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Édition du 1er au 15 février 2026

OAS

Condamnations pour diffamation de la mémoire du commissaire Roger Gavoury, mort pour la France

Jean-François Gavoury, fils du commissaire Roger Gavoury assassiné à Alger le 31 mai 1961 par un commando de l’OAS – voir cette page –, nous fait part des lourdes condamnations prononcées par le tribunal correctionnel de Créteil, le 6 novembre 2009, pour diffamation envers son père.

Espérons que ces sanctions mettront un terme aux injures faites à la mémoire des victimes de l’OAS, et aux initiatives visant à l’apologie de l’organisation terroriste.

Jean-François Gavoury se propose d’utiliser le produit des dommages et intérêts auxquels les prévenus ont été condamnés au développement de projets liés au combat que mène l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS – ANPROMEVO – dont il est le président-fondateur.

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La loi du 23 février 2005 et l’indemnisation d’anciens activistes de l’OAS

L’article le plus connu de la loi 2005-158 du 23 février 2005 est sans conteste le quatrième, du fait de l’abrogation décrétée le 15 février 2006 de son second alinéa : «Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord […]».

Mais cette loi comporte d’autres mesures qui sont passées en douceur. Notamment son article 13 visant à indemniser «les personnes de nationalité française […] ayant fait l’objet, en relation directe avec les événements d’Algérie pendant la période du 31 octobre 1954 au 3 juillet 1962, de condamnations ou de sanctions amnistiées, de mesures administratives d’expulsion, d’internement ou d’assignation à résidence, ayant de ce fait dû cesser leur activité professionnelle […]». En clair, il s’agissait d’indemniser certains anciens activistes de l’OAS qui avaient interrompu leur activité professionnelle pour se réfugier à l’étranger avant de bénéficier de l’amnistie de 1969, et qui ont de ce fait perdu des annuités de retraite.

Le point sur l’application de cet article 13 de la loi du 23 février 2005.

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“OAS ASSASSIN
Béziers

Cérémonie controversée du souvenir au cimetière de Béziers

La confrontation prévue a eu lieu, à Béziers, au cimetière neuf, dimanche 5 juillet 2009 : d’un côté, près de deux cents rapatriés d’Algérie sont venus, au prétexte de rendre hommage aux victimes du massacre d’Oran, le 5 juillet 1962, mais en réalité pour y glorifier l’organisation terroriste OAS. En effet la préfecture avait finalement autorisé ce rassemblement controversé.

En face, près d’une cinquantaine d’opposants à la plaque dédiée à l’OAS apposée sur la stèle érigée par les rapatriés avaient répondu à l’appel de l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA).

[Première mise en ligne le 7 juillet, mise à jour le 11 juillet 2009]

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Parfums électoralistes autour de la stèle OAS de Béziers

Dans une lettre publique adressée le 1er avril au Président de l’Assemblée nationale, la Ligue des droits de l’Homme a exprimé son indignation devant la présence le 26 mars dernier du député Elie Aboud, président du groupe d’étude parlementaire aux rapatriés, « à un rassemblement au cimetière neuf de Béziers devant une stèle ornée d’une plaque dédiée à quatre anciens membres des commandos de l’OAS.»1

Début novembre 2008, un ancien de l’OAS avait pu célébrer le souvenir des « partisans patriotes de l’Algérie française » devant cette même stèle. Et une nouvelle cérémonie s’y déroulera, au cours de la matinée du 5 juillet…

Décidément la “compréhension” de Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, envers ces extrémistes est en train de faire de Béziers un haut-lieu de la réhabilitation de l’OAS !

La «réelle motivation» du sénateur-maire est bien connue à Béziers : pour battre Georges Frêche lors des élections régionales de mars prochain, Raymond Couderc fait tout pour obtenir l’appui du “lobby pied-noir”. Peut-on lui faire remarquer que ce groupe de pression ne représente qu’une frange de ceux qui se considèrent comme des rapatriés d’Algérie. Le communiqué de l’Association des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), que nous reprenons ci-dessous, le montre clairement.

La section de Béziers de la LDH et d’autres associations se joignent à l’ANPNPA pour dénoncer la manifestation des extrémistes de l’OAS camouflée derrière le prétexte d’un hommage aux victimes des événements dramatiques d’Oran.

[Mise en ligne le 29 juin, mise à jour le 3 juillet 2009]

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Condamnations de nostalgiques de l’OAS, à Béziers et à Quimper

Une ex-élue FN qui voit dans le cinéaste René Vautier l’incarnation de la « collaboration antifrançaise » était sur le banc des accusés au palais de justice de Quimper jeudi 30 avril. Dans son jugement prononcé le vendredi 12 juin 2009, le tribunal l’a déclarée coupable de diffamation et l’a condamnée à 4000 € d’amende avec sursis. Elle devra également verser 1500 € de dommages et intérêts à chacune des trois victimes.

