à la fin de la période coloniale, mais il tombe tout de même en désuétude lors du dernier tiers du XVIIème siècle. À partir des années 1670, il y a de moins en moins d’engagés en Virginie : il y a moins de personnes qui acceptent de s’engager, mais aussi des propriétaires qui trouvent plus d’intérêt à recourir à une main d’œuvre servile qu’à une main d’œuvre engagée.

crédit : Brandon Cross, hmdb.org
On a souvent lorsqu’on pense aux colonies esclavagistes, la représentation de grandes plantations qui exploitent des dizaines, voire des centaines d’esclaves, alors que dans la société que vous avez étudiée on a une situation très différente avec une cohabitation au quotidien entre le maître, le propriétaire, les engagés et ceux qui comme les « vingt et quelques » sont désignés autrement …
Oui, ils sont désignés comme des « negro servants », comme des serviteurs noirs. Le terme « slave » n’est pas présent dans les tables de recensement, mais il y a une distinction qui est faite. Ils ne sont pas mis sur la même ligne. Par exemple, pour une plantation on ne dit pas qu’il y a vingt-et-un « servants[4] », mais on précise qu’il y a dix « servants » qui, souvent, sont nommés, et onze « negro servants ».
Les sources utilisent le qualificatif de « negro ». Ce n’est pas « black », ce n’est pas « African »… Comment traduiriez-vous ce terme dont l’usage pose problème ?
Je pense que c’est « nègre ». Les historiens états-uniens montrent que « negro » désigne à la fois la couleur et le statut. En fait, si on recoupe un certain nombre de données, il s’agit de désigner des esclaves : les sources précisent qu’ils sont « achetés », ils sont qualifiés de « negro servants », ils ne sont généralement pas nommés, et pour la plupart d’entre eux (sauf quelques exceptions remarquables) on n’a aucune trace d’émancipation au bout de quelques années. On peut donc supposer que la plupart d’entre eux ont été asservis à vie.
Il faut se méfier d’une vision purement juridique : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de « Code noir » qu’il n’y a pas d’esclavage …
En effet, il n’est pas codifié à cette époque (il le sera à partir de 1662), mais une pratique empirique a donné les outils pour le faire. Semblablement, dans les colonies françaises, le « Code noir » de 1685[5] vient entériner un état de fait en s’appuyant sur les pratiques préexistantes.
Dans la deuxième partie de votre livre vous vous référez à la publication par le New-York Times d’un n° spécial intitulé « 1619 Project » qui a donné un caractère national à la commémoration des 400 ans de l’événement. Dès lors, 1619 « fait date » et déborde des cercles historiens. Depuis, chaque année est commémoré le « First African Landing Day » (24/8). Vous écrivez que cette commémoration a entraîné un « tumulte mémoriel » (p. 99), alors que le mouvement Black Lives Matter est réactivé après la mort de George Floyd (2020) et que la mémoire confédérée demeure très présente dans les États du Sud, dont la Virginie. On passe alors de cet événement qui a eu lieu en 1619 à la construction d’une mémoire avec un projet politique.
Oui, un projet qui est, à la fois militant et citoyen, car il y a plein d’acteurs qui participent à la création d’un discours sur 1619. D’une certaine façon, le numéro spécial « 1619 Project » du New-York Times c’est le dernier avatar. Cela commence avec une association de quartier africaine-américaine d’Hampton en Virginie qui est à l’origine du « Project 1619 » [différent du numéro spécial du New-York Times !]. A partir des années 2000- 2010, ils s’emparent de la perspective du quatre centième anniversaire pour faire exister cette mémoire occultée. Quand on vit à Hampton, on vit dans un paysage mémoriel qui glorifie les chefs sudistes, alors que de nombreux Africains-Américains y vivent et se disent qu’ils n’ont pas leur place dans leur propre espace public. Des associations locales ont des relais à l’échelle de l’État et des relais fédéraux qui vont militer pour obtenir un jour de commémoration. Ils vont expliquer qu’une commémoration n’est pas nécessairement une glorification du passé esclavagiste, mais l’affirmation d’une présence ancienne africaine- américaine. Mettre en avant une présence dès 1619, c’est mettre en avant l’histoire de l’esclavage qui a créé des inégalités mais aussi la contribution de ces Africains, par leur travail, à la construction de la Virginie et plus largement à celle des futurs États-Unis. Nikole Hannah-Jones qui dirige le n° spécial du New-York Times s’empare de cette rhétoriquepour la rendre beaucoup plus polémique. Elle va aussi jouer du fait que cette date précède d’une année l’arrivée du Mayflower[6], et elle n’est pas la seule. Puisque la rhétorique habituelle consistait à dire que la présence blanche était antérieure à la présence noire sur le sol américain, on va montrer qu’on a des traces d’une présence noire qui est aussi très ancienne.
