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Édition du 1er au 15 février 2026

OAS

Michèle Tabarot
Les pieds-noirs « nostalgériques »

Michèle Tabarot, chantre du “passé glorieux de la France en Algérie”

Le député Jean Leonetti raconte que, à l’occasion d’une réunion de rapatriés, une femme âgée lui a déclaré : « Nous voudrions que vous arriviez, un jour, à dire à l’Assemblée nationale que ce que nous avons fait collectivement, en Algérie, c’était bien1. »

On comprend cette personne qui, comme beaucoup d’autres ayant vécu ce drame, n’a pas de responsabilité individuelle dans les inégalités du système colonial ni dans les atrocités commises à l’occasion de cette guerre. Mais ceux qui aujourd’hui détiennent un mandat politique ont le devoir, sinon de dire la vérité, du moins de ne pas énoncer des contre-vérités.

En raison du rôle qu’elle a joué dans l’adoption de la loi du 23 février 2005, Michèle Tabarot porte une lourde responsabilité dans la réécriture mensongère de la période coloniale en Algérie.

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Mémoire sans sépultures, par Houssine Mourad Salim

Les événements tragiques de l’année 1962 restent présents à l’esprit des Oranais des deux bords de la Méditerranée… Houssine Mourad Salim, psychologue clinicien, invite les historiens algériens à participer, au côté des historiens français, au travail nécessaire de mémoire et d’histoire sur tous ces drames.

Vous trouverez ci-dessous deux articles qu’il a publiés dans la presse algérienne à un an d’intervalle : le premier publié dans El Watan, le 19 août 2007, le second le 1er octobre 2006 dans Le Quotidien d’Oran.

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Nouvelle interdiction d’une manifestation d’apologistes de l’OAS

Comme l’année dernière, l’association ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran), présidée par Jean-Pierre Rondeau, avait obtenu du Comité de la Flamme de pouvoir raviver la Flamme au Tombeau du Soldat Inconnu, sous l’Arc de Triomphe, à l’occasion de l’anniversaire des massacres du 5 juillet 1962 à Oran.

Comme l’année dernière, la participation annoncée à cette manifestation d’anciens de l’OAS et de leurs apologistes a provoqué l’indignation d’associations (LDH, MRAP, ARAC, Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons, Anpromevo) qui en ont demandé l’interdiction.

Comme l’année dernière, la manifestation a été interdite par le préfet de police.

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Le Figaro du 24-25 mars 1962.
Les nostalgiques de la colonisation

A propos de la mention “Mort pour la France

La demande des nostalgéristes d’attribuer la qualification de “Mort pour la France” aux victimes de la fusillade de la rue d’Isly semble avoir été entendue par Nicolas Sarkozy lors de la campagne pour l’élection présidentielle.

Il serait illégitime que cette mention soit accordée à ceux qui ont suivi les consignes de l’OAS. En revanche nous demandons que toutes les victimes de l’organisation terroriste puissent en bénéficier.

[Mise en ligne le 31 mai 2007, complétée le 4 juillet 2007]
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Commémorations

Au-delà du crime de l’OAS, une amitié franco-algérienne

Le 15 mars 2007, à l’initiative de l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons2, des Français et des Algériens ont commémoré ensemble à Alger le 45e anniversaire de l’assassinat des six Inspecteurs des Centres sociaux éducatifs.

Au nom de tout ce qui unit les deux rives de la Méditerranée, Jean-Philippe Ould Aoudia, fils d’une des six victimes, a tenu à dénoncer la montée du négationnisme auquel nous assistons en France.

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Réhabilitations

Le 26 mars 2007, l’OAS est toujours là

Cette année, l’anniversaire de la Fusillade de la rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962 est l’occasion d’une manifestation – plus ou moins camouflée – d’hommage à l’OAS.

Déjà l’année dernière, la commémoration des massacres de 1962 à Oran, avait donné lieu, le 5 juillet 2006, à une tentative dont on pouvait raisonnablement se demander s’il s’agissait d’un hommage aux victimes ou d’une réhabilitation de l’OAS.

[Première mise en ligne, le 24 mars,

mise à jour le 25 mars 2007.]
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Oran 1962, par Fouad Soufi : 1. “l’histoire entre mémoire et oubli – géographie inhumaine”

Première partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000]4.

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 2. “une guerre de trois – armée française, OAS et FLN”

Seconde partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 3. “le 28 février 1962”

Troisième partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 4. “le 5 juillet 1962”

Quatrième et dernière partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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