Claude Liauzu : la guerre d’Algérie n’est pas finie …
Côté algérien comme côté français, chacun s’acharne à dicter sa vérité aux historiens.
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Côté algérien comme côté français, chacun s’acharne à dicter sa vérité aux historiens.
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La fin de la préface de Jules Roy à l’ouvrage L’histoire des Français en Algérie, 1830-1962 de Françoise Renaudot2.
Cinquante ans après ce 1-er novembre 1954 qui marqua le début de la guerre d’indépendance, la plaie est toujours vive au sein des deux sociétés. En France, des ressentiments resurgissent au gré de l’actualité, tandis qu’en Algérie la culture de la violence n’en finit pas de causer ses ravages. L’historien Benjamin Stora 3 analyse ces retours d’histoire.
Article paru dans Politis le 28 octobre 2004.

1er novembre 2004 : cinquantième anniversaire du début de la guerre d’Algérie.
Condamnation en appel du général pour diffamation, le 15 octobre 2004 : il avait traité de « menteur » un ancien appelé d’Algérie qui avait témoigné sur la torture durant le conflit.
Le 10 octobre 2003, le général Maurice Schmitt avait déjà été condamné à un euro symbolique pour diffamation envers Louisette Ighilahriz.
Le témoignage du lieutenant-colonel Pierre-Alban Thomas devant Amnesty International, le 18 oct. 2000.

Le gouvernement a décidé, le 17 septembre 2003, que la «journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord» aurait lieu le 5 décembre.
Complément – Vous trouverez ci-dessous le manifeste des 521 officiers généraux ayant servi en Algérie, qui a été publié dans le Livre blanc.

Paroles d’historiens.
» Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » Jean Jaurès

Le général Paul Aussaresses a été condamné, vendredi 25 janvier 2002, à 7 500 € d’amende par la 17e chambre correctionnelle de Paris, pour « apologie de crimes de guerre », après la publication, le 3 mai 2001, de son ouvrage, Services spéciaux, Algérie, 1955-1957. Les éditeurs du général, Olivier Orban, le PDG de Plon, et Xavier de Bartillat, celui de Perrin, ont été condamnés à 15 000 € d’amende chacun.
Un entretien avec Mohammed Harbi, ancien dirigeant du FLN, historien.
Le Monde – 1er janvier 2002
« Avant de s’indigner des atrocités commises en Algérie, il faut se demander pourquoi nous avons fait la guerre au peuple algérien et pourquoi nous avons laissé faire des choses qui n’avaient pas de raison d’être. »
Propos recueillis par Antoine Spire,
publiés dans Le Monde le 28 mai 2001.