Parmi les multiples mémoires qui traversent la société états-unienne, comment les Amérindiens se situent-ils ? Sont-ils intervenus dans ce débat mémoriel ?
Pas trop dans ce débat spécifique… Quelques voix ont dit qu’il est, certes, important de faire ressurgir une mémoire africaine-américaine, mais ont reproché qu’il occultait la mémoire des autres catégories minorisées. Quid, dans ce récit, de l’esclavage des autochtones et de la disparition des populations autochtones ?

Virginie Adane. Crédit photo : F. Albrecht
Votre livre contribue à approfondir la réflexion critique sur les « usages publics de l’histoire » et sur les fonctions historiques, politiques, sociales, culturelles et scolaires des conflits à propos des « récits des origines ». Compte tenu du contexte politique et de la perspective du deux cent cinquantenaire du 4 juillet 1776, qu’en sera-t-il , selon vous en 2026, des commémorations du 4/7 ? du 24/8 ?
Il est difficile de prévoir l’avenir, mais ce qui est certain c’est qu’en 2019, la commémoration a été portée au niveau fédéral. Maintenant, c’est porté par des associations locales qui ont la volonté d’organiser des commémorations locales. Je pense que ça aura lieu puisque c’est annoncé sur le site de Hampton[7].
Pour ce qui est des commémorations du 4 juillet, dès le lendemain de son investiture, Donald Trump a publié un décret présidentiel qui s’appelle « celebrating America’s 250th Birthday [8]». Cette initiative entre en conflit avec le fait que ça fait longtemps que des associations et des commissions ont été constituées, notamment par le Congrès des États-Unis, pour l’organiser en y associant des historiens, de l’American Historical Association notamment, avec des associations, des représentants de la société civile et des minorités pour produire un discours plus nuancé et plus pluriel sur ce qu’est le récit de l’Indépendance en allant dans le sens de l’historiographie depuis 50 ans qui ne veut pas d’une célébration, mais qui montre que des catégories ont été marginalisées par la Révolution américaine. C’est ce qui était prévu par une commission non partisane formée par le Congrès en 2016, America250[9]. Trump, lui, a créé une commission (une « task force ») dans laquelle il n’y a que le gouvernement et aucun historien. Le propos qui est mis en avant dans le décret qui a créé cette commission est d’aller à l’encontre des discours qui veulent faire « détester » le pays, contre « les concepts qui divisent »[10] pour faire une commémoration qui glorifiera les États-Unis. Trump veut refuser toute forme de discours qui n’irait pas dans le sens de la célébration. On ne sait pas trop ce que vont donner sa salle de bal et son match de catch !
On a deux types de discours qui se confrontent entre le décret présidentiel et ce qui était en train de se mettre en place depuis une dizaine d’années.
Par delà les discours officiels, est-ce que l’on commence à percevoir un intérêt, voire une mobilisation pour une commémoration qui, dans un contexte différent, pourrait évoquer ce qu’il s’est passé en France, notamment au niveau local, pour le bicentenaire de la Révolution ?
La référence à 1776 reste très vivace avec un paysage public constellé de marqueurs du passé. Je suis allée à Philadelphie l’année dernière. Prenons l’exemple d’Independance Hall[11]. Tout le monde peut y accéder avec toute une pédagogie publique mise en œuvre. Dans tous les monuments, on prépare la commémoration du deux cent cinquantenaire depuis longtemps avec une démarche d’inclusivité sur laquelle revient Trump. C’est donc devenu un champ de bataille mémoriel et il est difficile de prévoir ce qu’il va se faire. A Philadelphie, il y avait une exposition permanente sur la place de l’esclavage qui a été désinstallée, mais la Cour Suprême de Pennsylvanie a demandé qu’elle soit réinstallée … Les Américains mobilisent le passé : la semaine dernière, il y a eu cette immense manifestation « no kings day » qui jouait aussi sur la rhétorique du deux cent cinquantenaire. Le 19 avril 2025 a été le premier « no kings day » qui correspond à la chevauchée nocturne de Paul Revere, un patriote bostonien qui, en 1775, apprend que l’armée britannique allait attaquer par surprise les milices réunies à Concord et à Lexington. Il chevauche toute la nuit pour prévenir les « minutemen » pour qu’ils soient prêts à se défendre. C’est le début de la guerre d’Indépendance. Cette chevauchée de Paul Revere fait partie des lieux de mémoire : l’année dernière la manifestation « no kings » a eu lieu à Boston pour son deux cent cinquantième anniversaire et l’un des slogans était : « we ride again ! » (« on va chevaucher à nouveau ! »). Ils sont donc capables de mobiliser ces références au passé pour mener une bataille culturelle.
