
À Marignane, Daniel Simonpieri célèbre l’“Algérie française”
Le maire Daniel Simonpieri – ex FN, ex MNR, aujourd’hui divers droite – en tête, une délégation d’élus a fleuri mardi une stèle dédiée à la gloire « des fusillés

Le maire Daniel Simonpieri – ex FN, ex MNR, aujourd’hui divers droite – en tête, une délégation d’élus a fleuri mardi une stèle dédiée à la gloire « des fusillés

Une association militant pour la mémoire des anciens de l’OAS voulait organiser une cérémonie en l’honneur de Roger Degueldre à Louvroil.
Devant la réaction ferme de la maire, l’ADIMAD devait renoncer à son projet : il n’y a pas eu de dépôt de gerbe en mémoire de Roger Degueldre, à Louvroil, le mercredi 6 juillet 2005.
[Première publication, le 4 juillet 2005,
corrigée le 26 septembre 2005].]

Dans les flammes, les exactions et les sangs mêlés s’achève l’aventure impériale de la France outre-mer.
Par Benjamin Stora [Le Monde, 27 août 1992]
La déposition de René Jannin, ancien préfet de police d’Alger, au procès de Raoul Salan 1.
Audience du 17 mai 1962.
La guerre d’Algérie encore et toujours. Douloureux, contradictoires, violents, les récits sur cette sale guerre que la France a dû mener au milieu du XXe siècle sur les terres de l’Afrique du Nord n’en finissent pas de resurgir.
Articles de Pierre Desorgues paru dans l’édition du 7 juillet 2005 de l’hebdomadaire Réforme2

A Marignane, une nouvelle stèle rend hommage aux «martyrs» de l’ancienne organisation terroriste. Tandis que se réveille une certaine mémoire de l’Algérie française, les ultras repartent en guerre.
par Boris Thiolay [L’Express du 11 juillet 2005]
Érection de stèles en faveur des anciens de l’OAS, loi du 23 février 2005 dont un article demande d’enseigner « le rôle positif » de la colonisation, une tendance rétrograde se manifeste dans la société française, encouragée par la majorité politique au pouvoir. Benjamin Stora, historien, spécialiste de la guerre d’Algérie, réagit dans un entretien réalisé par Émilie Rive, publié dans l’Humanité, le 6 juillet 2005.

L’échec du putsch d’avril 1961 entraine l’émergence d’un mouvement clandestin qui tente, par l’action terroriste, de s’opposer à l’indépendance de l’Algérie. Responsable de plusieurs centaines d’attentats et d’exécutions en Algérie et en France, l’OAS aura tué 2 700 personnes, dont 2 400 Algériens, de mai 1961 à septembre 1962.
En 1968, de Gaulle prononcera une amnistie générale, dont bénéficieront les anciens activistes de l’OAS.
Dans un entretien avec Catherine Coroller, l’historien s’insurge contre les lieux de mémoire à la gloire de l’OAS, et demande l’interdiction de l’inauguration du monument de Marignane ainsi que le gel de l’article 4 de la loi du 23 février 2005.
[Catherine Coroller, Libération, vendredi 10 juin 2005.]
Le MRC, l’UNSA Education, le MRAP, la FNACA …
[Première mise en ligne : le 7 juin 2005,
dernière mise à jour : le 2 juillet 2005]

Il y a 43 ans, le 15 mars 1962, à quatre jours de la signature des accords d’Evian, Mouloud Feraoun était assassiné par un commando de l’Organisation Armée Secrète (OAS).
[Publié le 15 mars 2005 – Actualisé le 16 mars 2005.]

La fin de la préface de Jules Roy à l’ouvrage L’histoire des Français en Algérie, 1830-1962 de Françoise Renaudot3.