Lundi 27 avril 2009, un procès similaire avait opposé, devant le tribunal correctionnel de Béziers, Jean-Louis Bousquet, président du groupe communiste de la région Languedoc-Roussillon, à André Troise, ancien membre de l’OAS. Le nostalgique de l’Algérie française a été condamné pour injures et diffamation envers Jean-Louis Bousquet, à qui il reprochait d’avoir demandé l’enlèvement d’une plaque commémorative dédiée à l’OAS dans le cimetière neuf de Béziers.2

[Première mise en ligne le 6 mai 2009, mise à jour le 14 juin 2009]

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La plaque de Béziers.
Béziers

La LDH s’indigne de la présence d’un député UMP lors d’un hommage rendu à Béziers aux fusillés de l’OAS

Dans une lettre publique adressée le 1er avril au Président de l’Assemblée nationale, la Ligue des droits de l’Homme exprime son indignation face à la présence, le 26 mars dernier, du député Elie Aboud, président du groupe d’étude parlementaire aux rapatriés3, lors d’un hommage à quatre membres de l’OAS condamnés pour assassinat ou tentative d’assassinat, dont l’un pour plusieurs attentats contre le président de la République française.

Cette lettre de Jean-Pierre Dubois, Président de la LDH, à Bernard Accoyer, a été transmise à Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

[Mise en ligne le 29 mars 2009,

la lettre de J.-P. Dubois ayant été ajoutée le 7 avril ]4
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Patrick Buisson, adolescent, refusait de rendre hommage aux victimes de l’OAS

Patrick Buisson est l’un des conseillers les plus écoutés de Nicolas Sarkozy : « pour ma gauche, j’ai Guaino, pour ma droite, j’ai Buisson », aurait-il déclaré5, ajoutant : «je lui dois d’avoir été élu…»6.

Nicolas Sarkozy a tenu à lui marquer sa reconnaissance en lui remettant personnellement sa décoration dans l’ordre de la Légion d’honneur, en septembre dernier. Parmi les articles de presse qui ont accompagné cet hommage, celui de Carole Barjon rappelait qu’en mars 1962, Patrick Buisson, âgé alors de 13 ans, avait été de ceux qui, dans les établissements scolaires, avaient refusé de s’associer à l’hommage national aux six inspecteurs des centres sociaux éducatifs, victimes le 15 mars 1962 de la barbarie de l’OAS.

Le fils d’un de ces fonctionnaires assassinés a écrit à Patrick Buisson pour lui demander comment il se situait aujourd’hui par rapport à cet acte de l’adolescent qu’il a été. N’ayant pas reçu de réponse à sa demande répétée, et après en avoir averti le destinataire, Jean-Philippe Ould Aoudia a décidé de rendre publique sa démarche.

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Après le démantèlement de la stèle OAS de Marignane

En application d’une décision rendue par le Tribunal administratif de Marseille le 7 juillet 2008, les services de la Mairie de Marignane ont fait procéder le 18 novembre 2008 à l’enlèvement de la stèle OAS présente depuis le 5 juillet 2005 au cimetière Saint-Laurent de Marignane7.

Nous reprenons ci-dessous les réactions d’associations qui se félicitent de l’enlèvement d’une stèle qui n’a pas sa place sur le domaine public, et un article représentatif de la presse algérienne.

[Page mise en ligne le 20 novembre 2008, complétée le 23 novembre]

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Photo Olivier Got
Béziers

Hommage à l’OAS au cimetière de Béziers

Le 2 novembre 2008, un ancien de l’OAS a pu célébrer le souvenir des «partisans patriotes de l’Algérie française » devant la stèle à la gloire de l’OAS.

La veille, on avait pu entendre le 1er adjoint au maire de Béziers, Elie Aboud, déclarer au 19/20 de France 3 Languedoc-Roussillon : «L’arrêté ne dit pas interdiction du rassemblement : l’arrêté dit interdiction de prise de parole et de débordement. S’il y a un rassemblement dans le calme et le respect, donc, il n’y a pas d’interdiction.»

Par la suite, un certain nombre d’associations, dont la LDH, se sont adressées au Sénateur-Maire de Béziers pour lui demander
de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ». Dans son édition du 17 novembre 2008, le quotidien algérien El Watan cite longuement cet «appel au retrait de la stèle commémorative de l’OAS».

[Première mise en ligne le 3 nov 2008, dernière mise à jour le 17 nov 2008]
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Non à la réhabilitation de l’OAS !

De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) a tenté, les armes à la main, de s’opposer à la politique algérienne du général de Gaulle. Au nom de l’“Algérie française”, elle assassina plus de 2 200 personnes — Français et Algériens, civils et militaires.

Nous sommes aujourd’hui soumis à une pression politique en vue de réhabiliter cette organisation criminelle : plaques, stèles et monuments
commémorant les tueurs de l’OAS en martyrs de l’Algérie française,
fleurissent un peu partout en France.

Cette tentative de légitimation ne doit pas parvenir à ses fins. Il faut rappeler que les crimes de l’OAS ont contribué à ensanglanter un peu plus la fin de la guerre d’Algérie et à rendre inéluctable le départ de nombreux Européens d’Algérie.

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Béziers

Une plaque en hommage aux fusillés de l’OAS fait scandale à Béziers

Un conseiller régional s’insurge contre la présence dans le cimetière municipal d’un monument rendant hommage à des criminels qui ont voulu renverser la République8.

Cette stèle présente, comme celles de Marignane et de Perpignan, «une dimension polémique susceptible de heurter les usagers» du cimetière de Béziers.
Faudra-t-il comme à Marignane qu’une décision de justice ordonne à la commune de la démonter pour qu’elle disparaisse de l’espace public ? 9

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