Trump va tenter d’imposer un discours lénifiant, faussement consensuel qui efface toute aspérité. À l’inverse, une partie de la société civile qui refuse ce discours dans lequel elle voit une violence symbolique énorme. Un autre exemple, même s’il n’a rien à voir avec 1776 : dans les Parcs nationaux, il y a des références au « chemin de fer clandestin » illustré par le visage d’Harriet Tubman[12]. Trump a fait enlever le visage d’Harriet Tubman et fait réécrire la présentation du site pour affirmer que le « chemin de fer clandestin » est l’illustration de l’amitié entre Blancs et Noirs. C’est, en fait une réécriture de l’histoire. Le site a retrouvé sa présentation originale, mais c’est un champ de bataille … Il y a eu la demande d’un récit plus inclusif qui a émané de nombreuses sources différentes qui ont été prises en charge par les historiens qui souhaitaient une commémoration partagée entre discours scientifique et discours public, car la commémoration c’est autre chose que de l’histoire. En même temps, il y a la volonté de ne produire qu’un discours politique porté par Trump. Ce discours se nourrit de très vieilles productions sur l’histoire des États-Unis, notamment sur la « cause perdue », ce qui rentre dans la « stratégie sudiste » de Donald Trump qui présente l’esclavage comme « un mal nécessaire » ce qui est la rhétorique sudiste d’avant-guerre. Avec Autant en emporte le vent, on voit la persistance de cette idéologie et la difficulté à la mettre à distance encore aujourd’hui dans le Sud.
Bibliographie :
Virginie Adane, Des femmes en Amérique – Une histoires des Etats-Unis de Pocahontas à #MeToo, Perrin, 2025.
Agnès Delahaye, Aventuriers, pèlerins, puritains : les mythes fondateurs de l’Amérique, Paris, Passés composés, 2024
Bertrand Van Ruymbeke, L’Amérique avant les États-Unis Une histoire de l’Amérique anglaise, 1497-1776, Flammarion, 2016.
Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours, Agone, 2002.
[1] https://www.slavevoyages.org/voyage/trans-atlantic#voyages
[2] « Twenty and od negroes »
[3] Le White Lion a vendu une vingtaine de captifs le 24 août 1619, quelques jours plus tard, le Treasurer en a vendu trois ou quatre.
[4] C’est ainsi que sont désignés dans ces sources les « engagés ».
[5] Le Code noir désigne un ensemble de textes juridiques promulgués à partir de 1685. L’ordonnance de mars 1685 sur les esclaves des îles de l’Amérique fait partie de ce corpus. code-noir.pdf
[6]Le Mayflower est un navire anglais qui a transporté en 1620 d’Angleterre en Amérique du Nord un groupe de dissidents religieux, les Pilgrim fathers (« Pères pèlerins »). Les passagers du Mayflower sont présentés dans le « roman national » comme les pionniers de la colonisation britannique, voire comme étant à l’origine historique des États-Unis, même si trois autres régions, Floride, Virginie et New-York, avaient déjà connu des colonisations européennes venant s’ajouter à la population amérindienne.
[7] 1619 : Premier débarquement africain | Hampton, VA – Site officiel
[8] Célébrer le 250e anniversaire de l’Amérique – La Maison Blanche
[10] « divisive concepts »
[11] Independence Hall est le bâtiment situé à Philadelphie, en Pennsylvanie, où la Déclaration d’indépendance et la Constitution des États-Unis ont été débattues et signées. Il fait partie du parc national de l’Indépendance.
[12] Esclave (vers 1822-1916) qui devint une militante abolitionniste et féministe. Elle fut surnommée la « Moïse du peuple noir ». Selon les estimations, elle a personnellement guidé environ 70 esclaves vers la libertéet fut une figure majeure du « chemin de fer clandestin », réseau d’itinéraires et de refuges pour les esclaves fuyant les États esclavagistes.